jeudi 19 novembre 2009

De la fidélité envers les commerces...

Je suis plutôt fidèle envers les commerces que je fréquente. L'épicerie, par exemple : lorsque j'en trouve une qui tient les produits que je préfère, je continue a y aller, semaine après semaine, peu importe si cette épicerie est réputée être plus chère que les autres. J'aime savoir où trouver rapidement ce que je cherche. Je ne courre pas les soldes. Tout me coûte probablement plus cher, mais j'ai l'impression que je stresse moins et que je suis mieux servie.

Pour le café du matin, c'est en général la même chose. Mais le service au comptoir présente une différence importante avec les magasins à rayons et les épiceries : c'est la personne derrière le comptoir qui te sert, pas toi-même. Tu dois demander ton produit. Qui dit personne, dit relation. Qui dit relation quotidienne, dit création d'un lien amical. Et vous me connaissez, je suis disons assez joviale et les serveurs finissent par me reconnaitre rapidement et par être très contents de me dire bonjour, avec gentillesse et bonne humeur.

« Jusque là, tout va bien ! », me direz-vous. Et vous aurez raison. Jusque là, tout est parfait. Mais arrive le moment où la personne au comptoir commence à essayer de se rappeler ce que je prends... C'est immanquable, ça m'arrive toujours... Et ce que je commande n'est jamais simple, sans oublier que je ne veux faire aucune concession. Par exemple : un moyen latté déca écrémé. Le serveur me regarde avec un grand sourire et, avant que je n'ai seulement pu ouvrir la bouche, me dit : « un moyen latté ». Et je souris, et je dis : « moyen latté déca écrémé ». « Ha, oui, bien sûr! »

Mais entre le moment où lui a dit « moyen latté » et celui où je réponds « moyen latté déca écrémé », la personne qui fait les cafés, qui m'aime bien aussi parce que je lui dit toujours « Merci et bonne journée! », a déjà commencé à produire le moyen latté, qu'elle a entendu de la bouche de son collègue. Et là, moi, un peu mal à l'aise, j'essaie de m'assurer qu'elle a bien compris le déca écrémé. Et elle de me dire « non, oups, désolée » et de recommencer le café... Chaque fois, mon malaise augmente.

Ça peut même devenir pire. Il vient un moment où la personne à la caisse ne me demande même plus ce que je veux, et la personne au café me regarde avec des yeux confiants et un sourire complice, l'air de dire « ça va, je sais exactement ce que vous voulez ». Rien ne peut me mettre plus mal à l'aise, car je sais pertinemment qu'elle se trompe une fois sur deux!

Bref, dans les cafés, plus on me connaît, plus on essaie de bien me servir, et pire le service devient. Une bonne intention finit par me mettre de plus en plus mal à l'aise. Ce qui fait que je dois changer de café de temps en temps. Et oui, je m'en confesse! Je suis infidèle aux cafés qui m'aiment.

Dernièrement, j'ai opté pour un Van Houtte qui se trouve sur mon chemin, en descendant de l'autobus. J'essaie de rester low profile. Je garde même mes écouteurs sur mes oreilles lorsque je commande, et j'essaie de sourire et de dire merci juste comme il faut, sans en mettre. Pas trop de eye contact, juste ce qu'il faut pour être polie.

Jusqu'à maintenant, ça semble fonctionner. Je me croise les doigts...

vendredi 2 octobre 2009

Jour 21 - 2 octobre - Pour Luce

Luce, ma belle... Aujourd'hui, j'ai roulé de 9h à 17h30. Pendant toutes ces heures, j'ai ressassé les souvenirs que j'avais de toi, de nous. J'ai traversé l'État de New-York en te berçant dans mes pensées. En revoyant ton regard perçant et ton sourire éblouissant.

Je me suis souvenue...

Je me suis souvenue de ce que tu m'avais appris. À commencer par les petites choses de la vie. Qu'il fait bon avoir des murs de couleurs dans un appartement. Que le rouge Coke ne se trouve pas en peinture. Qu'un simple chaudron plein d'eau peut humidifier un appartement si on le laisse chauffer doucement sur un rond... Que le Hamberger Helper, c'est vraiment mauvais pour la santé, et qu'il vaut mieux manger beaucoup de légumes. Que le thé et les tisanes, c'est bon. Que plusieurs minces couches de vêtements valent mieux qu'une seule grosse couche par temps froid. Qu'on peut toujours trouver une place pour nos réserves de papier Q, même dans une petite salle de bain... Tu as bien essayé de me convaincre que l'huile d'olive est meilleure pour la peau que le savon, mais là-dessus, je ne t'ai pas suivie...

Tu m'as appris des choses plus importantes aussi. Qu'il vaut mieux rester soi-même, quoi que les autres en pensent. Tu m'as appris le respect des autres, de la différence. Tu m'as donné l'exemple par ton sens critique, que j'admirais. Tu m'as appris que derrière les murs de plâtre se cachaient parfois de magnifiques murs de briques... Tu m'as appris que j'en valais la peine et comme preuve, tu es restée mon amie indéfectible pendant plus de 18 ans.

Mais parfois, ça n'a pas été facile de te suivre. Je n'ai pas toujours compris ce qui se passait dans ta tête. Tes écrits, parfois hermétiques, m'inquiétais, me troublaient. Je connaissais ton mal. J'essayais d'être là, comme je le pouvais. Je me sentais tellement impuissante...

Je me suis rappelée...

Je me suis rappelée mes visites à l'hôpital. J'essaie encore de me souvenir du titre du livre que je t'avais apportée, une fois, pour que tu ries! Un San Antonio, je crois... Je me suis rappelée ta hargne contre ceux qui te soignaient, contre tous ces médicaments qui, à tes yeux, t'enlevaient ta créativité, ta force... C'était tellement difficile de te voir ainsi... Et comme ce devait l'être encore plus pour toi, et pour les tiens...

Je me suis remémorée...

Je me suis remémorée nos années d'université, alors que tout allait si bien. Nos chorégraphie sur les airs de Grease pendant les partys d'universités! On prenait toute la place sur la piste de danse! Notre trio éternel, avec Matthieu, et tous les travaux que nous avons fait ensemble. En particulier notre diaporama!!! Toute ma vie, la chanson Illégal de Corbeau sera associée à toi, ma toute belle... Un travail d'analyse de dix pages sur le Courrier d'Isabelle, aussi! Comme nous avions rit, à écrire ainsi, à quatre mains!!!

Et aussi, parmi les souvenirs mémorables, le moment magique qui est entré dans les anales : le Jo Squeeze!!! C'était chez Matthieu, dans sa cour arrière... On en parle encore!!!

Je me suis souvenue...

Je me suis souvenue des dernières fois où nous nous sommes vues. Tu tremblais. Tes yeux étaient angoissés. Comme une bête à l'affut... Deux belles fêtes cet été m'auront permis de te serrer dans mes bras, mais aussi de constater que ça n'allait pas. Parti, cet éclat dans tes yeux... Partie, l'assurance... Il y a 18 ans, tu prenais toute la place par ton énergie hors du commun et ton charisme à toute épreuve. Cet été, tu as laissé tomber, épuisée. Je t'ai vue lâcher prise. Tu m'as dit, dans des mots un peu évasifs, que cette fois-ci, c'était toi qui m'enviait... Toi.... Tu m'enviais moi... Moi et les autres... Et j'ai voulu te rendre l'énergie qui s'échappait de toi. J'ai voulu être là... Mais je n'y pouvais plus rien, je crois....

Je te laisse partir

Je te laisse partir, mon amie. Je garde en tête tes éclats de rire. Ta voix. Ta voix unique, grave. Ta façon de prononcer, de toujours trouver le mot juste. Tes yeux bleus, perçants. Ton visage parfois grave et réfléchi, parfois complètement illuminé.

Je garde tout ça en moi et tellement plus! Je garde toutes ces choses que tu m'as apprises, et que j'essaierai de transmettre à mon tour à ceux qui m'entourent pour que toujours, ma Luce, tu existes à travers nous.

Je t'aime.

Je laisse en souvenir cette dernière photo que j'ai de toi. Elle a été prise lors du party de Saint-Jean du 24 juin 2009, chez moi... Tu es là, en jaune, flamboyante, unique, aimée...

Jour 20 – 1er octobre – Bonne fête Cimon!!!

Bonne fête à mon plus vieux filleul, mon beau Cimon! Je ne suis pas là pour te le dire en personne, mais je pense à toi et je t'aime!!!

Avant de reprendre pour de bon le chemin vers la maison, on n'a pas le choix. Nous sommes tout près de la ville de Gettysburg, lieu de la célèbre bataille du même nom. On doit aller visiter! Je dois bien ça à JF, quand même! :)

On déjeune vite fait (pop tarts et café glacé de Starbucks), puis on se rend à la ville. Par hasard, j'ai trouvé, dans les toilettes horribles du State Park, un dépliant pour des tour guidés. Pourquoi pas?

On arrive dans l'autobus à 10h30. Le tour dure 2 heures. C'est vraiment impressionnant de voir les champs de bataille conservés le plus possible. J'en comprends plus sur cette bataille en deux heures que depuis le début de ma vie! Une bataille qui dura trois jours, du 1er au 3 juillet 1863, qui se déroula tout autour de la petite ville de Gettysburg, dans les collines et les forêts environnantes, qui tua des milliers de soldats, tant du Sud que du Nord, et une seule civile, une petite dame qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. C'est immense, impressionnant. Ça donne envie de revoir le film.

Nous dînons dans une taverne dans le plus vieux bâtiment de la ville. La soupe à l'oignon est hallucinante!!!!

Puis, on reprend la route pour revenir à la maison. On dort dans un autre State Park, le Hickory Run, un des plus beau depuis le début de notre voyage.

En ce qui concerne Chevy, pas trop de misère avec le "Heater cord", ça semble tenir le coup. Mais c'est l'allume cigarette qui a lâché. Heureusement que nous avons acheté un survolteur dans lequel nous pouvons brancher Virginie!

Parlant de cette dernière, elle tourne mal aussi. Toujours en train de perdre les satellites. C'est sûrement à cause des montagnes et des nuages. Mais, prudents, nous avons apporté des cartes! On ne perd pas le Nord! Demain, sept heures de route pour rentrer au domicile!

(Photos à venir)

Jour 19 – 30 septembre – Mary's Rock

On décide de rester dans le coin encore une journée, afin de faire une dernière randonnée en montagne, avant de reprendre la route pour la maison.

En roulant vers la montagne, on sent une drôle d'odeur. Chevy sent les biscuits à l'érable... Les vitres deviennent embuées, et plus on met de l'air, pire c'est... C'est étrange... Un autre coup de Chevy?

Puisque nous y sommes, nous effectuons tout de même notre randonnée vers Mary's Rock. C'est une montée assez difficile, d'environ 2,5 km pour l'aller et 2,5 autres pour le retour. Je pense beaucoup à Luce sure le chemin et je lui dédie ma marche... La vue en arrivant en haut est à trancher la respiration (ben quoi, j'essaie de varier les expressions).

Avant de reprendre la route, on arrête dans un garage. Notre problème de biscuit à l'érable, c'est le « Heater cord » de Chevy qui a une fuite. Ça pendrait 5 heures à réparer, et ils le feraient le lendemain seulement. On n'a pas le temps. Le garagiste injecte un liquide pour calfeutrer un peu la fuite. On se croise les doigts, puis on reprend la route. On n'aura ni chauffage ni air pour le reste du voyage. Chevy nous en fera voir de toutes les couleurs jusqu'à la fin!

Direction Gettysburg, dans le sud de la Pennsylvanie. On couche au Caledonia State Park, tout près de là. C'est le pire State Park depuis le début du voyage. Déboisé, les salles de bains et douches sont dégueulasses... On fait un feu et on se saoule, malgré l'interdiction d'alcool sur le camping. C'est encore plus drôle.

(Photos à venir)

Jour 18 – 29 septembre – Mauvaise nouvelle

Je n'ai pas vraiment envie d'écrire aujourd'hui. Je pourrais certainement raconter notre marche de 10,3 km à flanc de montagne, pour aller contempler une chute quasi inexistante, mais une vue magnifique.

Je pourrais dire que, même s'il vente beaucoup, il fait beau. Que le camping où nous sommes arrêtés est très accueillant, et que notre hôte parle français.

Je pourrais dire que le Shenandoah National Park est à couper le souffle lui aussi...

Mais ce que je vais retenir de cette journée, c'est le moment où j'ai appris que mon amie Luce s'est enlevée la vie. Je l'ai appris en fin d'après-midi, à notre retour au camping. En furetant sur Facebook pour prendre des nouvelles. Mon amie Luce. Ma vieille chum d'université, que je connaissais depuis que nous avons 18 ans. J'ai tant de choses à dire sur cette personne unique. J'aimerais prendre le temps de le faire comme il se doit, alors je vais attendre mon retour à la maison pour consacrer à mon amie le temps qui lui revient.

De notre côté, nous poursuivrons notre voyage, mais seront de retour à Montréal samedi pour les funérailles de Luce.

lundi 28 septembre 2009

Jour 17 - 28 septembre - Bonne fête papa!!!

Aujourd'hui c'est la fête de mon papa! Alors ma première pensée est pour lui. Bonne fête mon p'tit papa d'amour!!!

Il semble que nos prédictions s'avèrent vrai. Il va faire beau aujourd'hui. On déjeune, on organise une expédition à l'épicerie qui nous fera tenir 2-3 jours, puis on roule vers le camping, où on arrive à l'heure du dîner. On choisit un site avec une super vue sur les montagnes. On est vraiment biens!

Malheureusement, le temps s'est gâté un petit peu. Le vent s'est levé. On sent qu'il a pour principal objectif de chasser les nuages qui se sont amoncelés, mais pour l'heure, il est plutôt dérangeant. Qu'à cela ne tienne! Pourquoi ne pas en profiter pour visiter les Luray Caverns? On a vu les affiches tout le long du chemin (c'est à environ 4 miles du camping) et je n'ai jamais visité de cavernes de ma vie! Même pas le Trou de la fée!

On y va!

La visite dure environ 1h30. On a des casques d'écoute qui nous permettent de bien apprécier ce que l'on voit. Et sans mentir, c'est assez capoté! L'éclairage discret nous laisse bien voir toutes les structures. C'est immense, magnifique! On dirait presque que c'est créé artificiellement tant on ne s'imagine pas que la nature puisse être aussi étrange! On se croirait sur une autre planète! Je suis vraiment contente que le vent se soit levé! :)

De retour au camping, on relaxe en se préparant mentalement pour la marche du lendemain. On fera une dizaine de kilomètres à flanc de montagne, en direction de la plus haute chute du Parc, une chute de 93 pieds. Ça promet! Et on se fait des bagles au saumon fumé pour souper. Est-ce que je vous ai dit que j'étais heureuse? Et amoureuse, aussi???

Jour 16 - 27 septembre - Retour du soleil!

Youppi! Il fait beau! Première chose qu'on vérifie au réveil : la rivière. Elle n'a pas débordé. Ouf!

On regarde les prévisions météo. La pluie des dernières heures remontera vers le nord (vers le Québec!). Le mieux est de rester dans le coin quelques jours, histoire de profiter du ciel bleu. Et comme on n'a pas eu la chance de voir les montagnes encore, à cause de la pluie, et bien on se trouve un camping au pied des montagnes. On remarque qu'on se trouve tout près du Parc National de Shenandoah (Virginie). Qu'à cela ne tienne, cap sur la ville de Charlottesville, à environ 3h de route de Marion, où nous nous trouvons.

Puisqu'il fait beau, on roule d'abord quelques miles sur l'autoroute, puis on décide de faire un petit crochet dans le Blue Ridge Parkway, qui passe non loin de là. On va enfin pouvoir voir ce qu'on a manqué la veille!

Et bien, accrochez-vous bien après les oreilles à papa, c'est aussi effrayant quand il fait beau que quand il pleut, mais en plus, c'est extraordinairement beau! Des vues à couper le souffle de tous les côtés de la route. On se promène réellement au sommet des montagnes.

La route, en lacets, est carrément épeurante par endroits. On y reste environ 1h30, pour revenir à l'autoroute. Nous prenons une sortie pour y accéder. La sortie est déconseillée aux roulottes et aux camions. Je comprends! C'est du suicide!!! On descend je ne sais pas combien de milliers de pieds en 4,5 miles. Les freins de Chevy se mettent à sentir le brûlé. C'est carrément stressant! Je vous jure, c'est comme une montagne russe au ralenti! Pendant des miles et des miles! Mais nous arrivons sains et sauf en bas, sur l'autoroute.

On est fatigués par toutes ces émotions. Changement de cap. On trouve un camping KOA sur notre chemin. Pas la force de nous rendre à celui que nous avions repéré avant. Le camping est très bien, mais cette fois ci, ce ne sont pas les moustiques qui viennent nous énerver, mais bien les mouches! Il en rentre des dizaines dans Chevy! À un point tel que j'ai réussi à en tuer trois d'un coup avec un seul coup de tue-mouche! La chasse était ouverte. Je n'en avais jamais vu autant!

Petite réparation de Chevy (une minuscule infiltration d'eau par les fenêtres du toit), puis nous réussissons à nous faire un souper malgré la compagnie de nos amies ailées. Nous trouvons, sur Internet, des cartes pour les pistes de randonnées, dans le Parc National de Shenandoah, ainsi qu'un autre camping, encore plus proche des sentiers que nous voulons parcourir, le Luray RV Resort Country Waye. Un bon plan de match pour les prochains jours!

dimanche 27 septembre 2009

Jour 15 - 26 septembre - Il pleut...

Il pleut. Triste constatation dès notre réveil. Il pleut fort, même. Ok, alors on va faire de la route aujourd'hui. Essayons quand même de passer par le Blue Ridge, peut-être qu'on aura de beaux points de vue.

À travers le brouillard et la pluie, on trouve la route. On s'attendait à une route assez importante, puisque très publicisée. Il s'agit en fait d'un chemin tortueux, à flanc de montagne. Une seule voie de chaque côté, et encore... Je suis terrorisée. Nous roulons lentement. Le brouillard est opaque et la pluie tombe drue. Nous savons que la vue doit être extraordinaire. Nous ne voyons strictement rien.

C'est vraiment dommage, car on nous a vanté cette route comme étant la plus belle route de montagnes aux États-Unis. Mais pour notre sécurité, et pour que je lâche enfin la pognée de porte à laquelle je suis désespérément accrochée, nous décidons de prendre une autre route. On se trouve un autre camping, puis on programme Virginie pour qu'elle nous guide vers la Virginie, justement, dans la petite ville de Marion.

Les routes sont quand même magnifiques. Nous traversons de petits villages dans les montagnes. Encore une autre petite journée tranquille, sans inconvénients, si ce n'est cette pluie incessante.

Le camping est dans le Hungry Mother State Park. Notre site est tout près d'une petite rivière qui, selon les hôtes du camping, menace de déborder. Aventuriers, nous restons tout de même sur ce site. Jakkar est heureux malgré la pluie.

Nous restons toute la soirée dans Chevy. Après un bon fettucini Alfredo et quelques bouchées de fudge merveilleux que mon chum a acheté sur le côte, nous jouons une partie de Catane. La vie est encore une fois très belle. On espère seulement qu'il fera beau demain! :)

Jour 14 – 25 septembre - Huit heures de route!

Le camping fait tellement dur, et les moustiques ne lâchent tellement pas, que nous décidons de partir sans déjeuner. Nous trouverons bien quelque chose en route.

De plus, monsieur Ours mal léché a décidé qu'il faisait un épandage quelconque, probablement contre les moustiques, et ils se promène sur le camping dans sa camionnette en pitchant une espèce de fume dégueulasse. On s'en va!

On met le cap vers Asheville, où on a dégoté un petit camping sur le bord d'une rivière. Asheville est en plein cœur du Blue Ridge Moutain Parkway, que nous avons bien l'intention de parcourir le lendemain.

Peu après notre départ, on trouve un restaurant Waffle House. Sans mentir, de toute ma vie, je n'ai jamais mangé un déjeuner aussi horrible. Les œufs, que je prend miroir, n'étaient pas assez cuits. Le blanc était encore froid! Les rôties pas beurrées, les hashbrowns à moité cuites, le bacon baignait littéralement dans son gras, le café trop faible... Première et dernière visite dans la maison de l'horreur.

La journée se déroule tranquillement, au rythme des routes qui se succèdent. Nous voyons les premières montagnes, à travers la pluie, en début d'après-midi. Le paysage se transforme. Même l'autoroute est intéressante! C'est superbe!

Nous arrivons vers l'heure du souper au French Broad River Campground. Le site est magnifique, et vraiment juste sur le bord de l'eau. Les canards nous accueillent. Jakkar essaie de s'amuser avec eux, tant bien que mal.

La pluie ayant cessé, nous passons une soirée très relaxante près du feu, au son de la rivière.

Demain, on va rouler à travers les montagnes! La météo s'annonce encore une fois pluvieuse. C'est donc dire qu'il va faire beau, si on se fie au début de notre voyage!

vendredi 25 septembre 2009

Jour 13 – 24 septembre – Jour « ferryé »

Au moment où les premières lueurs frappent les vitres de Chevy, mon amoureux et moi nous réveillons. C'est peut-être aussi un peu à cause de nos voisins, qui sont partis très tôt. « Allons voir le soleil se lever », me dit Steph. « Oui! Allons-y! »

Accompagnés de Jakkar, nous nous rendons sur la plage et admirons les rayons du soleil se faufiler entre les nuages. Il va faire beau, encore aujourd'hui.

Pendant que Steph prend sa douche, je prépare amoureusement le café du matin et les toasts « camping ». Nous nous assoyons pour déjeuner. Pouah!!! Le lait n'est plus bon. Je m'en rend compte en buvant ma première gorgée de café. Steph me propose de partager le sien. Pouah! Trop sucré. Pas de café ce matin. La madame est marabout et ça ne lui tente pas d'en refaire. Tant pis, nous en trouverons sur la route!

Arrêt pour pendre de l'essence. Steph revient avec des cafés glacés de Starbucks, en bouteille. C'est super bon! Ça me sauve ma matinée!!! Maudine qu'il est fin, mon chum :)))

On continue vers le Sud, sur la bande de terre de Cape Hatteras, en direction de la Ocracoke Island. On prend un premier ferry de 40 minutes pour s'y rendre. Jakkar se fait encore une fois un paquet d'amis, car il est juste trop adorable. Il adore naviguer!!!

Ocracoke Island est plus sauvage que la première partie de notre voyage. Encore une fois, les dunes et les bosquets nous séparent de la mer de quelques mètres seulement. C'est magnifique!

Dîner dans un resto super chouette de Ocracoke (j'ai mangé du Bluefish pour la première fois), puis on embarque dans un second ferry, de deux heures trente celui-là, pour revenir sur terre.

Jakkar oblige, nous devons rester sur le pont avec les voitures pour la durée de la traversée. Pas grave, nous sommes pleins de ressources! Dehors les chaises de camping, les livres et l'eau. Nous, on relaxe! J'en suis au dernier tome de Twilight. C'est tout simplement addictif. Je le prête au premier qui se manifeste. Je suis totalement accro!!!!

Nous arrivons sur le continent, à Cedar Island. Le paysage est très différent de tout ce que j'ai vu jusqu'à présent. Nous sommes vraiment au niveau de la mer et des canaux bordent la route, avec une végétation de baillou. C'est beau et étrange en même temps. Nous nous dirigeons vers le camping que nous avons repéré la veille sur le Web, dans le village de Sealevel, qui porte bien soin nom.

C'est pas « vargeux », comme dirait l'autre. L'accueil ressemble à la maison des ours mal léchés des comiques de notre enfance... Mais nous sommes en fin d'après-midi, et fatigués. On y est, on y reste. On saute dans la piscine (il y en a quand même une!). La température extérieure est chaude et humide. TRÈS chaude et TRÈS humide, devrais-je dire! Les moustiques se mettent de la partie et essaient, plutôt habilement, de gâcher notre soirée. On capitule. Douche froide avant le dodo, puis retour dans Chevy, où on CRÈVE!!! Vive le ventilateur!!! On s'endort tôt, car demain, on veut se lever le plus tôt possible pour faire un gros 8h de route, en direction du Blue Ridge Mountain Parkway, dans l'extrême Ouest de la Caroline du Nord.

mercredi 23 septembre 2009

Jour 12 - 23 septembre - Farniente

La nuit a été chaude. Je dois avouer avoir un peu mal dormi. Mais encore une fois, malgré les prévisions, le soleil illumine les fenêtres. Debout là-dedans, je crève!!! Allons profiter du beau temps!

Au menu : promenade avec le chien pendant qu'il ne fait encore pas trop chaud. Nous décidons d'aller faire un tour sur l'autre rive du camping, c'est-à-dire celle qui donne vers les terres. Jakkar en profite pour faire une saucette car il préfère de loin cette eau calme à celle agitée de l'océan.

Ensuite, baignade dans la mer avec mon amoureux! C'est tout simplement génial! Jakkar est assis entre nos deux chaises, à l'ombre d'une serviette tendue, et nous regarde sans trop avoir chaud.

Dîner rapide avec une chaudrée de palourdes (de circonstance), puis visite à la piscine et au spa.

Là, je suis à l'ombre sur mon site de camping. Il fait 28 degrés, et la température ressentie est de 38. J'ai probablement un coup de soleil majeur dans le dos. J'ai une coupe de vin en main, le chien dors à mes côtés, la brise de la mer caresse mes cheveux (frisés comme c'est pas possible), et le son des vagues est ma musique d'ambiance. La grosse vie sale.

Demain, on reprend la route pour d'autres aventures!

Jour 11 – 22 septembre – Journée parfaite... enfin!!!! :)))

La température s'annonce plutôt maussade pour les prochain jours, si on en croit météomédia et weather.com. Au réveil, quelques rayons de soleils percent les fenêtres de Chevy. On décide donc d'en profiter un peu et d'aller se dégourdir les jambes dans les sentiers qui bordent notre camping. Jakkar est heureux et se donne à fond! Il nage même à la rencontre d'un cygne, mais rebrousse chemin, ce dernier étant un peu loin.

On prend la route vers 11h. Direction le parc national de Cape Hatteras, une bande de terre d'un mile de large, mais d'au moins 100 miles de long, direct dans l'Océan Atlantique, le long de la côte de la Caroline du Nord. On aurait bien aimé voir la mer quand il fait beau, mais bon, on pendra le temps qu'il fera!

On roule quelques heures et, contre toute attente, il fait beau!!! Quelques nuages, mais rien de majeur. Sur le bord de la route, on voit même des palmiers. Des dunes de sable bordent le chemin, et nous traversons des ponts sans fin!

Nous arrivons au Camp Hatteras, à Rodanthe, un camping de roulottes qui s'étend d'une rive à l'autre de la bande de terre. Notre terrain est vraiment tout près de la mer. N'eut été des dunes, nous aurions une vue sur celle-ci. Il fait toujours beau. On voit pourtant les nuages partout autour! Mais au-dessus de nos têtes, rien! Il est environ 16h. Le temps de connecter Glacy, on se retrouve les pieds dans la mer.

Puis, c'est l'heure du souper, acheté en chemin. Des crevettes et des pétoncles frais, que nous grillons sur le BBQ, avec des courges et du couscous. Un repas absolument divin, qui n'avait rien à envier aux meilleurs restos!

La soirée s'annonce chaude et humide. On transpire aussitôt qu'on bouge. Direction la piscine, puis le spa, puis encore la piscine. On est vraiment gâtés pourris.

De retour à Chevy, on se dit qu'on a enfin connus une journée parfaite. Mais histoire de s'en assurer, on tourne la clé dans le contact de Chevy. Celui-ci ronronne de bonheur. Tout comme nous!

Nous pouvons dormir en paix! Je crois que notre mauvais karma a pris fin! Avec un peu de chance, il fera peut-être beau demain!

mardi 22 septembre 2009

Jour 10 – 21 septembre – Le voyage continue!

Levée du corps difficile. Pas à cause de l'alcool ingurgité la veille, mais plutôt à cause des épreuves qui nous attendent aujourd'hui.

Après avoir empaqueté nos choses et pris notre douche, nous nous dirigeons vers l'Office. D'un air piteux, j'annonce à la préposée que Chevy ne démarre pas. Elle dispose d'un jumper, c'est-à-dire un machin pour booster la batterie (ok, j'ai besoin d'aide ici. C'est quoi le mot en français????). Nous croyons que le problème vient plutôt du contact qui ne se fait pas avec la clé. Mais tant qu'à y être, ok, nous allons essayer son machin. On ne sait jamais.

Retour à notre site. Le moment fatidique. Les câbles sont branchés. Aussitôt la clé dans le contact qu'on entent le buzzer de la porte. C'est bon signe! Chevy démarre!!! Yéééé!!!! Nous savons maintenant que le problème avec la batterie est plus sérieux que ce que l'on pensait. Elle se décharge, pour une raison encore inconnue. Pas besoin d'appeler le CAA. Direction le concessionnaire Chevrolet, pour la deuxième fois en quatre jours.

Ce dernier nous reçoit avec une face bête. Je crois sentir qu'il croyait s'être débarrassé de nous... Une heure d'attente avant même qu'il regarde notre Chevy... Le gars ressemble comme deux gouttes d'eau à Mr Roper, de Vivre à trois, mais sans le sourire. Il fait peur...

Pleins de ressources, nous trouvons un autre garage prêt à nous accueillit. Et là, je donne le nom et l'adresse, car on nous y a traités comme des rois. Sans blague. Il s'agit du Midas, situé à Silver Spring, Maryland, 3241 Automobile Drive.

-Shane, Pat and Steve, thank you guys, you're the best!!!

Ces gars là on passé quatre heure sur Chevy pour trouver le problème, que nous vous expliquerons de vive voix. Ils on vérifié que tout était en ordre dans le véhicule pour que nous ayons un safe trip, et nous ont chargé seulement 200$. C'est à peine croyable.

Nous sommes actuellement sur un terrain de camping magnifique, le Pocahontas State Park, en Virginie. Nous nous sommes procurés une batterie portative pour booster la nôtre, au cas où nous aurions d'autres problèmes. Le camping est magnifique, il fait super beau, nous sommes heureux et amoureux, et le voyage continue!!!!

Jour 9 – 20 septembre – On aura tout vu!

Aujourd'hui, on ne bouge pas. On reste au Cherry Hill Campground, afin de profiter du soleil, des piscines, du spa et de la « Laundry Room ». Parce qu'après une semaine de voyage, on commence à sentir l'indien!

Journée parfaite. La béatitude totale. Rien à redire. On fait des plans pour les prochains jours, on réserve un super camping dans un state park pour le lendemain... La PAIX!

Vers 17h, Steph décide d'aller reprogrammer l'heure et les préférences dans la radio de Chevy, puisque, la batterie ayant été déconnectée, toutes les préférences ont été effacées.

Steph entre dans Chevy. Il s'assoit côté conducteur. Il entre la clé dans le contact. Et... Vous ne me croirez pas, mais c'est vrai. Chevy ne démarre pas. Pas un son. Pas un buzzer de porte. Pas une lumière. Rien. Le néant.

Moment de panique. En tant que couple mature et responsable, on envisage toutes les possibilités, même celle de vendre Chevy sur place et de revenir en avion. Nous sommes vraiment tristes et découragés. Perte de confiance en notre bon vieux Chevy.

Mais la nuit porte conseil. Nous décidons de dormir là-dessus, et de voir demain pour le reste. Après tout, d'une façon ou d'une autre, il faudra bien le faire démarrer. On verra demain matin.

Direction le spa pour nous changer les idées. Nous y rencontrons un couple de jeunes voyageurs super. Charlotte est Britannique, Brad est Canado/Australien. Ils viennent de terminer l'université et sont en voyage dans une épave similaire à Chevy, mais beaucoup plus grosse, pour six mois. Autour du feu, en prenant un dernier verre ensemble, ils nous racontent leurs aventures et leurs mésaventures, et ça suffit à nous remettre d'aplomb.

Demain, nous retournerons au garage pour faire arranger tout ça, et le voyage continuera.

dimanche 20 septembre 2009

Jour 8 - 19 septembre - Ce qui devait arriver arriva...

Samedi! Voilà maintenant une semaine de vacances de complétée. Aujourd'hui encore, destination Washington. Le ciel est bleu dès notre lever. Petit déjeuner rapide, et nous voilà partis. On décide de se stationner au même endroit que la veille, très central et pas trop cher.

Il est environ 11h du matin quand on commence notre journée de marche. Au programme : visite du Washington Monument (l'obélisque), arrêt hot dogs pour dîner, puis on s'en va vers la Maison Blanche.

Je crois que nous arrivons par la cour arrière. Il y a des gardes partout, des touristes et des clôtures. Curieux comme on ne voit rien de tout cela dans les films!!!

Ensuite, on va vers le National World War II Monument, la Reflecting pool (l'immense piscine qu'on voit dans les films) puis le Lincoln Memorial.

On traverse ensuite un pont pour se rendre au Arlington National Cemetary. C'est quand même touchant et émouvant de voir toutes ces pierres tombales blanches, alignées, sur des kilomètres...

Retour en ville. On arrive par hasard juste à côté du Vietnam War Veterans Memorial (le mur avec plein de noms dessus). C'est plus petit que ça en a l'air dans les films, mais je suis contente de l'avoir vu.

Ensuite, après un "giant" sandwich à la crème-glacée assis dans l'herbe, nous contournons la Maison-Blanche afin de voir l'autre façade (celle du devant, je crois), et les protestataires qui l'agrémentent. Retour au stationnement. Un bon 15-16 kilomètres de marche! Il est 17h. C'est le temps de rentrer au camping!

Et c'est ici que ce qui devait arriver arriva. Steph tourne la clé pour démarrer Chevy... Rien... Aucun son. Chevy ne démarre pas. Pas de panique! Nous sommes abonnés à CAA!!! Tout devrait rentrer dans l'ordre rapidement.

Stréphane part à la recherche d'un téléphone, car mon cell ne fonctionne pas au É-U. Pendant son absence, un sans abri plutôt sympa, mais vachement collant, vient tenter de me divertir aux fenêtres de Chevy. Je lui demande gentiment de me laisser tranquille, mais il reste, insistant, et commençant à me dire que j'ai de beaux yeux. C'est à ce moment que Jakkar sens mon déplaisir. Il se lève, se retourne vers le monsieur, et le regarde dans les yeux, tandis que je le tiens par le collier. Le gars a peur. Il s'en va. Vive Jakkar!!!!

Stéphane revient. Il n'a pas trouvé de téléphone, mais les gars du stationnement nous disent qu'ils vont nous booster. Ils s'en viennent, branchent les câbles. Ça ne fonctionne pas plus. On entend un tout petit son, rien de plus. J'emprunte le cell du gars du stationnement, et appelle CAA. Ça marche. Il est alors 17h25, ils arrivent à 17h45.

Les gars du AAA (aux É-U) nous apprennent qu'il faut carrément changer la batterie de Chevy. Elle est morte et bien morte.

Et là, Stéphane de se rappeler une conversation qu'il avait eu au garage, quelques mois avant :

(Reconstitution)
- Oui, ben eh, ta batterie, est pu forte forte. Va falloir la changer bientôt.
- Ah, j'ai pas remarqué. Chevy démarre bien. On va l'endurer encore un peu...

Voilà. C'est le moment qu'elle avait choisi pour crever. Mais tout est bien qui finit bien!!! La batterie est neuve, nous sommes retournés au camping avant 19h, et avons passé une superbe soirée près du feu. Ouf! :)

Jour 7 - 18 septembre - Toujours vivants!!!

Il s'en est passé des choses, durant les derniers jours! Attendez un peu que je me rappelle... Ah oui, la journée du 18 a commencé par une visite au garage, pour faire réparer les lumières et l'allume-cigarette. Pas grave, le ciel est encore un peu gris. Mais le soleil s'en vient, alors pas de panique!

Grâce à Virginie, nous trouvons un concessionnaire Chevrolet tout près du camping. Deux heures d'attentes pendant que Chevy Chase est en salle d'opération. Les mécaniciens nous informent que nos problèmes proviennent d'une boîte de raccordement à la batterie qui n'a pas trop d'affaires là. Bref, ils arrangent tout ça, et nous voici sur la route de Washington!

Nous y arrivons vers 11h30. On se stationne facilement dans un super stationnement au coin de 9e et de la rue K. On laisse Jakkar dans Chevy afin de cherche un place pour dîner, car le muffin du Starbucks est loin. Un merveilleux petit resto asiatique, le Asian Spice, au coin de la 8e et de la rue H nous accueille. On y prend un dîner de roi.

À Washington, dans le Centre-Ville, le système des rue est très simple. Les rues Nord-Sud portent des numéros. Les rues Est-Ouest portent des lettres, et les rue diagonales portent des noms d'État. Une fois le système compris, il est très facile de se repérer.

Après le dîner, on entame une journée de marche avec le chien. On voit la quartier chinois, un quartier résidentiel très cool, le Capitol, le Washinton Monument au loin (ça, c'est l'immense obélisque), un musée de la sculpture dans un parc où on n'a pas le droit d'entrer avec le chien. "Oups, on ne le savait pas, monsieur le gardien!", et j'en passe! Environ 12km de marche, au gros soleil. Une journée magnifique.

On se garde la visite de la Maison Blanche et de la seconde moitié des quartiers touristiques pour le lendemain, trop fatigués que nous sommes. Retour au stationnement vers 17h, et arrivée au camping vers 18h. Normalement, le trajet vers le camping prend une vingtaine de minutes, mais à cause de l'heure de pointe, c'est un peu plus long.

Aussitôt arrivés, nous enfilons nos maillots et nous dirigeons vers la piscine. L'eau est un peu froide, mais tout de même agréable. Ensuite, une quinzaine de minutes dans le spa, puis retour dans la piscine. C'est merveilleux!

En soirée, histoire de prolonger notre "veggitude", nous allons chercher une pizza au resto du camping, que nous dégustons près du feu. Une journée parfaite, n'eut été de notre pit stop au garage. ;-) Mais nous sommes confiants. Chevy Chase a subi une mise au point juste avant notre déprt en vacances. Le frigidaire ne peu plus lâcher, c'est déjà fait. La prise de l'allume-cigarette est réparée, les lumières fonctionnent. Que peut-il nous arriver de plus, hein???

jeudi 17 septembre 2009

Jour 6 - 17 septembre - Sueurs froides

Il a plu une bonne partie de la nuit. Ce matin, decision time. Le ciel est gris, le sous-bois est trempe. La question : désirons-nous marcher plus de 15 km dans un sous-bois mouillé, sous un ciel menaçant? Naaaaan...

C'est un nouveau départ! On pack les p'tits, et nous voici en route pour Washington DC! Aux grands maux les grands moyens. On trouve un camping ultra commercial, "le plus proche de Washington", et on clique sur le "Allez!" de Virginie.

Après avoir viraillé quelques miles par les routes de campagne (Magnifiques, sans blague!!! Des maisons en pierre, des pâturages, des routes tortueuses et valloneuses), on se dirige vers l'interstate 95, histoire d'arriver un jour.

Arrêt dans un rest area pour le lunch, Cette fois-ci, bien que Roy Rodgers soit encore prêt à nous accueillir, nous préférons nous faire des sandwich avec le reste de viandes froides qui traine dans la glacière électrique. C'est mille fois meilleur, je vous l'assure.

Puis, pendant qu'on dîne, on entend "Plou plou!". Un petit son aigu. La voix de Virginie. Batteries faibles... Virginie s'éteint... On remarque que la glacière ne fonctionne plus non plus. Nos deux femelles se seraient elles chicanées??? Les deux sont mortes. Plus rien à faire.

Un peu penauds, nous espérons qu'en arrivant au camping, un électrochoc saura raviver nos compagnes. Comment vivre sans elles?????

Nous passons dans un tunnel. Les lumières de Chevy Chase n'allument plus... Mmmmm... Serait-ce qu'un fusible aurait sauté quelque part? Nos espoirs s'amplifient!

Passage rapide par Baltimore, qui semble être une ville très industrielle. C'est vraiment très moche du point de vue de l'autoroute, mais Montréal aussi c'est laid vu de la 40, dans le coin des raffineries. Bref, qui suis-je pour juger une ville que je n'ai pas visitée?

On arrive au camping, vers 17h. Le Cherry Hill Park. Il y a de la place pour nous. On s'attend à un terrain de stationnement à roulottes... On est assez agréablement surpris par ce qui nous attends. Les terrains sont petits, mais assez grands pour se faire un feu. Il y a des arbres, une piscine, un spa. L'accueil est ouvert (ce qui ne nous était ps arrivés depuis un bon moment), le magasin aussi. Bref, le camping parfait pour nous en ce moment.

Demain, on fait un pit stop au garage (les gens de l'accueil nous ont même fournit une liste de garages pas loin), puis on se stationne à Washington en vue d'une journée complète de lèche historique.

Ah! Et qu'en-est-il de Virginie et de Glacy? Toutes les deux sont en pleine forme, branchées sur leur électricité. Je crois que leur bataille sans fin pour le pouvoir a eu raison d'une fusible de Chevy. C'est ce que nous verrons lors du prochain épisode, demain!

Jour 5 – 16 septembre 2009 – Philadelphie!

Aujourd'hui, première journée nuageuse depuis le début des vacances. On décide que c'est bien correct de se promener en ville par une journée comme celle-ci. Philadelphie, nous voici!!! Je n'ai absolument aucune idée à quoi m'attendre de cette ville. Mais il serait fou de passer à côté sans la visiter. Après un minuscule détour dû à une erreur de manipulation, Virginie nous conduit à bon port, directement dans un stationnement en plein cœur de la Old City.

La Old City, c'est un ramassis d'un paquet de sites historiques, mais habité par du monde. C'est comme un Plateau Mont-Royal mélangé avec le Vieux Montréal. C'est correct.

On dîne dans un super bon resto italien, ensuite, on retourne chercher le chien, qui était resté dans Chevy et qui nous attendait patiemment, puisqu'il est le meilleur chien au monde, pour marcher une partie de l'après-midi. C'est encore gris dehors, mais il ne pleut pas.













La tombe du soldat inconnu est le moment fort de cette marche. Enfin, surtout les arbres qu'on retrouve autour de la tombe. Je suis certaine que ce sont les arbres qui ont inspirés les tissus camouflage!!!

En tous cas, on n'a pas vu grand chose, mais pas besoin de vous dire que je n'ai pas été impressionnée par Philadelpie. Enfin, on l'a vue, c'est ça l'essentiel :)

La veille, notre camping était doté d'une connexion Internet. Nous en avions donc profité pour faire une réservation dans un camping, en vérifiant d'abord les prévisions météo pour les prochains jours. Il fallait donc se diriger un peu vers l'ouest pour faire baisser les probabilités de pluie. Le French Creek State Park a donc été l'heureux élu de notre réservation par Internet.

Vers 14h30, on quitte Philadelphie. Vers 15h50, on arrive au Camping, où un gentil garde forestier nous indique le chemin de notre terrain, et nous donne une carte des sentiers pédestres disponibles autour.

Je crois que nous allons rester une autre journée ici! Le camping est magnifique, exactement comme on les aime! C'est-à-dire sauvages. Rien ne ressemble à un Val-Jalbert à roulottes ici. Ce soir, c'est moi qui s'occupe du feu. Mon chum prend une pause. J'y retourne donc... :)

mardi 15 septembre 2009

Jour 4 - 15 septembre - Jour de repos

C'est un soleil, radieux, à travers les branches des arbres un peu tristes du Parvin State Park, qui nous réveille ce matin, vers 6h30. Un peu stressés par notre nuit de squattage, un peu rassérénés par les décisions que nous avons prises, nous décidons de partir au plus vite, histoire de profiter de notre journée. Petit détour sur le bord du lac pour déjeuner. Une douche et on part! Personne pour nous réclamer le prix d'entrée! Premier camping gratuit du voyage!

Finie la route, on n'en peut plus! Aujourd'hui, c'est jour de repos. Philadelphie nous tente moins, tant il fait beau. On s'en va à la mer! À même pas une heure de route, l'océan nous attends.

Quant aux décisions, les voici : nous allons acheter une glacière bi-mode : électrique et allume cigarette. Pas question de courir les réparateurs de frigidaires et de perdre notre temps avec ça. Donc, Virginie nous indique aimablement le premier Wal-Marde sur notre route (oui, s'cusez, on était mal-pris), où on trouve exactement tout ce qu'il faut pour faire notre bonheur! La glacière et le splitter pour que Virginie et notre nouvelle acquisition partagent l'allume cigarette sans chicane pendant que nous roulons.

Puis, nous nous dirigeons sans plus attendre vers l'Océan. Un peu échaudés par notre aventure de la veille, nous réservons, vers la fin de l'avant-midi, un terrain au Ocean View Resort Campground, à Ocean View. C'est un camping coûteux, mais comme on n'a rien payé la veille, on se dit ouate de phoque!

Arrivés à la plage, nous trouvons un petit coin un peu isolés avec un minuscule bout d'ombre, pour le chien. Bon, ok, nous sommes au pied d'une espèce de grosse grue, mais c'est qu'on n'a pas le droit d'être sur la plage avec le chien, alors on reste discrets... Le soleil plombe, le vent est merveilleusement bon. Je finis mon livre (le tome 2 de Twilight, dont je ne peux décrocher depuis que j'ai commencé. Maudine que c'est bon!!!!). Le chien a chaud, mon chum se baigne, on dîne, on se repose, la vie est belle. Vous attendez la brique qui s'en vient après tout ce bon temps? Il n'y en a pas!!!

Après une petite marche dans la ville de Sea Isle, ville construite sur pilotis en grande partie, marche pendant laquelle Jakkar rencontre un cousin éloigné de la Floride, nous revenons au camping profiter de cette merveilleuse journée en buvant de la bière, près du feu. Il est 15h30, et la vie est toujours aussi belle. Et nous sommes toujours aussi amoureux. Et nous avons un frigidaire.

Jour 3 – 13 septembre 2009 – Drôle de journée...

Réveil encore une fois agréable, en compagnie de mon amoureux. Hop, on saute du lit, on veut partir rapidement, car on a décidé qu'on faisait de la route aujourd'hui. Philadelphie, nous voici!!!

- Virginie, ramène les autoroutes dans tes itinéraires, on veut aller vite vite vite!

Histoire de ne pas être pris au dépourvu, on détermine dès le départ le camping où on va coucher ce soir : le Four season campground, à Woodstown, près de Philadelphie. C'est parti mon kiki!

La route est belle. Les autoroutes à péages sont vraiment efficaces. On arrête manger dans un rest area, où Roy Rodgers nous set un burger absolument... Bon, bref, un beurker. Le temps passe, les miles défilent, on voit New-York de loin... Un peu de circulation, puis tout redevient fluide. Nous voici à quelques miles du camping.

Des routes de campagnes dignes des plus beaux films romantiques nous accueillent. On est à l'affut! Le bois pour le feu coûte tellement cher dans les campings. On cherche ceux qui en vendent sur le bord du chemin. Oh! En voici un!!! 10$ pour une montagne de bois. Mais ici, on se fie sur votre honnêteté. Personne pour faire payer. Seulement une vieille boîte en métal prête à accueillir les dollars. Nous n'avons pas de change. Seulement des 20$. Qu'à cela ne tienne, on embarque deux immenses piles de bois.

C'est à ce moment qu'arrive un personnage tout droit sorti des arpents verts. Il nous pose des questions dignes de quelques arpents de pièges. Un vieux monsieur crotté, avec des dents pourries, mais souriant et accueillant comme pas un : - which song is the most songed in the World? It was composed here, in New Jersey? - Heu, je sais pas, l'hymne national des États-Unis? - No, no, happy birthday! Il m'offre un bouquet de tournesols, des concombres et des courgettes trop ou pas assez murs. Ses mains suffisent à me dégouter, mais sa chaleur compense amplement. On reprend la route. Plus de place pour le chien, qui se pelotonne entre nous.

Nous arrivons enfin au Four Seasons. Il est passé 18 h. Nous roulons depuis 11 h. Le Four Seasons est en réalité un village fantôme de roulottes.. Pas âmes qui vive. Oh, si! Une femme immonde avec un air de bœuf. Personne à l'accueil. Pas le moindre emplacement de libre...

Le Campbook de l'AAA nous indique un autre camping, une vingtaine de miles plus loin. C'est un second départ.

Tout près du but, léger problème. Chevy est en feu!!!!! La pile de bois semble vouloir enfumer l'habitacle!!! Arrêt en catastrophe sur le bord de la route. Nous jetons tout notre stock de bois par terre, sur un terrain privé! Panique à bord!!! La fumée s'estompe. Il n'y a pas le feu... Mais que se passe-t-il?

Un jeune couple s'approche de nous. Prêts à tout pour nous aider à sortir de cette malheureuse situation. On vérifie le véhicule. Plus trace de fumée. Nulle part... La pile de bois est intacte, elle aussi. Mystère... On appelle à droite, à gauche, pour trouver un camping ouvert. Pas de réponse nulle part.

Le couple amical nous indique un state park tout près où il y aurait un camping. On y va! Le Parvin State Park! Nous y sommes, illégaux... L'accueil était fermé. Ils n'acceptent ni les chiens, ni l'alcool. Nous n'avons pas payé. Nous faisons un feu avec du bois acheté ailleurs. Les grillons chantent comme des malades. Les tournesols sèchent au bord du feu... Et comble de l'aventure : notre frigidaire est grillé... C'est lui qui a sauté en route!!!

Mais ce n'est pas grave, nous sommes amoureux, et en vacances!!! Pour trois se semaines!

lundi 14 septembre 2009

Jour 2 – 13 septembre 2009 - Le bonheur

C'est la tête à moitié enfouie dans le sac de couchage que je me réveillai ce matin, en riant. Steph était déjà levé depuis au moins une heure. À croire que j'avais besoin de sommeil! Il était 9h! J'avais fait le tour du cadran!

Après un petit déjeuner à la mode « camping », c'est-à-dire des toats beurrées des deux bords dans le poêlon avec un bon café italien, après une douche et le ramassage habituel, nous demandons à Virginie de nous indiquer le chemin vers Philadelphie, Pennsylvanie. Histoire de mettre un peu de beaux paysages dans nos vacances, nous configurons Virginie pour éviter les autoroutes. Pas de problème! Si nous nous fions à elle, nous arriverons à Philadelphie à 22h50... Mmmm... D'accord, nous ferons une escale en chemin, pour la nuit. Pas question de rouler 10h dans une journée. Il n'y a pas de presse, nous sommes en vacances!!! Pour trois semaines!!!!!

Nous prenons ainsi la route des Adirondacks, traversant les montagnes fièrement à bord de Chevy Chase. À quelques reprises, nous arrêtons sur le bord de la route prendre une pause. Surtout pour Jack, à vrai dire, qui nous supplie des yeux d'emprunter les sentiers qui partent de ces haltes routières. En maîtres indignes que nous sommes, nous l'obligeons à revenir à bord, pour continuer la route. En chemin, séduits par les beaux yeux de notre chien, nous décidons d'accéder à ses demandes et nous dirigeons vers la Gore Mountain, afin d'aller nous dégourdir les jambes un peu. C'est en fait un centre de ski, où on trouve des sentiers pédestres. Je demande à la dame d'où on peut partir avec le chien. Elle me répond, avec son timbre de voie excessivement nasal « Dogs aren't allowed here »... Oups. Ok, on rebrousse chemin. Tant pis pour la marche!

Direction, Lake George! Quelques campings y semblent intéressants. Nous en trouvons un, juste avant d'arriver en ville, qui fait l'affaire. Le Adirondack Camping Village. C'est leur dernier jour d'ouverture. Ils nous laissent complètement libres de nous installer où on veut. Nous trouvons un petit terrain superbe, tout près d'une minuscule petite rivière. Le paradis pour le chien... Mais c'est sans compter que c'est à deux distance de van de l'autoroute... mmm.... Nous n'arriverons pas à endurer ce bruit incessant. Changement de cap! On va vers le fin fond du terrain, là où la nuit est plus noire qu'une étiquette de Black Label, là où on craint l'apparition d'un vampire aux fenêtres de Chevy Chase en allant aux toilettes la nuit... Là où il fait bon, loin de tout, loin du monde.

Un souper de rois : steak Angus, patates rôties et asperges, une bonne bouteille de vin, du chocolat à l'orange pour dessert, un feu, quelques jeux sur la table à picnic, une promenade dans le camping à la lueur d'une lampe de poche fatiguée... Puis dodo... Haaaa, la vraie vie!!!

dimanche 13 septembre 2009

Jour 1 - 12 septembre - Le départ!!!

La levée du corps a été plutôt facile ce matin. Comme à l'habitude, c'est le bruit de la douche qui m'a réveillée... Mais cette fois-ci, il était 8h33, et non pas 6h20... Deux heures de dodo de bonus!!! Pour la simple et bonne raison qu'aujourd'hui, nous sommes en vacances!!! Jour 1 de trois semaines qui s'annoncent absolument magnifiques. Des vacances attendues, espérées, méritées!!!

Des préparatifs en vue du grand départ, ne restaient que quelques peccadilles à effectuer : de mon côté, prendre ma douche et me mettre belle, finir les bagages, faire une tournée caca sur le terrain, nettoyer la toilette portative. Du côté de Steph : mettre la bouffe dans Chevy Chase et finir d'y rentrer les bagages... et un paquet de petites choses que je n'ai pas eu le temps de voir, occupée que j'étais à me coiffer. ;-)

Bref, en deux temps trois mouvements, nous étions sur la route. 9h48, départ. Premier stop : déjeuner! Un départ en vacances est impensable sur un ventre vide! Jakkar nous attends sagement dans Chevy pendant que nous engouffrons notre Récolte 90 et notre Passe-Partout! Deuxième stop, et non le moindre : rencontre officielle avec notre filleul tout neuf, Julien. La petite famille de Blainville nous attendait avec ce p'tit bout de chou encore fripé, minuscule petite boule de vie, avec laquelle je suis tombée en amour instantanément. C'est qu'il ressemble comme deux gouttes d'eau à mon p'tit frère, ce mini être humain. J'ai déjà hâte de le reprendre dans mes bras... Mais pas tout de suite! La route nous attends!

Notre objectif de la journée : traverser la frontière américaine. Ça peut sembler banal pour l'être humain normal, mais nous, on a toujours un petit stress au moment de s'arrêter devant un sympathique douanier. On n'a strictement rien à cacher, mais notre bon vieux Chevy Chase, malgré toute sa splendeur, demeure un vieux bolide qui pourrait parfaitement convenir à des contrebandiers divers. On craint toujours une fouille de notre vieil ami... Ce qui prendrait des heures et des heures... Alors pour faire bonne figure, puisque je suis la plus jolie, c'est moi qui prend le volant pour parler à nos amis gardiens de la frontière. C'est à Cornwall que nous décidons d'effectuer la manœuvre. Armée de mon plus beau sourire et de mes yeux clairs et brillants, j'aborde le douanier avec un How are you quasi sans accent. Bon, on n'en met pas trop, quand même. Alors je dose ma bonne humeur, qui n'est pourtant pas feinte!!! Et lui de me demander ce qu'on peut bien pouvoir faire pendant trois semaines aux États-Unis. Et moi de lui rétorquer que c'est la première fois de ma vie que j'ai trois semaines de vacances, que je vais trouver quoi faire, qu'il ne s'inquiète ps! Les montagnes, la plage, Washington, les campings, et que sais-je? Je lui dit que je veux prolonger mon été. Il rit, d'un air interloqué. Je lui demande où il serait allé, à ma place? West, I would go West if I were you... Inspection rapide de Chevy. Only the three of you, hey? Dit-il, en regardant Jakkar, sage comme une image. Oui, seulement nous trois, et nos trois semaines de bonheur en banque. You can go, now...

Thank you!!! Nous voilà en sol américain. Il est 15h. Un peu fatigué, nous trouvons une épicerie, y achetons tout ce dont nous avons besoin pour les deux prochains jours, et trouvons un camping vraiment pas mal dans la ville de Massena (NY), le Robert Moses State Park, où je me trouve présentement, assises sur la table à picnic, près d'un feu, avec mon amoureux et mon chien qui gruge son os. Tout près, de l'eau. La St-Lawrence River... Comme quoi on est encore tout près de la maison...

Bon, je m'en vais profiter du feu...

jeudi 9 juillet 2009

Édifiant

Entendu ce matin à LCN :

Reportage 1 : « Harper a commis un impair aux funérailles de Roméo Leblanc. Une vidéo captée pendant la cérémonie le montre en train de glisser l'hostie dans sa poche... »

On dit plus loin dans le reportage que Harper est protestant. Donc (d'après mes pauvres connaissances théologiques), il n'a pas le droit, autant selon la religion catholique que selon la protestante, de manger l'hostie. Il est dans la première rangée, se la fait sacrer dans la main par le prêtre. Que voulez-vous qu'il fasse???? Il la mange, il fait un scandale, il ne la mange pas, il fait un scandale... C'est rare que je défend Harper, mais là, il y a toujours ben des maudites limites de parler pour rien dire!!!

Reportage 2 : Vincent Lacroix sera transféré dans une maison de transition, dans ce petit quartier de Saint-Henri. Les citoyens sont excessivement inquiets :
Homme de la rue : ben là, y'a une maison de vieux icitte.... Pis y'a une autre maison de vieux là... Tsé....
Journaliste : Donc, vous êtes inquiets?
Homme de la rue : Ben oui, tsé... On va le surveiller de près, en tous cas...

Inquiets de quoi????????? Vincent Lacroix ne sautera toujours bien pas sur ce monde là pour les massacrer avec une tronçonneuse!!! Ok, c'est un écoeurant, puis je souhaite de tout mon coeur qu'il soit remis derrière les barreaux suite à son procès au criminel, et pour très longtemps. Mais voulez-vous bien m'expliquer pourquoi les gens autour de la maison de transition sont inquiets???

La morale de cette histoire : LCN, c'est bon juste pour la météo. Mettez-moi une bande de météo en bas de l'image à RDI, et je change de poste tout de go. Bon, je sais, vous allez me dire que c'est aussi grave à RDI (je vous connais, mes coquins). Mais parole de scout, je vous jure que c'est moins pire!

jeudi 25 juin 2009

Wo wo wo ma p'tite Julie...

Hey!!! Comment ça va, là haut, ma toute belle? Comment vont les étoiles???

Déjà deux ans... Ouch... Ça fait peur comme le temps passe vite... Ici, la vie est belle. En réalité, je dois dire que je crois n'avoir jamais été aussi sereine et bien dans ma peau que je le suis maintenant. À quand ma prochaine crise existentielle??? Hehehe, tu me connais, je ne sais pas.... Pas tout de suite, j'espère!

Hier et avant-hier, on a fêté la Saint-Jean. Si j'ai bien compté, une trentaine de personnes (incluant les enfants) sont venues fêter avec nous. Le 23, ça a commencé à 17h. On a fait un feu, des hot-dogs, piscine, Wii dans le garage pour les enfants. Ant et Ge avaient décidé d'inaugurer leur tente, qu'ils ont montée sur le côté de la maison... Ant n'a pas dormi de sa courte nuit, à cause des bosses dans le terrain... La plupart d'entre nous étions au lit à 4h du matin, sauf, notamment, Luce, qui a eu un désagrément digestif à cause de ma sangria et qui s'est pieutée beaucoup plus tôt, et Tim qui a décidé de simplement entretenir le feu jusqu'à ce que mes neveux se lèvent à 6h... Puis, il a joué au ballon avec eux... Bref, il n'a pas dormi. Fel-x a réussi à fermer les yeux deux petites heures... À 8h, tout le monde était pas mal levé. Sauf Luce, qui a dormi jusqu'à midi... Hihihi!

Grâces à quelques tranches de pain, du fromage et un plateau de légumes, la dizaine de personnes qui avaient dormi quelques heures à la maison ont survécu... Puis, vers midi, la fête est repartie de plus belle avec un groupe restreint de fêtards. La piscine a joué un rôle central lors de cette Saint-Jean mémorable. Vers 22h hier, je me suis effondrée sur mon lit, épuisée, bronzée, comblée par la chance que j'ai d'avoir pu vivre ces deux journées avec les personnes géniales que sont mes amis.

Et puis ce matin, 25 juin 2009, je me lève et je me dis : deux ans... Et ton sourire me manque, bien qu'il soit gravé dans ma tête pour toujours... Je me plais à imaginer que tu fais partie de mes souvenirs des derniers jours. Et le fait est que tu en fais bel et bien partie, grâce à ma soeur, aux étoiles filantes des Cowboys fringuants, à un câlin devant le frigidaire du garage et des yeux pleins d'eau...

mercredi 17 juin 2009

Des chiffres qui font (un peu) peur

Ce n'est un secret pour personne, mon amoureux et moi essayons de nous reproduire depuis quelques mois déjà. Ben oui! On se dit qu'on n'est pas pire que les autres. ;-)

Je n'en ai pas parlé sur mon blogue plus tôt car j'espérais que le bedon rond arriverait vite vite vite, et qu'au bout de quelques mois, je pourrais vous entretenir de mes nouvelles sensations abdominales... En fait, si j'écris ce texte aujourd'hui, c'est que, un peu naïvement, je croyais que, comme ma mère et ma soeur, je tomberais enceinte au bout de un ou deux mois. J'en étais même certaine. Puis, les cycles ont passé, et pas l'ombre du bout du nez d'un foetus (quoi qu'un foetus n'a pas encore de nez, je crois... M'enfin...).

J'ai donc fait quelques recherches sur internet, et j'ai trouvé des chiffres vachement intéressants :

L'influence de l'âge de la mère

  • La fertilité des femmes est à son maximum vers 20 ans puis elle diminue lentement à partir de 30 ans jusqu'à 35 ans et beaucoup plus rapidement après.
  • A 25 ans, un couple a en moyenne 25 % de chance d'obtenir une grossesse à chaque cycle, avec un délai moyen de conception de 3 à 6 mois.
  • À 35 ans, cette probabilité passe à 12 %.
  • À 40 ans, il ne reste plus que 6 % de chances...
  • La fertilité des femmes est presque nulle après 45 ans...
Bon, ok, pas de panique en la demeure! J'essaie depuis 6 mois seulement. On ne s'énerve pas le poil des jambes! N'empêche que, même si on a 26 ans dans nos têtes, le corps vieillit, lui! Alors mes jolies cocottes, si vous avez trouvé le bon gars et qu'il a l'air d'en avoir envie lui aussi, n'attendez pas d'être trop vieille pour faire "tiquer" votre horloge biologique. À go, on fait des bébés! :)

jeudi 4 juin 2009

Envie...

Les fenêtres de mon bureau, situé au 6e étage, donnent sur un hôtel du Vieux-Montréal. Les chambres de cet hôtel disposent de balcons invitants, côté soleil.

Aujourd'hui, quatre personnes (papa et maman dans la cinquantaine, avec petit couple dans la vingtaine) se prélassaient paisiblement au soleil, sur une de ces terrasses, en dégustant une bière et en mangeant des chips. Et moi, j'étais là, dans mon bureau, à les espionner à travers les stores horizontaux, et à les envier de toute mon âme.

Puis, des travailleurs, sentant, j'en suis certaine, ma jalousie, se sont mis à faire un vacarme d'enfer dans la rue. Du genre "couper de l'asphalte avec une scie ronde". Papa et maman dans la cinquantaine, formant un duo remarquable, se lèvent exactement en même temps, font exactement le même mouvement pour se diriger vers le garde du balcon, et, d'un mouvement de tête parfaitement synchronisé, regardent en bas ce qui cause ce vacarme puis, tel un duo de danseurs de ballet, se retournent d'un même souffle vers le petit couple dans la vingtaine, pour dire (j'imagine) : "er is te veel geluidshinder, komen binnen". Ça, c'était en néerlandais... Comme quoi mon imagination n'a pas de limite! En gros, en français, ça se traduirait par "il y a trop de bruit, rentrons".

Sitôt dit, sitôt fait : mon groupe de tortionnaires entre dans la chambre. Et immédiatement, histoire de ne pas m'incommoder, les travailleurs ont cessé leur vacarme.

Bon, je vais enfin pouvoir travailler en paix!

vendredi 1 mai 2009

Des enfants...

Des enfants... Des enfants qui, dès leur plus jeune âge, apprennent à haïr, à se battre, à tirer, à tuer... Des enfants qui, au lieu de s'envoyer la balle, la tirent... Au lieu de frapper sur une rondelle de hockey, frappent sur leurs pairs... Ils l'apprennent de leur père, de leur oncle, de leur frère. C'est leur vie qu'on leur a enlevée... On ne leur a pas donné le choix... C'est tout ce qu'ils connaissent. Comment pourraient-ils faire autrement?

Puis un jour, après avoir tué un soldat ennemi, ils se font prendre. Ils se font torturer, ils se font emprisonner. Ils n'ont plus aucun droit, eux qui, dès leur naissance, avaient déjà perdu leur vie.

Oui, je pense à Omar Khadr... Je pense à lui, auquel le gouvernement du Canada continue de refuser des droits. Il a tué un soldat. D'accord. Pourquoi lui refuse-t-on une défense équitable? Pourquoi le fou qui a tué 50 prostitués en Colombie-Britannique a-t-il droit à une défense équitable, alors qu'un enfant influencé par les adultes de sa vie n'a droit à rien...

Et il n'est pas le seul... Voici un message publicitaire percutant, qui m'a fait réagir ce matin.

lundi 27 avril 2009

Cauchemar

Je n'irai certainement pas magasiner chez Brault et Martineau dans les prochains jours... J'aurais bien trop peur de gagner un voyage dans le Sud avec Sylvain Cossette...

Brrrrr.....

Rôti de porc

Hier, j'ai fait un rôti de porc.

Hier soir, j'en ai mangé pour souper avec les fidèles patates jaunes et des pois. C'était bon.

Ce midi, j'en mange pour lunch. Toujours avec des patates jaunes et des pois. C'est encore très bon. Mais je réalise qu'il manque quelque chose...

En mangeant, mon cerveau me ramène en arrière. Loin, très loin... Rôti de porc, patates jaunes, pois... COMPOTE DE POMMES! Il me semble que j'ai toujours mangé mon rôti de porc avec de la compote de pommes!

Et bien là, ça manque. Pas grave, je vais survivre...

mercredi 22 avril 2009

Fascinant

Entendu à l'émission de Christiane Charette ce matin, en entrevue avec l'auteure (et neurobiologiste) Lucy Vincent :

« Les personnes de qui nous aimons l'odeur sont celles dont les anticorps sont les plus différents des nôtres », ce qui semble tout à fait naturel puisque, en faisant des enfants avec ces personnes, on donne à notre progéniture un plus grand éventail d'anticorps...

C'est fascinant, la nature, quand même...

Ça adonne bien, je trouve que mon chum sent vraiment bon ! :-)

mercredi 15 avril 2009

VES se meurt...

Ma superbe VES, avec ses 216 000 km au compteur, commence à penser à sa retraite... Ma prochaine visite au garage me coûtera autour de 1 500$. Tout le système d'échappement est à refaire...

Je l'aime, ma VES. Je vais donc lui donner encore une ou deux belles années, en lui restaurant les tuyaux comme il se doit. Une Nissan Sentra "full equip", on ne laisse pas partir ça sans y penser deux fois!

Mais je la sens qui s'épuise, lasse de tout ce chemin parcouru...

Et dans le rétroviseur, je vois apparaître la belle, la sexy, la fringuante Insight... Elle me tente, elle me veut. Mais, bien qu'elle coûterait moins cher à nourir que ma bonne vieille VES, selon toute probabilité, ce serait autour de 25 000 beaux dollars que je devrais débourser pour cette merveille...

Alors je vais rester aux côtés de ma VES quelque temps encore. Le temps que les prix baissent, le temps de voir si la Insight tient ses promesses, le temps de pouvoir l'acheter usagée...

*Soupir*

mercredi 18 mars 2009

De l'art de bien travailler

Les derniers mois au travail n'ont pas été de tout repos. Beaucoup d'attentes envers ma patronne (surtout!), mes collègues et moi-même, qui livrons la marchandise, tant bien que mal, avec ou sans erreur.

Des attentes accrues devant ce que nos clients internes qualifient "d'excellent travail". On aime ce qu'on fait, on voit des résultats, on en veut plus! Encore plus!

Lorsque j'ai accepté ce travail, j'ai clairement mentionné à celle qui est aujourd'hui ma (super!!!) patronne depuis plus de deux ans que ma vie personnelle était vraiment importante pour moi. Que j'étais prête à m'investir à 200% dans mon travail sur les heures normales, mais que je n'étais pas une fan d'heures supplémentaires, à moins qu'elles soient occasionnelles (ce qui arrive, bien sûr, et c'est normal). Je préférais le dire dès le départ. Mieux vaut être franc sur ces aspects, ne trouvez-vous pas?

Ma patronne a toujours respecté ce désir que j'avais de ne pas passer 12 heures par jour au travail. Et elle a toujours respecté celui de mes collègues, qui avaient exprimé ce même désir...

Ce qui fait qu'aujourd'hui, cette dernière est presqu'en burn out, car le surplus de travail qu'elle a pris sur ses épaules sans le redistribuer est en train de la tuer... Elle travaille effectivement 12 heures par jour depuis plus d'un an.

Il est certain qu'un réflexe très humain serait de lui offrir de prendre plus de dossiers... Mais en faisant celà, on cache le problème sous le tapis. L'employeur continue à recevoir la marchandise, et les membres de l'équipe deviennent de plus en plus fatiguées, écoeurées. Et la charge de travail continue d'augmenter, sans répit.

Alors au lieu de ça, on a une patronne complètement épuisée, pour trois professionnelles assez zen. Une patronne qui vient de décider qu'assez, c'est assez, et qui va mettre son pied à terre auprès de son patron à elle. Une patronne qui nous envie d'avoir le culot de refuser ces 4 heures de plus par jour, et qui aimerait bien avoir un patron aussi compréhensif et respectueux qu'elle.

J'ai l'impression que ça va brasser au travail dans les prochains jours. J'espère seulement que l'organisation comprendra le rôle essentiel joué par ma patronne dans la boîte, mais aussi qu'elle ne peut pas tout faire sans avoir les ressources pour le faire.

Et je suis assez fière de moi, en ce sens où je ne me sens (presque) pas coupable de refuser d'embarquer dans le cercle vicieux des heures supplémentaires sans fin. J'investie dans ma carrière en faisant celà : je m'assure de continuer à avoir une bonne santé mentale afin de mener à terme mes projets sans me ruiner la santé.

lundi 16 mars 2009

Le commencement de bien vivre, c'est de bien écouter. [Plutarque]

Je parle trop, trop fort. Je coupe les gens au milieu de leur phrase. Je fais trop de gestes, trop amples...

Et pourtant, si vous saviez comme j'essaie de me corriger, d'en mettre un peu moins, d'être plus discrète. Si vous saviez le nombre de choses que je garde pour moi, que je ne dis pas, que je me contente de réfléchir, en me rendant compte que ce n'est pas si important que ça, que je préfère vous laisser dire ce que vous avez à dire plutôt que d'insister pour vous imposer ma vision. Je n'ai plus cet intérêt à vouloir convaincre à tous prix. J'aime trop vos interprétations de la réalité, qui sont aussi valables que les miennes (en supposant que les miennes le soient un tant soit peu). Ma version n'est pas nécessairement la bonne, alors pourquoi vouloir la communiquer à tous prix?

Plus je vieillis, et plus j'apprécie écouter les autres. Mais je crois que ça ne parait pas. Quand j'étais ado, je crois que j'étais encore pire, mais avec rien à dire, en plus.

Comme j'aime mes discussions avec vous. Comme j'aime entendre vos réflexions, vos arguments. Alors ça me fait de la peine de penser que je pourrais devenir cette personne sans écoute, à qui vous n'aurez plus envie de parler. Cette personne qui monologue, qui soliloque.

Car c'est bien là le problème. Que je m'exprime comme une animatrice de table ronde, passe encore... Mais c'est vous que ça blesse quand vous n'avez pas le temps de finir votre idée. C'est vous que ça irrite de me voir reprendre la parole alors que vous essayez de parler depuis 10 minutes, levant presque la main.

Alors vous comprendrez que les « Mais non, reste comme tu es, c'est comme ça qu'on t'aime », ça ne passe pas aujourd'hui...

Aujourd'hui, j'ai de la peine de vous blesser.

mercredi 11 mars 2009

Un truc renversant!!!


Voici un petit truc qui vous fera gagner de précieuses secondes (voir minutes!!!) dans votre journée.

Alors voilà. Ce truc s'adresse à ceux et celles qui achètent du beurre d'arachides 100% naturel. Il me vient du chum de la cousine à mon chum (je vous laisse un moment pour y penser... Ça va? Ok, on continue!)

Vous savez comme il est ennuyant, au moment où on ouvre le pot pour la première fois, de brasser son contenu pour lier les arachides et l'huile, qui s'est déposée en surface? Vous avez certainement, vous aussi, fait déborder l'huile sur les côtés du pot...

Et bien il existe un moyen simple de faciliter énormément le processus : lorsque vous arrivez de l'épicerie, rangez le pot à l'envers. Ainsi, le lendemain matin, lorsque vous l'ouvrirez pour le brasser, l'huile sera déposée tout au fond du pot, rendant l'opération de brassage beaucoup plus efficace et surtout, moins salissante!

Je vous l'avais dit qu'il s'en passait des choses, dans ma vie!!! ;-)

vendredi 6 mars 2009

Paniers bio


C'est une grande première! Je me suis inscrite pour recevoir des paniers bio.

Le principe est simple : une ferme familiale, certifiée bio, cultive des légumes dont un bon nombre de variétés anciennes et oubliées, des fines herbes et des fruits, pour ensuite les distribuer à une clientèle préalablement inscrite.

La beauté de la chose, c'est qu'en m'inscrivant, je donne une assurance aux fermiers qu'ils vendront leur récolte. De fait, mon premier paiement est passé hier. Je recevrai mon premier panier le 25 juin. Je sais, ça semble loin, mais il faut toujours bien leur laisser le temps de pousser, à ces légumes!!! Mais au moins, j'en aurai jusqu'en novembre. J'ai l'impresssion que je vais congeler de la soupe aux légumes, moi!

La ferme avec laquelle je me suis engagée est "Les jardins de la Montagne". Je vous tiendrai au courant de mon niveau de satisfaction. Mais ça augure bien.

La livraison ne se fait pas directement chez moi. Je vais plutôt récupérer mon panier tous les jeudis, en sortant du travail. C'est sur mon chemin, en plus.

J'ai tellement hâte! Ce sera Noël à toutes les semaines!!!

vendredi 27 février 2009

Mes cheveux sont trop courts

Voilà, c'est dit. Je suis allée chez la coiffeuse mercredi, et elle s'est laissé aller le ciseau pas mal fort.

C'est pas laid, mais c'est comme si l'image que je projette ne ressemble pas à l'image que je me fais de moi, par en-dedans. Je fais le saut à chaque fois que je me regarde dans le miroir.

Heureusement, ça repousse. Mais des fois, ça repousse tout croche, alors t'as pas le choix de retourner chez la coiffeuse pour faire arranger la repousse...

Tout d'un coup elle refait le même coup la prochaine fois! Tout d'un coup je suis embarquée dans un cycle infernal de cheveux courts pour les deux prochaines années!!!!

Sortez-moi de ce cauchemar!!!!

;-)

jeudi 26 février 2009

D'accord, mais on fait quoi ?

Vous ne me trouverez pas très originale d'aborder ce sujet aujourd'hui... Sujet qui fait les manchettes depuis quelques jours, déjà. Non, je ne parle pas de la Caisse de dépôt, mais plutôt du phénomène d'intimidation.

Oui, c'est vrai, c'est innacceptable. Oui, il faut sensibiliser les enseignants, les directeurs d'école, les parents, à ce phénomène...

Mais en attendant que le changement de culture se produise, la petite qui subit, elle fait quoi, elle?

Elle fait quoi lorsque, assise dans l'autobus scolaire, elle se fait écraser les pieds par le compagnon de banc qu'on lui a assigné et qu'elle doit endurer, jour après jour ?

Elle fait quoi lorsque, après avoir demandé au chauffeur d'autobus de changer de banc et avoir expliqué pourquoi, elle voit sa demande ignorée et les coups redoubler ?

Elle fait quoi lorsque, affublée de bottes hideuses héritées de la cousine un peu plus vieille, elle est sujette aux moqueries de ses camarades, sans pouvoir rien y faire, car ce sont ses bottes, et elle doit les porter, malgré sa honte ?

Elle fait quoi lorsqu'elle se rend compte que tout son physique est prétexte à railleries et qu'un surnom méchant s'accole à elle, devenant peu à peu son nouveau nom, réducteur, méprisant ?

Elle fait quoi lorsque, même chez son meilleur ami, elle n'est pas à l'abri, car le petit frère de ce dernier a décidé d'imiter la masse et de la narguer ?

Elle fait quoi lorsque, essayant d'en parler, elle se fait dire que ce sont des niaiseries de jeunes et de simplement les ignorer ?

Que faut-il faire, à votre avis? En tant qu'enfant, comment réagir à tout ça? Délater? Comment, si personne n'est réceptif? Et même si quelqu'un écoute, même si un professeur ou un parent agit, comment éviter les représailles? Est-ce qu'un jeune peut se débrouiller tout seul pour s'en sortir??? Doit-il obligatoirement avoir l'appui des adultes pour améliorer sa situation?

Dans mon cas, un déménagement à fait le travail. Un déménagement, et la promesse faite à moi-même que plus jamais je ne me laisserais abuser par quelqu'un, promesse que j'ai tenue en usant à mon tour de violence avec un jeune qui avait voulu faire de moi une nouvelle victime dans la ville où j'étais déménagée. Le pauvre, ses pieds ne touchaient plus au sol lorsque je l'ai collé contre le mur, en le regardant droit dans les yeux, lui disant : "Toi, c'est la dernière fois que tu m'écoeures, compris?". J'avais 12 ans...

Il n'y a pas longtemps, j'ai entendu une chanson (récente) à la radio, et je n'arrive pas à me rappeler qui chantait. Vous pouvez peut-être m'aider. Le chanteur disait, grosso modo, qu'il s'excusait auprès d'une fille (dont il répète le nom à plusieurs reprises, mais je ne m'en rappelle plus) de toutes les railleries auxquelles elle avait dû faire face. Il s'excusait au nom de toutes les personnes qui l'avaient victimisée. J'ai fondu en larmes en écoutant cette chanson, dans laquelle le chanteur faisait preuve de beaucoup de repentir... J'aimerais beaucoup la réentendre...

EDITÉ*** Voici la chanson dont je parlais plus haut. Merci patate!!!

mardi 3 février 2009

Litéralement littérairement

J'ai rêvé que je tuais une souris la nuit dernière, littérairement...

Non non, ce n'est pas une erreur. J'ai bien dit littérairement.

Je l'ai assommée en bonne et due forme avec le tome 7 de la Tour sombre.

Mais ce n'était qu'un rêve, évidemment.

Luc, ton livre est sain et sauf!

samedi 31 janvier 2009

Câlin astral

Depuis plusieurs mois, je lis le blogue de Morenita, et je me sens vraiment impuissante devant toutes les épreuves auxquelles elle fait face. Je laisse parfois des commentaires, que je trouve insignifiants comparés à la peine que Morenita doit éprouver... Puis je me dis que ça doit quand même lui faire un peu de bien...

Je ne suis pas son amie, sauf sur Facebook... Nous nous connaissons seulement à travers nos blogues, que nous lisons réciproquement. Nous ne nous sommes jamais vues.

Mais cette nuit, je suis allée lui rendre visite. J'ai rêvé que je rêvais d'elle. Oui oui, c'est bien ce que je dit. Dans mon rêve, je rêvais que Morenita se pomenait le long d'une rivière, accompagnée d'un gros chien roux. Une rivière pleine de courant, de rapides, de gros rochers. Les rives de cette rivière étaient aussi de gros rochers plats et lisses, sur lesquels elle courait, son chien à ses côtés, libres comme l'air. Elle portait une robe d'été blanche, qui flottait dans le vent, tout comme ses longs cheveux noirs. Les deux, elle et le chien, semblaient heureux.

Lorsque je me suis réveillée dans mon rêve, je me suis dit qu'il fallait je j'aille visiter Morenita, et que je lui demande où se trouvait cette rivière magnifique. Je me suis donc rendue chez elle. Je connaissais son adresse, allez savoir pourquoi... Mais je savais également que je ne l'avais jamais rencontrée et qu'elle allait être surprise de ma visite.

Je suis entrée, sans même frapper à la porte. J'étais nerveuse et j'avais le goût de pleurer. Je l'ai prise dans mes bras et nous nous sommes serré très fort, longtemps. Elle m'a tout de suite reconnue.

J'ai complètement omis de lui parler de la rivière. Je vivais le moment pésent, avec elle et ses magnifiques enfants. Car ils étaient là, tous les trois. Son grand Fredo, sa belle fille et son petit roux. Il y en avait même un quatrième, juste un peu plus jeune que Fredo...  Je les ai tous regardé droit dans les yeux et nous nous sommes serré la main. Ils me regardaient, souriant de toutes leurs dents, avec des yeux si grands, si grands! Je sentais qu'ils avaient peur que je les juge, que je réagisse à leurs tics. Et moi, je me sentais figée, car j'avais peur qu'ils pensent que je les juge.

J'étais émue, j'étais gênée d'arriver ainsi, j'avais les larmes aux yeux devant leur beauté et leur force. Et Morenita souriait, elle aussi, et semblait contente que je sois là, à leur offrir plus qu'un simple commentaire sur un blogue...

Puis, je me suis vraiment réveillée...

C'était vraiment réel comme rêve. Et j'étais captivée, ce matin, par toutes ces images qui tournaient dans ma tête. Je n'avais pas le choix de les transcrire ici, de libérer ce rêve pour qu'il se rende le mieux possible à la personne à qui il était destiné.

lundi 26 janvier 2009

L'absurdité faite hommes

Je les avais connus par l'entremise d'une émission spéciale qui passait à... Super Écran, me semble... Une émission pleine de sketchs tous plus déconcertants les uns que les autres. Des sketchs exactement comme je les aime, avec juste assez d'absurdité pour me surprendre, juste assez d'intelligence pour ne pas porter atteinte à ma dignité, et juste assez de créativité pour me jeter complètement en bas de ma chaise, jeter la chaise en bas de l'escalier, et jeter l'escalier en dehors de la maison.

Alors, pensant me faire plaisir (et avec raison), mon amoureux m'a offert pour Noël deux billets pour leur spectacle, que nous sommes allés voir samedi dernier.

Et bien j'ai eu les yeux sortis de la tête toute la soirée et un air béat dans la face, entrecoupé d'éclats de rires tellement intenses que j'en avais mal à la gorge. Je vous annonce que j'adore les Chik'N Swell. Je souhaitais presque que ça arrête et que ce soit moins bon pour que mon larynx prenne une pause! Un humour tellement intelligent et surprenant. Des accessoires en carton, des vidéos maison, des costumes de la friperie, des hommes absurdes, des humoristes accomplis...

Et pour mettre la cerise sur le sundae, deux amies à moi étaient assises juste devant nous! Par hasard! Mais ça, ça ne fait pas partie du spectacle. Dommage pour vous, car ce sont de très jolies amies.

Y'é foo!

Un foo la nuit m'a ajoutée sur son blogroll... Ça me fait tout drôle!!!

On sait que nos amis et notre famille nous lisent. Mais que savons nous de ces inconnus qui nous zieutent à notre insu. Tout comme nous zieutons les quotidiens des autres... Question récurrente chez les blogeurs, s'il en est une! Le fait d'être sur le blogroll des autres multiplie évidemment les chances que des lecteurs s'aventurent sur notre carnet...

Et bien c'est un honneur! Merci Yano! Ça me donnera un peu d'essence littéraire (de pression?) pour les prochains jours! ;-)

lundi 19 janvier 2009

Gaza : Y voir un peu plus clair

Un gros MERCI !