vendredi 15 juillet 2011

De Bathurst à Charlottetown

Je profite du fait que les vêtements soient en train de tourner dans la machine à laver pour me remémorer les derniers jours.


Nous sommes donc partis de Bathurst mardi matin pour nous rendre sur l'île de Micsou. Nous avons été un peu déçus. En fait, c'est simplement qu'en dehors de la mer elle-même, il n'y avait rien d'exceptionnel à voir. Un assez long détour pour pas grand chose, finalement.


Quoique le joggo-tourisme du mercredi matin ait été formidable. 12 km avec vue sur la mer une bonne partie du parcours, c'est quelque chose. Le camping, aussi, sur le bord de la mer, était super.

Le mercredi matin, nous sommes partis en direction de Shediac, mais pour éviter de faire trop de route, nous sommes arrêtés dormir au camping du Parc National de Kouchibouguac. On aurait pu y rester plusieurs jours tant il y a d'activités à faire là-bas. On a même vus un petit renard passer deux fois au fond de notre terrain!!!

Jeudi matin, départ pour Shediac, où Steph nous a dégoté un camping en ville, à distance de marche de Pointe-du-Chêne, où se trouve un quai, une plage et de magnifiques petits quartiers de bord de mer.


Nous en avons profité pour marcher, faire du jogging, et participer à une excursion en mer, "Contes de homard", où on nous a expliqué un tas de choses sur nos petits compagnons, avant d'en déguster un "façon acadienne". Shediac est vraiment une jolie ville où il serait possible de rester quelques jours.

Mais la suite de nos aventures nous attendait. Nous avons donc pris la route pour Charlottetown, sur l'Île-du-Prince-Edward, où je me trouve actuellement. Il ne fait pas vraiment beau, mais notre petit terrain sur le bord de la rivière est splendide. Une belle soirée nous attend. Demain, visite de Charlottetown, puis souper à Fortune Bay, dans une auberge dont le resto a tout plein d'étoiles et de diamants... Mmmmmm, j'ai hâte....

Bon, le lavage est terminé! La suite de nos déambulations sous peu!

dimanche 10 juillet 2011

Une heure plus tard


C'est à midi tapant, vendredi, que ma période de liberté annuelle a débuté. Chevy, tout rutilant, était fin prêt à entreprendre notre périple tant attendu là où tout se déroule une heure plus tard : les Maritimes.

Avant de quitter la province, nous devions faire un arrêt à Québec, au chalet du village vacances Valcartier, pour une activité pas banale : les grandes retrouvailles de la famille Roy. Dans la famille de ma maman, on compte huit enfants, qui ont eux-mêmes eu en moyenne trois enfants, qui ont aussi des enfants. On attendait donc une bonne quantité de monde et on n'a pas été déçus. De mémoire, 41 personnes se sont rassemblées! Beaucoup d'émotions dans l'air, vous pouvez vous imaginer! Certains ne s'étaient pas vus depuis 20 ans! Deux journées/soirées de pur bonheur. On a tous décrété qu'il fallait répéter cette activité, alors on s'est dit : le deuxième week-end de juillet, aux deux ans. J'espère sincèrement qu'on est en train de partir une tradition :)

Ce matin, après avoir nettoyé un peu le chalet, on est allé visiter les cousines de Steph, et là, nous sommes sur le chemin qui mène au Nouveau-Brunswick. On va arriver au camping vers 19h30, soit une heure plus tard que si le camping s'était trouvé au Québec... Demain, visite de Grand Falls, puis on se dirige chez mon cousin Guy, à Bathurst.

Bon, encore 3h30 de route avant d'arriver au camping... Je pense que je vais dormir un petit peu...


lundi 27 juin 2011

Saint-Jean et autres bricoles

C'est toujours une surprise de voir que, malgré la pluie, on est encore capable de passer une Saint-Jean à l'extérieur et d'avoir du fun!  Pour la troisième année consécutive, Steph et moi on a invité les amis à venir fêter la Saint-Jean avec nous. Deux semaines à l'avance, je consultais déjà Météomédia dans l'espoir de voir un soleil apparaître dans les prévisions. Mais plus le temps passait et plus la température s'annonçait moche!  Qu'à cela ne tienne, nous avons installé des bâches et la fête fut un succès!  Pas moins de 43 personnes, incluant les enfants, se sont succédé à la petite maison bleue à un moment où un autre de la journée!

Un feu, des hots dogs, des guitares, du monde sur le party (certains venus de loin!) : il n'en fallait pas plus pour que le tout soit mémorable!  On se reprend l'an prochain!

Dans un autre ordre d'idée, je poursuis mon entraînement pour le 10 km du marathon de Montréal, qui aura lieu le 25 septembre prochain. Je cours maintenant le matin, dans la mesure du possible, parce qu'il fait trop chaud l'après-midi. Si la tendance se maintient, je prévois faire le 10 km en quelque chose comme 50-55 minutes.

Dimanche dernier, Steph et moi on a couru 12 km!  En jasant!  C'est quand même incroyable de penser qu'en février, je n'étais même pas capable de courir deux minutes en ligne sans être essoufflée comme un vieux tracteur.  Là, j'ai couru 1h22 minutes en jasant!!!!  C'est vraiment mon sport, la course. J'adore ça, je suis encore motivée et je m'améliore!!!  L'an prochain, ce sera le demi marathon. Et qui sait, pourquoi pas le marathon (42 km) pour mes 42 ans!!! :))

samedi 11 juin 2011

Intermède

La quiétude d'un terrain de camping où la saison basse bat son plein. Le terrain 213, celui qui a vue sur l'eau. Première sortie de Chevy cette année...

On a bien cru ne pas y arriver, après la frousse que notre bien-aimé campeur nous a fait hier, s'arrêtant, tout simplement, sur le bord de la 40, courroie de l'alternateur en moins... Un tour de remorqueuse plus tard, trois heures aux soins intensifs et 200$ de moins dans nos poches, on a pu reprendre la route. Et ce matin, nous sommes ici, le chien est heureux et calme, et nous aussi.












vendredi 1 avril 2011

Retour sur la rencontre de pré-sélection...

Alors voilà, un petit retour sur notre rencontre de ce matin.

D'entrée de jeu, je dois dire que nous avons été parfaitement francs et honnêtes avec les dames du centre jeunesse. C'est mieux comme ça. Mais, bien que je sois actuellement très heureuse et sereine dans la vie, j'ai quand même eu une enfance un peu rock and roll... Tout ça est bien réglé dans ma tête, mais il semble que j'aurais encore quelques bibittes qui inquiètent les intervenantes. Donc, on m'invite à rencontrer un psychologue, histoire voir si tout va réellement aussi bien que je le dis et surtout, si j'ai les outils nécessaires pour ne pas faire de projection sur notre futur enfant et pour pouvoir intervenir adéquatement lorsqu'il y aura des problèmes.

Les dames m'ont rappelé que les enfants de la DPJ savent trouver toutes les failles des adultes et qu'ils se faufilent comme des petits serpents pour nous faire craquer.  :) Alors voilà, elles me demandent ça pour mon bien, pour celui de mon couple et évidemment pour celui de l'enfant. Il parait qu'il y a beaucoup de séparation dans les couples qui adoptent.  Elles me demandent donc de consulter pour nous donner une chance, pas pour nous nuire. Et je suis assez d'accord avec elles, maintenant que le choc est passé. La dernière chose que je voudrais serait que mon chum et moi on se sépare à cause de cette histoire.

Donc, je suis à la recherche d'une bonne psy. :)

Dans le côté positif des choses, elles nous ont dit que nous avions un dossier extraordinaire et que l’entrevue avait été extraordinaire aussi. Ça a même l'air qu'elles ont rarement vu des références aussi incroyables que celles que nos sœurs et nos ami(e)s ont écrit pour nous (moment d'émotion ici) et que nous devons avoir des gens qui nous aiment en titi, car elles avaient rarement vu des textes aussi sentis. Elles nous ont dit être certaines que tout allait bien aller et qu'on allait se revoir.

Pour la petite histoire, elles nous ont aussi dit que de toutes façons, il n'y aurait pas de rencontre de sensibilisation avant l'automne (les rencontres de sensibilisations étant des sortes de formations qu'on doit faire avant les entrevues psychosociales). J'ai donc le temps de faire mes démarches (j'espère) avant les prochaines séances. Selon elles, ça ne devrait pas allonger notre processus.

Je suis tristounette, parce que c'est comme un sentiment d'échec pour moi, mais je suis contente de pouvoir régler ça avant les évaluations, car selon elles, si on n'avait pas fait de pré-entrevue et si je ne faisais pas le processus avec le psy, j'aurais pu être refusée à l'évaluation psychosociale.

C'est fou comme processus quand on y pense, hein?  Faut vouloir en tabarouette...

vendredi 25 mars 2011

J'ai le cardio au moins aussi bon que celui d'un chien de huit ans!!!

Après un peu plus d'un mois d'entraînement (on a commencé le 19 février), le cardio va bien! Je dirais que j'ai maintenant un cardio au moins aussi bon que celui d'un vieux chien de huit ans. En effet, Jakkar, qui courre avec moi, commence à traîner de la patte en fin de parcours. J'espère qu'il pourra continuer à courir avec nous et qu'il s'améliorera lui aussi progressivement. Il aime tellement ça!!!

Pour la musculation des jambes, j'ai stagné quelque temps sur le 4 minutes de course (séances 12 à 16), comme si j'étais réticente à sauter le pas et à courir plus longtemps. Mais je suis finalement passée à 5 minutes de course, et j'envisage être capable de courir 6 minutes et plus très facilement prochainement.


Sé1 = Séance 1

2 = courir 2 minutes; 2 = marcher 2 minutes.

TOUJOURS 5 MINUTES DE MARCHE AU DÉPART POUR L'ÉCHAUFFEMENT

Sé1-3   2-2 2-2 2-2 2-3 2-2 2-2 2-2 2-3
Sé4     2-2 2-2 3-2 2-3 2-2 2-2 3-2 2-3
Sé5-6   2-2 3-2 3-2 2-2 2-2 3-2 3-2 2-2
Sé7-8   3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2
Sé9     3-2 3-1 3-2 3-1 3-2 3-1 3-2 3-1 3-2
Sé10-11 3-1 4-1 3-1 4-1 3-1 4-1 3-1 4-1 3-1
Sé12-16 4-1 4-1 4-1 4-1 4-1 4-1 4-1 4-1
Sé17    4-1 5-1 4-1 4-1 5-1 4-1 4-1 5-1 4-1
Sé18    5-1 5-1 5-1 5-1 5-1 5-1 5-1

TOUJOURS DES ÉTIREMENTS APRÈS POUR ÉVITER LE "RACKAGE"

mercredi 23 mars 2011

Et une autre étape!

Ça y'est!  Le Centre jeunesse de la Montérégie vient d'appeler!! Notre entrevue de pré-selection est le vendredi 1er avril!!!

Pendant cette entrevue, ils vont, si j'ai bien compris, passer en revue les réponses que nous avons données dans le questionnaire pour voir si nous sommes vraiment aptes à passer aux analyses psychosociales et à l'adoption en tant que telle.  Je ne suis pas vraiment inquiète quant aux résultats de cette rencontre. :-)

Youppi!!!!! Une autre étape sera bientôt franchie!!!

mardi 15 mars 2011

Intensité à contrôler


Je suis vraiment intense des fois. Trop. Une simple remarque, souvent anodine, et boum! Me voilà partie, enflammée, réagissant comme si ma vie en dépendait.

Ça ne doit pas toujours être évident pour mes interlocuteurs, d'autant plus que, bien que mes propos soient totalement cohérents dans ma tête, ils sortent souvent tout croche de ma bouche, me laissant pensive pour des jours... Qu'est-ce que j'ai dit? Qu'est-ce que les gens ont compris?

Donc, je vais essayer de corriger, ou à tout le mois d'améliorer, cet aspect de ma personnalité. :)


lundi 14 mars 2011

Ça progresse!

Le printemps se pointe le nez et je dois avouer que j'attends avec impatience le jour où il n'y aura plus de neige et de glace dans les rues! Actuellement, on fait un parcours d'un peu plus de 6 km dans lequel les rues sont bien déneigées, mais il est difficile d'aller explorer ailleurs, vu l'état de la chaussé.  Je ne parlerai même pas du Parc de la Cité, où on a manqué se casser la margoulette la dernière fois qu'on y a mis les pieds tellement c'était glacé!

Le plan est donc de continuer sur notre parcours bien dégagé quelque temps encore, afin d'augmenter la durée de course et de diminuer le nombre de pauses à la marche. Ensuite, nous augmenterons progressivement la distance, dans l'idée de pouvoir courir notre 10 km du marathon de Montréal (à la fin septembre) en une heure.

Je ressens une joie immense à aller courir à chaque sortie, qu'on tente de faire à tous les deux jours. Parfois on se retient, car on irait à chaque jour! Mais le mot d'ordre : éviter les blessures! Alors on va marcher à la place (chien oblige).

Voici un récapitulatif de notre entraînement à ce jour.


Sé1 = Séance 1

2 = courir 2 minutes; 2 = marcher 2 minutes.

TOUJOURS 5 MINUTES DE MARCHE AU DÉPART POUR L'ÉCHAUFFEMENT

Sé1-3   2-2 2-2 2-2 2-3 2-2 2-2 2-2 2-3
Sé4     2-2 2-2 3-2 2-3 2-2 2-2 3-2 2-3
Sé5-6   2-2 3-2 3-2 2-2 2-2 3-2 3-2 2-2
Sé7-8   3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2
Sé9     3-2 3-1 3-2 3-1 3-2 3-1 3-2 3-1 3-2
Sé10-11 3-1 4-1 3-1 4-1 3-1 4-1 3-1 4-1 3-1
Sé12    4-1 4-1 4-1 4-1 4-1 4-1 4-1 4-1
 

TOUJOURS DES ÉTIREMENTS APRÈS POUR ÉVITER LE "RACKAGE"

lundi 7 mars 2011

Entraînement

Bon, voici des nouvelles de nos premières semaines d'entraînement.

Premièrement, ça va bien!  Courir est une vraie drogue et pour la première fois depuis longtemps, j'ai VRAIMENT hâte que l'hiver finisse. À chaque fois que je vois tomber de la neige, je vois un obstacle à ma course. Et ce n'est pas long : dès la deuxième sortie, j'étais totalement vendue et accro!  Moi qui n'ai jamais été attirée par la course, me voici inscrite au 10km du marathon de Montréal!!!

En ce qui concerne l'entraînement en tant que tel, on avance lentement mais sûrement. Mon cardio s'améliore, mes muscles se renforcissent. Chaque sortie va un peu mieux que la précédente.

Voici un récapitulatif des premières séances d'entraînement.


Sé1 = Séance 1 (On ne parle plus de semaine, car on adapte l'entraînement selon notre progression. On court environ 1 jour sur 2, selon la température)

2 = courir 2 minutes; 2 = marcher 2 minutes.

TOUJOURS 5 MINUTES DE MARCHE AU DÉPART POUR L'ÉCHAUFFEMENT

Sé1-3 (5) 2-2 2-2 2-2 2-3 2-2 2-2 2-2 2-3 (étir.)
Sé4   (5) 2-2 2-2 3-2 2-3 2-2 2-2 3-2 2-3 (étir.)
Sé5-6 (5) 2-2 3-2 3-2 2-2 2-2 3-2 3-2 2-2 (étir.)
Sé7-8 (5) 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 3-2 (étir.)

TOUJOURS DES ÉTIREMENTS APRÈS POUR ÉVITER LE "RACKAGE"

lundi 28 février 2011

Dans l'autobus - L'Autruche

L'Autruche a les fesses trop grosses pour s'asseoir dans l'espace exigu disponible. Elle s'acharne quand même et dépose finalement son imposant postérieur sur le siège, en jetant un regard mauvais au pauvre homme assis à côté d'elle, qui n'y est pour rien...

lundi 21 février 2011

J'ai le cardio d'un vieil âne portugais...

On s'est mis à la course, mon chum et moi. Oui oui, la vraie de vraie course à pied, avec des super chaussures et des petites gourdes à la taille.  On a déjà deux entraînements de faits.

Mais c'est pas les gros chars, comme dirait l'autre... J'ai le cardio d'un vieil âne portugais!

On s'est fait conseiller d'y aller très doucement. Primo, on ne veut pas se blesser, et secundo, on veut rester motivés!

Pour commencer, et parce qu'on est quand même déjà relativement en forme, on a décidé de doubler l'entraînement suggéré dans ce programme, que je reproduis ci-dessous histoire de l'avoir sous la main...


S1 = semaine 1; 
2-3 = 2 ou 3 fois par semaines;  
2 = courir 2 minutes; 2 = marcher 2 minutes.

S1   2-3    2  2    2  2    2  2    2  3
S2   2-3    2  2    2  2    2  2    2  2    1  3 
S3   3      3  2    3  2    3  2    3  3 
S4   3      4  2    3  2    3  2    4  3 
S5   3      5  2    3  2    4  2    4  3 
S6   3      5  2    3  2    5  2    5  3 
S7   3      5  2    7  2    5  2    5  2
S8   3-4    6  2    10 2    5  1    4  2 
S9   3-4    6  2    12 2    6  2    4  3 
S10  3-4    9  1    10 2    6  2    8  3 
S11  3-4    10 2    10 2    10 2    5  3 
S12  3-4    12 2    12 2    12 2    5  3
S13  3-4    15 2    15 2    16 3 
S14  3-4    20 2    20 2    10 3 
S15  3-4    25 2    25 2    2  2 
S16  3-4    28 4    26 2


Donc, pour la semaine 1, on répète deux fois ce qui est suggéré. Probablement qu'on fera la même chose jusqu'à la semaine 7, et on verra ensuite comment ça va...

Je ne suis pas super bonne, mettons. Mon chum a l'air d'avoir le goût de partir comme une gazelle tandis que je me traîne les pieds en arrière. Mais c'est vraiment plaisant, par contre!  J'adore ça! Et ma super cousine vient de nous lancer un petit défi très motivant : faire une course de 10km cet été, pour une fondation quelconque. J'embarque à fond!

J'ai hâte de venir vous dire que je m'améliore!

mercredi 16 février 2011

Téléphone-moi-a-aaaa, appelle-moiaaaa, et dis moi-aaaa-a-a-a (sur un air connu)

Toujours pas de nouvelle du Centre jeunesse.  Pour ceux que ça intéresse, on attends que le téléphone sonne pour savoir quand auront lieu nos entrevues... Alors c'est ça qui est ça!  Moi qui n'aime pas parler au téléphone, ça faisait longtemps que je n'avais pas vérifié le répondeur à ce point là en rentrant du travail. ;-)

mardi 15 février 2011

Souvenir tenace #1

On en a tous, de ces souvenirs, qui refont surface sans qu'on ne sache trop pourquoi... Des souvenirs d'enfance, accrochés dans les neurones, revenant en avant-plan, aux dépends de milliers d'autres souvenirs certainement plus intéressants.

Pourquoi ces souvenirs là, souvent insignifiants? Je ne sais pas... J'ai envie d'en raconter ici, de ces collants extraits de ma vie. Ça me permettra peut-être d'analyser un peu pourquoi ils sont toujours là!

Souvenir tenace # 1

Ça se passe au primaire... Mon institutrice est une femme, donc ça ne doit pas être en 6e année (puisqu'en 6e, j'avais un prof homme). Ça devait être en 2e, genre... L'institutrice, donc, demande à la classe : « Savez-vous ce qu'est une fenêtre à guillotine? ».  Personne ne semble vouloir répondre. Alors moi, je lève la main, et j'explique avec mes bras que c'est une fenêtre qu'on referme en prenant les deux battants sur le côté et en les ramenant au centre...

Je me rappelle de son regard empathique et de sa voie douce, me disant que j'avais la mauvaise réponse.  Je me rappelle de sa gentillesse... Je me rappelle que c'était certainement une des première fois de ma vie que je donnais une mauvaise réponse en classe.  C'est probablement pour ça que je m'en rappelle...

Et étonnamment, ce souvenir revient dans ma tête à chaque fois que je vois une fenêtre à guillotine... Donc, assez souvent quand même. Pop! Retour au primaire instantané, et à ma gentille institutrice qui m'annonce que je n'ai pas la bonne réponse...

Voilà! C'était mon souvenir #1. Je vous l'avait dit, rien de bien palpitant...  Mais vous ne payez rien pour attendre! J'en ai d'autres en réserve!

samedi 5 février 2011

La maison du bonheur

Des fois j'aurais envie d'inviter un magazine de décoration chez nous. Je regarde ça et je trouve tellement ça beau... Je trouve ça chaleureux, gai, coloré, sobre, flyé, moderne mais en même temps vieillot.. Mais je pense que c'est parce qu'il y a beaucoup d'amour dans notre maison que j'aime ça. Partout où on regarde, il y a de l'amour!  C'est pour ça que c'est beau. C'est parce qu'on s'aime.

Désolée, c'est vraiment quétaine comme post... Bof, m'en fous. C'est sincère.

jeudi 3 février 2011

Ça va vite!!!

Bon, alors comme je le disais dans mon dernier message, mon amoureux et moi nous lançons dans la grande aventure de l'adoption par la DPJ.

Adopter au Québec n'est pas si compliqué, et pas si long, si on décide de tenter notre chance comme famille d'accueil en vue de l'adoption, plutôt que dans un projet d'adoption pure. Et c'est également gratuit, ce qui n'est quand même pas à négliger, quoique ce ne soit pas la raison qui ait motivé notre choix.

En choisissant d'être famille d'accueil en vue de l'adoption, nous acceptons pas mal de chose avant de pouvoir adopter réellement l'enfant :

  1. Nous acceptons chez nous un enfant dont les parents biologiques ont de sérieux problèmes. Assez sérieux pour que les travailleurs sociaux de la DPJ pensent que l'enfant ne retournera plus jamais avec eux.
  2. Nous acceptons que nous devons attendre au minimum un an avant de pouvoir demander l'adoption de cet enfant. Une année (minimum) pendant laquelle  l'enfant aura des contacts réguliers avec ses parents biologiques, si ces derniers le désirent, évidemment.
  3. Nous acceptons qu'il y a des chances que l'enfant retourne avec ses parents biologiques au bout de cette année, ou qu'il reste avec nous "avec sursis" d'une année à l'autre, selon le comportement des parents biologiques et selon le "feeling" du juge.
  4. Nous acceptons que nous ne pourrons pas signer les papiers importants pour notre enfant : vaccins, inscription à l'école, à la garderie, passeport, etc. Et ce, jusqu'à ce que le jugement d'adoption soit déposé.
Mais pourquoi adopter au Québec, alors? Pourquoi se donner le trouble? Pourquoi risquer d'être séparés d'une enfant auquel on va s'attacher?
  1. Parce que ces petits loups, ils ont besoin de nous. Ils ont besoin d'êtres sortis de milieux nocifs pour eux.
  2. Parce que mon amoureux et moi, on est capables de s'investir dans une situation comme celle-là, et qu'ils ont besoin de gens comme nous, avec une tête sur les épaules et le cœur bien accroché, pour passer au travers de toutes les étapes qui mènent à l'adoption.
  3. Parce que les statistiques qu'on a vues nous laissent croire que les chances sont excellentes pour que ça fonctionne.
  4. Parce que nous pensons qu'il est quand même bien pour un enfant de rester dans son milieu de naissance, de ne pas perdre tous ses repères dans la vie. Il va changer de famille, mais pas de langue, pas de pays, pas même de ville. Il va connaître ses parents bio, et je vais les connaître aussi, par la même occasion. Selon le cas, nous pourrons même établir un mode de fonctionnement qui pourra être bénéfique pour notre enfant, et ce même après l'adoption. Je dis selon le cas, car on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve...
Bref, c'est un projet qui nous tient réellement à cœur et qui nous inspire. Je vais certainement reparler de nos motivations.

Mais là, ce qui m'excite au plus haut point et que j'avais envie de vous dire, c'est que deux des quatre personnes qui seront nos références à la DPJ viennent de nous contacter pour nous dire qu'ils ont reçu les papiers à remplir.

C'est très drôle, pendant que mon amie d'enfance me le disait sur MSN, l'ami de cégep de Steph lui annonçait par téléphone.  Steph et moi on s'est appelés en même temps quasiment pour se le dire! :)))

On avait envoyé notre formulaire d'inscription le 24 janvier, et nos personnes références ont déjà reçu leur papiers!!! Donc, le dossier avance!  Ça va vite!!! Hiiiiiiii!!!

lundi 31 janvier 2011

Une fin d'année qui marque le début...

Voici donc le second message non achevé promis pour aujourd'hui. Il devait à l'origine être publié le 12 décembre 2010...



Quelle drôle d'année que celle qui se termine. Une année centrée sur un projet de couple : avoir un enfant. Et je dirais que c'est un peu pas mal pour ça que je n'ai pas été très prolifique comme blogueuse durant les derniers mois : l'idée d'étaler mes déboires quotidiens avec ce projet ne m'enchantait guère...

Mais malgré tout ça, il s'en est passé des choses positives cette année. Et plus je défile les « Publications antérieures » de mon Facebook, plus je me rend compte qu'on en oublie des bouts au fur et à mesure que le temps passe.

Voici donc une revue de mes meilleurs moments de 2010, en quelques lignes, histoire de garder une trace. Je suis tellement poche avec les années, ça va m'aider à pouvoir me dire : « Oui, oui, ça c'est arrivée en 2010! ».

Janvier
  • Ski de fond, bouffe, Wii, partys...  C'est pas mal se qui caractérise le mois de janvier 2010. Rien de spécial. :)
Février
  • Fin de semaine tri-générationnelle avec ma mère, ma sœur et ma nièce. Un  beau moment entre filles, que j'espère pouvoir refaire cette année...
  • Découverte du parc à chien de Saint-Hubert et de la forêt qui l'entoure où on peut promener le chien sans laisse!!!
  • Fin de semaine dans Charlevoix avec les Villeneuve : glacé glacé, un peu plus et je me cassais quelque chose en ski de fond!
Mars
  • Voyage en Floride pour visiter mon parrain et ma marraine. Moments forts (outre le fait d'être en bonne compagnie) : on nage avec les dauphins et on visite les bayous en aéroglisseur!
  • Baptême de ma filleule Célia
Avril
  • Retrouvailles avec les anciens des comms de l'Université de Montréal. Pas mal cool.
  • Concrétisation de mon projet de matchage entre mon beau-frère et ma super collègue.. Et ça dure encore!!! :)))
  • Première charge de cours à l'Université de Sherbrooke.
  • Baptême de mon filleul Julien
Mai
  •  Je me suis offert Le téléphone sonne toujours deux fois
Juin
  • Big Bazar!!!  C'était très bon!
  • Party de la saint-Jean absolument délirant avec karaoke toute la nuit.
Juillet
  • Voyage en Italie!!!De Mantova à Venise en vélo/bateau... Quelle aventure!
Août
  • Mariage de Christine et Daniel!!!
  • Achat de ma nouvelle voiture!
Septembre
  • Il ne s'est vraiment rien passé de spécial en septembre, me semble, c'est fou...
Octobre
  • Soirée de fête surprise pour mon amoureux
  • Visite « nostalgie » du petit bois du curé à Saint-Prime et du boulevard Sacré-Cœur, du cégep et de la poly à Saint-Fé, et visite de la ferme de mes amis Nancy et Mario
  • Début de mon régime Dukan : 20 livres de perdues!
Novembre
  • Souper cousins-cousines
Décembre
  • On a fini de rénover la chambre du sous-sol
  • Rencontre avec la belle Duca!
  • Gagne une journée de congé pour ma fête ainsi qu'un bon d'achat de 250$ au Polar Bear. Mon mois chanceux!
  • Soirée de filles avec Christine et M-J.
Mais il est aussi arrivé quelque chose de spécial en décembre. Le genre de quelque chose qui surprend... Qui fait finir l'année avec un sourire dans le visage.

En fait, pour ceux qui ne le savent pas, mon amoureux et moi avons décidé, il y a quelques mois, qu'on allait s'inscrire sur le liste de la DPJ pour devenir famille d'accueil en vue de l'adoption. Un tel processus est long, et on nous avait dit, lors de notre appel pour manifester notre intérêt au mois d'août 2010, que la première rencontre d'information allait être en mars 2011. Et bien juste avant Noël, en rentrant à la maison, on avait un beau message sur le répondeur nous invitant à la première rencontre d'info... le 11 janvier! Toute une surprise!!!  On était fous comme des balais! Deux mois en avance!

Tout ça pour dire que l'année a fini en beauté. J'en ai beaucoup à raconter sur le sujet. Mes prochains billets porteront très certainement sur cette aventure, qu'il me tarde de vivre... et de raconter!

samedi 29 janvier 2011

Souper surprise!

Ok, alors ce texte aurait dû paraître en octobre 2010. Mieux vaut tard que jamais... ;)



Ça faisait déjà quelques semaines que je pensais à cette soirée. Depuis trois ans que nous sommes ensemble, je n'avais jamais eu l'occasion d'organiser quelque chose à mon amoureux pour sa fête. On dirait qu'au début octobre, nous sommes toujours en voyage quelque part... Mais pas cette année!

Il y a quelques semaines, donc, j'ai décidé que j'organisais un surprise souper (prononcez à l'anglaise) pour mon homme.

Première étape : décider du format. Ça faisait longtemps que je n'avais pas reçu ses frères et sa sœur, alors je me dis que j'allais faire ça simple : un souper avec eux, et peut-être 2-3 autres personnes. Pas de gros party. Le format "on est 50 dans la maison" est quand même assez exigeant, et garder le secret pour une soirée de ce genre relève de l'exploit. Et après tout, il n'arrive qu'à ses 34 ans, mon jeunot. Pas de changement de dizaine cette année. Donc, pas de gros party.

Deuxième étape : décider de la date!  Sa fête est le 6. Un mercredi. Alors on fait le souper le week-end avant ou celui d'après? On devait le faire celui d'après, avant que je ne réalise que c'était le week-end de l'Action de Grâces, et que nous n'étions même pas en ville cette fin de semaine là. Alors allons-y pour le week-end d'avant. Malheureusement, Nathalie et Simon sont en voyage. Par contre, Louis est en ville!  Mais pas libre le samedi... Allons y donc pour le vendredi! En plus, Éric est disponible et Tu Hanh est de retour de son contrat, donc là elle aussi!  Ce sera quand même une belle surprise!

Mais le vendredi... je travaille!  Je ne peux pas cuisiner!  Que faire pour que Stéphane ne se rende pas compte que je suis en train de lui préparer une surprise, mais pour avoir un souper sur la table quand même? La solution miracle : sushis, makis et autres japonaiseries! Je décide donc de commander à l'avance une montagne de petits régals, chez mon restaurant préféré au monde pour les suhis, le Makita. Une fois cette décision prise, je me dit que je dois absolument inviter ma sœur aussi!  Ma sœur, la plus grande amateure de sushis que je connaisse!  En plus, ce sera l'occasion pour elle de rencontrer Louis et Virginie, qu'elle ne connait pas encore!  C'est parfait!  Voici donc le groupe complet!

Troisième étape : le plan! Le plan que nous concoctons par l'entremise de plusieurs échanges sur Facebook est le suivant : Louis, qui est en ville pour la semaine, doit faire croire à Stéphane qu'il n'est pas libre de la semaine. Éric, grand comédien devant l'éternel, doit appeler Stéphane pour lui dire qu'il va passer le vendredi en début de soirée pour lui emprunter un outil, gardant ainsi Stéphane captif de la maison. Moi, je fais mon innocente, et le jeudi, à l'insu de mon chum, je vais commander les suhis au resto et je passe à la SAQ pour acheter du vin, que je cache dans ma voiture. Louis sera en charge, le jour J, d'aller chercher la commande et de nous apporter un gâteau.Ma sœur, elle, doit simplement arriver comme ça, en passant dans le coin. Ce qui, soit dit en passant, est la partie risquée du plan, car ma sœur ne passe jamais comme ça, en passant, puisqu'elle habite à l'autre bout du monde! :)

En arrivant à la maison après le travail, le vendredi (Jour J), Stéphane m'annonce (à ma grande surprise!) qu'Éric va passer plus tard pour chercher un outil. Parfait. Stéph et moi on s'en va prendre une marche avec le chien, comme d'habitude. Tout est sous contrôle pendant cette marche, sauf le chien, qui semble irrésistiblement attiré vers une voiture stationnée dans une rue non loin de chez nous. Le coquin devient tout excité et veut aller sentir par la fenêtre de l'auto. Stéphane et moi retenons le chien en le grondant, et on poursuit notre marche.

Rendus à la maison (alors que j'avais convaincu mon chum qu'il serait l'fun de se commander de la pizza), Louis et Virginie sonnent à la porte. Je fais mon innocente : "Mais qu'est-ce que vous faites là???". Et Louis de me répondre qu'ils s'en vont souper chez une amie de Virginie qui habite la Rive-Sud, mais qu'ils ont pensé venir nous dire un petit bonjour en passant. Qu'à cela ne tienne, j'avais une bouteille de rouge de débouchée. Je leur offre un verre.

Sur ces entrefaites, Éric et Tu Hahn arrivent pour "chercher un outil". Puisque Louis et Virginie sont là, ils acceptent eux aussi un verre de vin. Pendant que Stéphane est dans le garage pour rapporter l'outil en question, nous on se bidonne et on rit sous cape de sa crédulité!

Stéphane revient du garage, et à ce moment, ça sonne à la porte. Christine!  Qui passait par là!!!  Stéphane est aux anges de toute cette visite surprise et l'invite à venir prendre un verre avec nous. Christine de s'excuser de nous déranger, de nous demander si on est certains que c'est correct, etc. L'excellence de sa performance fait en sorte que Stéphane continue à ne se douter de rien.

Puis, alors que tout le monde est debout, un verre à la main, j'annonce à mon amoureux que tout le monde n'est pas là par hasard. Qu'en réalité, il s'agit de son souper de fête!!! Complètement abasourdi, il nous regarde, ne comprenant plus rien!  C'est alors qu'une armée de petites abeilles se précipitent dans les voitures pour rapporter des sushis, des bouteilles de vin, une soupe miso, des baguettes et bien sûr, un gâteau d'anniversaire!

Stéphane n'en revenait tout simplement pas! Il était fou de joie! Sa surprise valait tous les efforts mis dans l'organisation de la soirée. On a mangé des sushis et des makis jusqu'à en éclater... Et que dire de la soupe miso surprise!  Et du gâteau au chocolat!

Un peu plus tard dans la soirée, ma sœur me dis : "Tu as dû capoter quand vous êtes passés à côté de moi en prenant une marche?". Moi, complètement perdu, je répond : "Hein?  Comment ça on est passés à côté de toi???"

On n'avait rien vu!  Mais la voiture vers laquelle le chien voulait à tout prix se rendre était la minivan de ma sœur, qui nous a distinctement vu passer à côté d'elle, tout en essayant de se cacher dans l'habitacle.  Elle était certaine de se faire prendre!  Et bien non, même moi je n'avais rien vu!  Seul Jakkar avait senti la présence de ma sœur!  Quel toutou, ce Jakkar!

En résumé, une magnifique soirée en excellente compagnie, et un souvenir mémorable encore totalement vivant dans mon esprit!

vendredi 28 janvier 2011

Le retour de la grenouille

Je suis toujours en vie! Je crois que j'ai simplement l'ambition d'écrire des textes trop élaborés pour le temps que j'ai. Tant et si bien que j'ai 2-3 débuts de textes non publiés qui n'attendent qu'une conclusion... Dont une revue de l'année 2010 qui va finir par être très hors contexte si je tarde encore pour la mettre en ligne...

Alors promis, deux nouveaux vieux textes seront en ligne d'ici la fin janvier. Et après, des textes plus courts, mais plus fréquents!

jeudi 16 septembre 2010

Le métier de maçon (ou l'art de bâtir des murs)

Bâtir des murs ne s'apprend pas en un jour.  L'apprentissage commence habituellement à un jeune âge. Disons vers 5 ou 6 ans, à l'école. C'est à ce moment qu'on se bâtit un petit mur de papier mâché, fragile, qui résiste à peine aux attaques mesquines de nos « amis ». Petit mur sans envergure qui s'envole au moindre coup de vent, nous laissant sans défense devant la méchanceté.

À l'adolescence, déjà, on est en mesure d'appliquer un bouclier de carton pour nous protéger des tourbillons émotifs caractéristiques de cette période. Un bouclier qui s'effrite sous les larmes amères des défaites amoureuses, des injustices parentales, des blagues de mauvais goûts, des amitiés brisées... Bouclier qui nous semble parfois si peu devant les dragons qui nous entourent, si peu qu'on voudrait parfois le baisser et tout abandonner...

Puis on devient adulte. Et on se rappelle des trois petits cochons. Et c'est de la brique qu'on commence à poser autour de soi. Lentement... Un échec amoureux : une brique. Impossible de payer le loyer, la honte : une brique.  Un autre échec amoureux : une autre brique. Une trahison : une brique.  Et on se sert de ses larmes pour lier le ciment. Les larmes coulent, et coulent, et le mur monte... Tellement lentement qu'on se demande quand elles vont arrêter de tomber, ces larmes. On les a en travers de la gorge, les yeux rougis. Et un jour, le mur arrive aux genoux. Les coups bas ne nous font plus rien. C'est le calme plat émotif devant des mesquineries qui auraient fait s'envoler le papier mâché des jeunes années. Ça fait du bien.

Alors on continue! On veut arrêter de souffrir devant les gros combats!  Alors vaillamment, on se remet à la tâche. Les briques montent, et montent. Le mur arrive au niveau du cœur. Les trahisons, les amours perdues, les échecs amoureux, la mort, on n'en peut plus. On se protège le cœur au point de devenir méfiant, frileux, indifférent même... Jusqu'à ce qu'on trouve quelqu'un pour sauter par-dessus le mur et venir nous y retrouver du bon côté.

Et c'est à ce moment qu'on se dit : « Ça y est!  Je n'ai plus mal!  J'ai réussi!  Je suis heureuse! Les mesquineries ne m'atteignent plus, les coups bas et les coups aux ventre sont sinon déviés, à tout le moins amortis, et mon amoureux a su sauter par-dessus le mur de ma méfiance! Finies les batailles, la vie n'a qu'à bien se tenir devant mon mur de brique! »

Mais un mur de brique devant Mère Nature, ça ne vaut rien. Mère Nature s'infiltre dans les failles, peu importe notre expérience en tant que maçon. Insidieuse, elle vient nous bousiller le ventre, le cœur, les tripes. On résiste, tant bien que mal. On espère que le mur va tenir. On espère de tout notre être, mais le mur s'écroule.

On a perdu la bataille... On pleure. On essaie de se resaisir, mais à force de ruminer, on se rend compte que, pour rester forte devant certains combats, tout ce qu'il nous reste c'est non pas l'espoir, car les espoirs sont trop souvent déçus, mais plutôt la certitude. La certitude que la vie que nous menons est magnifique, que notre amoureux est sensationnel, que notre famille et nos amis sont merveilleux, que des projets délirants nous attendent. Il faut vivre avec les certitudes. Il faut être conscients, toujours, de ce qu'on a, plutôt que de pleurer sur ce qu'on n'a pas. C'est le seul moyen de se tenir debout et de rester souriants dans le difficile combat émotif et physique dans le but d'obtenir ce qu'on n'a pas.

Et de se répéter : « On va l'avoir ce bébé » n'est peut-être pas la bonne solution. Il faut se dire : « Quoi qu'il arrive, nous serons heureux, ensemble. »

mardi 2 mars 2010

L'imposteur... Encore ce sacré syndrome

La personne souffrant du syndrome de l’imposteur a du mal à s'attribuer les mérites de sa réussite : elle pense avoir réussi par sa seule « volonté besogneuse » ou par la chance, et non par son intelligence ou son talent. Elle pense du coup que tôt ou tard elle sera démasquée.
(Source : http://www.coachingavenue.com/2/view_news.php?id_news=386)
Il y a un mois, un ami sur Facebook a annoncé ceci dans son statut : Chargées et chargés de cours recherchés en multimédia.

En gros, la personne recherchée dirigerait, sous forme d’ateliers pratiques répartis sur 45 heures, les projets d’une dizaine d’étudiants de maîtrise dans le but de développer, chez ces derniers, une expertise dans un domaine spécifique des médias numériques et de faire comprendre les conditions d’arrimage des différentes expertises nécessaires aux réalisations collectives.

La personne recherchée devait posséder :
  • un diplôme de 2e cycle universitaire; Check!
  • de l’expérience d’enseignement; Check!
  • de l’expérience dans le domaine des médias numériques ou du multimédia. Check!
Intéressée, je laisse un commentaire à mon ami, lui demandant les dates exactes de disponibilité requise, car on parlait, dans l'offre, de la session d'été. Pas question de remettre en question mes vacances de juillet!

Une réponse me parvient du responsable du programme de communications. Ce dernier m'invite à lui laisser mon numéro de téléphone, car il aimerait m'appeler pour m'expliquer plus en détails le poste.  Je lui envoie.

Puis, plus de nouvelles.  Un peu soulagée, je me dis qu'ils ont déjà dû combler le poste. Et plus j'y pense, plus je me dis que, de toutes façons, je n'aurais pas fait l'affaire.

« De l'expérience en multimédias, ça veut dire quoi, au juste?  Est-ce que le fait de travailler depuis 15 ans dans l'univers du développement Web, comme chargée de projets, programmeuse, graphiste, productrice de contenus et j'en passe, peut permettre de considérer que j'ai de l'expérience dans le domaine des médias numériques?  Que cherchent-ils, au juste?  Et ce cours, est-il déjà monté?  Aurait-il fallu que je m'en tape le montage complet?  Ouf, non, ce n'est pas une perspective qui m'enchante particulièrement. Bien contente qu'il n'ait pas rappelé! »

Et bien il m'a appelée ce matin. Nous avons discuté quelques minutes au téléphone. Cette charge de cours est VRAIMENT intéressante. Il s'agit vraiment de superviser, d'un point de vue pratique, les travaux d'étudiants qui proviennent, pour la plupart, du marché du travail. Leurs problématiques sont concrètes et ancrées dans la réalité.  De plus, le responsable du programme donne le cours théorique complémentaire à ce cours pratique. Nous serions donc collaborateurs, complémentaires...  Donc, pas vraiment de cour à monter de mon côté. En plus, les dates conviennent parfaitement! Du 26 avril au 19 juin, tous les lundis soirs, ainsi que quatre samedis.

Ce serait l'occasion, pour moi, de me mettre les pieds dans l'Université. Qui sait, je pourrais peut-être gagner ma vie comme chargée de cour, éventuellement?... Finie la vie de bureau, le 8 à 4, le métro-boulot-dodo.

Mais les questions demeurent... Ai-je réellement les compétences requises pour être chargée de cour à la maîtrise???

Je dois donner ma réponse d'ici vendredi... Une partie de moi dit « Fonce!  Tu penses depuis des années à donner une charge de cours, fonce!  On te l'offre sur un plateau d'argent!!! »  Et l'autre partie rétorque « D'accord, mais tout d'un coup je me plante... »

Tout d'un coup je me plante?

jeudi 28 janvier 2010

Bogue dans l'écosystème

Depuis le début de l'hiver, j'ai recommencé à prendre l'autobus pour aller au travail. Je devenais de plus en plus tendue et agressive par mes voyages en voiture, matin et soir. Avoir attendu encore deux semaines avant de recommencer à prendre l'autobus, j'aurais sans aucun doute pu figurer aux nouvelles de 18 h, dans un cas de rage au volant.

J'en veux pour preuve la fois où j'ai klaxonné et gesticulé outrageusement (et envoyé un "Eille, claire-toi d'in jambes, au moins", la vitre baissée) envers un gars qui venait d'avoir un accrochage, parce que le pauvre s'était garé dans la voie où je circulais et qu'il se tenait bêtement debout dans l'autre voie, à deux mètres de son char, afin de constater les dégâts à sa voiture (bloquant ainsi les deux voies, vous l'aurez compris). Il faut dire que "le pauvre" en question était un sacrament de crosseur qui n'arrêtait pas de couper le monde par la droite pour avancer plus vite dans l'espèce de tapon qui tenait lieu de route à deux voies dans laquelle on roulait à 7km/heure... C'est pas drôle, ça m'enrage juste d'en parler!

Bref, je prend maintenant l'autobus. Un endroit zen, toujours chaud, où tout le monde dort, ou lit, ou écoute de la musique dans ses écouteurs. Un endroit où j'ai toujours une place assise (la 32 et la 132 pour la Rive-Sud, ça n'a rien à voir avec la 80 sur du Parc, mettons, côté quantité de monde). Un endroit où il fait bon, à partir de notre voie réservée, voir la file de voitures qui attendent leur tour pour embarquer sur le Pont Champlain et se dire que, beau temps mauvais temps, nous, on arrive pas mal toujours à la même heure... Awww, l'autobus...

Et bien hier, dans ce bon vieil autobus, j'ai eu la chance et le bonheur d'être assise juste en avant de la fille qui parle le plus fort au monde. Le plus fort au monde entier. Dans toute la galaxie. Dans l'univers intersidéral. C'est pas mêlant, je ne m'entendais plus penser. Elle était assise tout au fond de l'autobus, et lorsqu'on a débarqué par la porte d'en avant, on entendais encore distinctement tout ce qu'elle disait.

Alors on a beaucoup appris sur Haïti, la console Wii, le fait qu'elle n'avait pas eu le temps de prendre ses pauses, qu'elle dîne à 11 h 30, sur sa grand-mère atteinte d'Alzheimer qui se fâche quand on lui rappelle pour la troisième fois qu'elle doit aller se laver. Moi avec je me fâcherais si on me parlait aussi fort!!! Câline!!! Steph et moi (on était ensemble), on a même décidé d'un commun accord de ne pas se parler pendant le voyage. C'était peine perdue, elle parlait trop fort et il fallait nous-mêmes trop hausser la voie pour s'entendre.

N'empêche, c'est drôle pareil les gens qui n'ont aucune retenue comme ça. Et en plus elle parlait avec une petite madame qui avait, elle, une toute petite voix... Peut-être qu'elle était gênée par son interlocutrice...

Bref, j'espère que mon havre de paix n'est pas contaminé pour toujours. Car je dois dire que, dans la 32 et la 132, on voit pas mal toujours le même monde... Je vous en reparlerai! C'est tout un écosystème!

jeudi 21 janvier 2010

La mémoire du subconscient

Il y a plusieurs jours que je me sens maussade, stressée, voir même triste... C'est très étrange, car en réalité, tout va bien! Mon amoureux et moi filons toujours le parfait bonheur. Nous avons des plans pour deux super voyages, ainsi que des projets de rénovation mineurs et pas trop demandant... Au boulot, ça va bien, les projets sont intéressants et le monde pas trop chiant. Mes amis sont super, ma vie sociale et affective est à son top. Je ne suis même pas en SPM!

Hier, j'ai été voir ma massothérapeute, et même elle n'a pas réussi à m'enlever complètement le stress que je ressens en plein milieu du dos... Sans blague, je ne savais pas, jusqu'à ce matin, ce qui me mettait les nerfs en boule comme ça.

C'est en discutant avec une collègue de travail que ça m'a sauté en pleine face. Je passe une hystérosalpingographie aujourd'hui. C'est quoi, ça? Et bien c'est tout simple : c'est un examen qui sert à vérifier si mes trompes de fallope sont bien dégagées en vue de l'ovulation. La saga de la fertilisation recommence.

Pour tout dire, je croyais être emballée par cet examen, qui marquait le point de départ de nos nouveaux essais pour concevoir un mini nous. Depuis des jours, je me répète que je suis excitée d'enfin passer cet examen, une affaire de 15 minutes qui va peut-être me donner un peu mal au ventre, mais sans plus...

Alors pourquoi ai-je manqué pleurer en en parlant à ma collègue ce matin?

C'est simple : l'examen est associé à une échographie...

Mes dernières expériences en terme d'échographie se sont soldées par un curetage. Je crois que mon subconscient a peur d'une mauvaise nouvelle... Alors plus l'heure avance, et plus ma colonne vertébrale est raide.

Je dois y aller. Maintenant.

*** Edit 14h20 : tout va bien. Enfin un examen qui se passe bien! Ouf!!!***

mercredi 9 décembre 2009

Émotions extrêmes

Je n'ai pas beaucoup écrit récemment. Certaines personnes m'ont même demandé ce qui se passait. N'avais-je rien à raconter? Étais-je trop occupée? Un peu des deux, peut-être... Ou peut-être tout simplement vivais-je des choses que je ne pouvais pas raconter? Que je ne voulais pas raconter?

Et bien à force de ne pas raconter, on finit par se faire prendre par la vie... À force de cacher les bonheurs que l'on vit pour pouvoir tout dévoiler au moment prescrit par les règles sociales, on finit par n'avoir plus rien à raconter... Et comme certaine expériences changent dramatiquement le cour d'une vie, je me suis dit que si je ne racontais pas maintenant ce qui m'est arrivée, il manquerait une parcelle de vérité à toutes les prochaines histoires que je raconterais ici. On ne peut simplement pas passer outre certains moments de vie quand on veut projeter une image de soi qui soit vraie...

Alors voilà l'histoire. Le mardi 27 octobre 2009, j'ai vécu un des plus beaux moments de ma vie. Un moment à couper le souffle. Une surprise sans nom, totalement inattendue et inespérée. Ce mardi là, j'ai appris que j'étais enceinte. Contre toute attente, et ce juste au moment où mon amoureux et moi entreprenions des démarches avec une clinique de fertilité, j'apprenais que la nature avait fait son œuvre. Non pas un, mais deux tests de grossesse m'indiquaient qu'un petit être prenait tranquillement forme dans mon ventre.

Mon amoureux et moi étions aux anges... La future chambre prenait forme dans nos esprits. Des noms nous "popaient" en tête. Nous nous mettions d'accord sur les valeurs de base à transmettre, les compromis que nous ne voulions pas faire dans notre couple, les changements que nous étions prêts à assumer... Nous nous préparions à être les meilleurs parents possible pour ce petit bout de nous.

Puis, la fatigue du début de grossesse s'est installée. Une fatigue qui me transformait en éléphant tellement je me sentais lourde parfois! Et des douleurs qui me transperçaient la poitrine. Et le dégoût de la viande. Ouach!!! À lever le cœur! Et également le deuil des bains très chauds, de la caféine, des viandes froides et bien sûr de l'alcool, bien que ce dernier deuil soit étonnamment le plus facile à assumer. Mais ces désagréments, je les embrassait de tout mon être. J'étais enceinte!!! J'étais prête à vivre tout ce "négatif" pour tenir dans mes bras le plus positif qui soit, notre petit bébé.

Les inquiétudes n'ont toutefois pas tardé à surgir. Le dimanche 8 novembre, de légers saignements m'ont déstabilisée. Un appel chez le gynéco me rassure momentanément. Il est fréquent, en début de grossesse, de voir de légers saignements. En fait, ce serait genre une femme sur trois qui les expérimenterait. Mais le mardi, les saignements sont toujours présents. À huit heures du soir, mon chum arrive du volleyball. Je lui demande s'il accepterait de venir à l'urgence avec moi, histoire d'en avoir le cœur net. C'est parti pour une nuit à l'hôpital! Nous voyons le médecin à 4 heures du matin. Celle-ci m'examine et semble positive. L'utérus est bien fermé, et je ne saigne plus. Selon elle, je m'inquiète pour rien. Mais elle me prescrit quand même une échographie pour le lendemain matin, en radiologie. L'échographie révèle que j'ai bel et bien un bébé dans mon utérus. Un bébé de 5 semaines et 2 jours... 5 semaines et 2 jours? Impossible. Mes calculs indiquent que j'en suis à 6 semaines et 5 jours... Et vous ne le savez peut-être pas, mais une fille qui essaie d'avoir un bébé depuis près d'un an, ça connait sa date d'ovulation. Ça prend sa température. Et 5 semaines et 2 jours, c'est impossible...

Mais le médecin me rassure. Tout est possible, avec la nature, et je suis bel et bien enceinte. Il ne reste qu'à attendre mon rendez-vous chez le gynéco, le 2 décembre, pour voir si le bébé se développe normalement.

Je vis des journées légèrement angoissantes. Mais les saignements disparaissent. Je me calme un peu, en me disant que les chances pour que tout aille bien sont quand même plus grandes que les chances pour que quelque chose tourne mal.

Le 21 novembre, les saignements reprennent. Très faiblement. Et comme par magie, le bureau de mon gynéco m'appelle pour savoir si je désire devancer la date de mon rendez-vous! Évidemment! Ce sera donc le vendredi 27 novembre, juste avant de partir en week-end d'amoureux pour fêter nos deux ans à mon chum et moi.

Le vendredi après-midi, mon amoureux et moi arrivons chez le gynéco. J'ai le coeur qui veut sortir de ma poitrine tellement je suis angoissée! Le médecin me passe une échographie avec un vieil appareil pas très précis. Le bébé a grandit depuis la dernière fois!!! Ouf!!! Bonne nouvelle, il semble être autour de 7 semaines... Encore un peu petit selon mes calculs, mais le médecin est confiant! "Vous êtes enceinte jusqu'au cou", me dit-il, tout joyeux. "Arrêtez de vous inquiéter". Il me demande quand même de revenir le voir le jeudi suivant, afin de mieux mesurer le bébé, car il est encore trop petit pour que son appareil puisse faire une datation qui a de l'allure. Le jeudi suivant, il devrait avoir doublé de volume.

Rassurés, nous passons un week-end de rêve dans les Laurentides. Le jeudi suivant, 3 décembre, je vais à mon rendez-vous chez le gynéco, un peu angoissée quand même, mais ne demandant qu'à être rassurée.

Le bébé n'a pas grandit.

L'échographie montre le même sac que la dernière fois. Le même embryon. Pas de cœur qui bat.

Le bébé n'a pas grandit, alors qu'il aurait dû doubler en presque une semaine.

Je suis totalement dévastée. Le médecin est lui aussi un peu sous le choc. Il y croyait. Il me regarde avec des yeux tellement doux, pour me dire que selon lui, c'est finit. Que la grossesse s'est arrêtée. Il me demande de passer à l'urgence de l'hôpital le lendemain, pour faire une dernière écho, pour vérifier... Si le tout se confirme, c'est le curetage...

Le vendredi 4 décembre, toujours le même verdict. La grossesse s'est arrêtée à 7 semaines. Soit autour du 23 novembre. En plein lorsque mes saignements ont recommencé. C'est comme ça. Sans raison. Ou sûrement qu'il y avait une très bonne raison, mais je ne la connaitrai jamais.

Le samedi matin 5 décembre, j'entre à l'hôpital pour une chirurgie d'un jour. Un curetage. On nettoie tout, sous anesthésie générale s'il vous plaît, et c'est fini. Je ne suis plus enceinte.

Je ne sais pas quoi dire. Toutes les personnes autour de moi qui étaient au courant et qui ont appris la nouvelle ont une histoire de fausse couche à raconter. Tout le monde me dit que unetelle a fait une fausse-couche, puis est tombée enceinte quelques mois après. Je sais. Je comprends. Je trouve ça plate quand même.

Je dirais que la seule histoire qui m'ait vraiment touchée est celle de ma mère. Je savais que maman avait déjà fait une fausse couche. Je ne savais juste pas à quel moment. Et bien elle m'a appris que c'était entre ma sœur et moi. C'est donc dire que si maman n'avait pas fait une fausse couche, je n'existerais pas. Il y aurait quelqu'un d'autre à ma place. Et je ne sais pas, mais ça me fait mieux accepter le fait que ma première grossesse se soit arrêtée... Je ne sais pas comment l'expliquer. Comme si le prochain bébé a autant le droit de naître que celui qui n'est pas né...

Mais l'angoisse, évidemment, est de me demander si je retomberai enceinte. C'est tellement facile à dire "Oui, oui, c'est sûr!!! Tu es tombée enceinte une fois, tu vas tomber enceinte de nouveau"... Je voudrais bien vous voir à ma place... Mais je devrai prendre ça au jour le jour, et rester positive. Quoi qu'il arrive! En attendant, je dois patienter deux mois, le temps que mon utérus se replace.

Et surtout, j'ai la chance d'avoir le chum le plus merveilleux au monde, la famille la plus extraordinaire, et des amis tout aussi incroyables. Impossible de me plaindre alors que j'ai déjà mille fois plus que bien des gens. J'ai une belle vie. Je ne veux pas m'apitoyer sur mon sort. Mais je serai certainement fragile encore quelque temps. Mais pas trop longtemps, promis!

Pour ceux à qui je n'avais rien dit, ne m'en voulez pas. Je voulais tellement attendre le fameux trois mois de grossesse pour pouvoir vous annoncer la nouvelle! Je me voyais déjà, toute énervée, partager mon bonheur avec vous. Je voulais vous faire la plus belle surprise pour Noël! Mais voilà, ce n'est pas moi qui décide. Et je n'en peux plus des cachoteries. Vous savez, maintenant. Et c'est mieux ainsi.

Je vous aime, et je sais que vous m'aimez. Et c'est ça qui compte pour moi, en ce moment.

mardi 24 novembre 2009

Quand c'est demandé si gentiment...

Il faut que je vous raconte, c'était trop cute. Hier, j'étais crevée en rentrant du boulot. Tellement que j'ai eu de la misère à faire le trajet de 100 mètres entre l'arrêt d'autobus et la maison.

Toujours est-il que je rentre. Jakkar m'accueille comme à l'accoutumée, c'est-à-dire comme si j'étais la personne la plus incroyable sur Terre et que sa vie n'avait aucun sens avant mon arrivée.

Moi, crevée, je lui caresse la tête et je lui fais deux trois câlins. Je pars le riz pour le souper, puis je m'écrase sur le divan en attendant le retour de mon amoureux. Jakkar retourne se coucher sur son coussin en soupirant un peu.

Mon chum arrive. Jakkar l'accueille à son tour. On soupe. Steph descend pour faire du plâtre dans notre chambre, que nous sommes en train de rénover. Je nourris le chien, puis je retourne dans le salon, me sentant de plus en plus coupable de ne pas avoir la force de sortir faire une marche avec le pitou. Lui, il retourne sur son coussin, sage comme une image.

Vers 20h, Steph remonte, ayant fini son premier sablage. Il prend sa douche, se met en pyjama. Moi aussi. On s'écrase tous les deux devant la télé. Jakkar vient dans le cadre de la porte du salon, assis bien droit, nous regardant de ses grands yeux. On fait semblant de l'ignorer, mais dès que nos yeux font mines de se diriger vers lui, la queue commence à lui tourner comme une essoreuse à salade. Il ne bouge pas. Il nous regarde.

Nous, on est crevés. On est en pyjama... Et on se sent coupables. Steph me regarde. « Je pense que je vais y aller », qu'il me dit. « Ouais, ça pas d'allure. Y'a été tellement fin ce soir. On dirait qu'il dit s'il vous plaît... Je vais y aller avec toi », que je réponds.

On se rabille. Et on est vraiment sortis prendre une marche de 4km avec le meilleur pitou au monde, qui le méritait amplement!

jeudi 19 novembre 2009

De la fidélité envers les commerces...

Je suis plutôt fidèle envers les commerces que je fréquente. L'épicerie, par exemple : lorsque j'en trouve une qui tient les produits que je préfère, je continue a y aller, semaine après semaine, peu importe si cette épicerie est réputée être plus chère que les autres. J'aime savoir où trouver rapidement ce que je cherche. Je ne courre pas les soldes. Tout me coûte probablement plus cher, mais j'ai l'impression que je stresse moins et que je suis mieux servie.

Pour le café du matin, c'est en général la même chose. Mais le service au comptoir présente une différence importante avec les magasins à rayons et les épiceries : c'est la personne derrière le comptoir qui te sert, pas toi-même. Tu dois demander ton produit. Qui dit personne, dit relation. Qui dit relation quotidienne, dit création d'un lien amical. Et vous me connaissez, je suis disons assez joviale et les serveurs finissent par me reconnaitre rapidement et par être très contents de me dire bonjour, avec gentillesse et bonne humeur.

« Jusque là, tout va bien ! », me direz-vous. Et vous aurez raison. Jusque là, tout est parfait. Mais arrive le moment où la personne au comptoir commence à essayer de se rappeler ce que je prends... C'est immanquable, ça m'arrive toujours... Et ce que je commande n'est jamais simple, sans oublier que je ne veux faire aucune concession. Par exemple : un moyen latté déca écrémé. Le serveur me regarde avec un grand sourire et, avant que je n'ai seulement pu ouvrir la bouche, me dit : « un moyen latté ». Et je souris, et je dis : « moyen latté déca écrémé ». « Ha, oui, bien sûr! »

Mais entre le moment où lui a dit « moyen latté » et celui où je réponds « moyen latté déca écrémé », la personne qui fait les cafés, qui m'aime bien aussi parce que je lui dit toujours « Merci et bonne journée! », a déjà commencé à produire le moyen latté, qu'elle a entendu de la bouche de son collègue. Et là, moi, un peu mal à l'aise, j'essaie de m'assurer qu'elle a bien compris le déca écrémé. Et elle de me dire « non, oups, désolée » et de recommencer le café... Chaque fois, mon malaise augmente.

Ça peut même devenir pire. Il vient un moment où la personne à la caisse ne me demande même plus ce que je veux, et la personne au café me regarde avec des yeux confiants et un sourire complice, l'air de dire « ça va, je sais exactement ce que vous voulez ». Rien ne peut me mettre plus mal à l'aise, car je sais pertinemment qu'elle se trompe une fois sur deux!

Bref, dans les cafés, plus on me connaît, plus on essaie de bien me servir, et pire le service devient. Une bonne intention finit par me mettre de plus en plus mal à l'aise. Ce qui fait que je dois changer de café de temps en temps. Et oui, je m'en confesse! Je suis infidèle aux cafés qui m'aiment.

Dernièrement, j'ai opté pour un Van Houtte qui se trouve sur mon chemin, en descendant de l'autobus. J'essaie de rester low profile. Je garde même mes écouteurs sur mes oreilles lorsque je commande, et j'essaie de sourire et de dire merci juste comme il faut, sans en mettre. Pas trop de eye contact, juste ce qu'il faut pour être polie.

Jusqu'à maintenant, ça semble fonctionner. Je me croise les doigts...

vendredi 2 octobre 2009

Jour 21 - 2 octobre - Pour Luce

Luce, ma belle... Aujourd'hui, j'ai roulé de 9h à 17h30. Pendant toutes ces heures, j'ai ressassé les souvenirs que j'avais de toi, de nous. J'ai traversé l'État de New-York en te berçant dans mes pensées. En revoyant ton regard perçant et ton sourire éblouissant.

Je me suis souvenue...

Je me suis souvenue de ce que tu m'avais appris. À commencer par les petites choses de la vie. Qu'il fait bon avoir des murs de couleurs dans un appartement. Que le rouge Coke ne se trouve pas en peinture. Qu'un simple chaudron plein d'eau peut humidifier un appartement si on le laisse chauffer doucement sur un rond... Que le Hamberger Helper, c'est vraiment mauvais pour la santé, et qu'il vaut mieux manger beaucoup de légumes. Que le thé et les tisanes, c'est bon. Que plusieurs minces couches de vêtements valent mieux qu'une seule grosse couche par temps froid. Qu'on peut toujours trouver une place pour nos réserves de papier Q, même dans une petite salle de bain... Tu as bien essayé de me convaincre que l'huile d'olive est meilleure pour la peau que le savon, mais là-dessus, je ne t'ai pas suivie...

Tu m'as appris des choses plus importantes aussi. Qu'il vaut mieux rester soi-même, quoi que les autres en pensent. Tu m'as appris le respect des autres, de la différence. Tu m'as donné l'exemple par ton sens critique, que j'admirais. Tu m'as appris que derrière les murs de plâtre se cachaient parfois de magnifiques murs de briques... Tu m'as appris que j'en valais la peine et comme preuve, tu es restée mon amie indéfectible pendant plus de 18 ans.

Mais parfois, ça n'a pas été facile de te suivre. Je n'ai pas toujours compris ce qui se passait dans ta tête. Tes écrits, parfois hermétiques, m'inquiétais, me troublaient. Je connaissais ton mal. J'essayais d'être là, comme je le pouvais. Je me sentais tellement impuissante...

Je me suis rappelée...

Je me suis rappelée mes visites à l'hôpital. J'essaie encore de me souvenir du titre du livre que je t'avais apportée, une fois, pour que tu ries! Un San Antonio, je crois... Je me suis rappelée ta hargne contre ceux qui te soignaient, contre tous ces médicaments qui, à tes yeux, t'enlevaient ta créativité, ta force... C'était tellement difficile de te voir ainsi... Et comme ce devait l'être encore plus pour toi, et pour les tiens...

Je me suis remémorée...

Je me suis remémorée nos années d'université, alors que tout allait si bien. Nos chorégraphie sur les airs de Grease pendant les partys d'universités! On prenait toute la place sur la piste de danse! Notre trio éternel, avec Matthieu, et tous les travaux que nous avons fait ensemble. En particulier notre diaporama!!! Toute ma vie, la chanson Illégal de Corbeau sera associée à toi, ma toute belle... Un travail d'analyse de dix pages sur le Courrier d'Isabelle, aussi! Comme nous avions rit, à écrire ainsi, à quatre mains!!!

Et aussi, parmi les souvenirs mémorables, le moment magique qui est entré dans les anales : le Jo Squeeze!!! C'était chez Matthieu, dans sa cour arrière... On en parle encore!!!

Je me suis souvenue...

Je me suis souvenue des dernières fois où nous nous sommes vues. Tu tremblais. Tes yeux étaient angoissés. Comme une bête à l'affut... Deux belles fêtes cet été m'auront permis de te serrer dans mes bras, mais aussi de constater que ça n'allait pas. Parti, cet éclat dans tes yeux... Partie, l'assurance... Il y a 18 ans, tu prenais toute la place par ton énergie hors du commun et ton charisme à toute épreuve. Cet été, tu as laissé tomber, épuisée. Je t'ai vue lâcher prise. Tu m'as dit, dans des mots un peu évasifs, que cette fois-ci, c'était toi qui m'enviait... Toi.... Tu m'enviais moi... Moi et les autres... Et j'ai voulu te rendre l'énergie qui s'échappait de toi. J'ai voulu être là... Mais je n'y pouvais plus rien, je crois....

Je te laisse partir

Je te laisse partir, mon amie. Je garde en tête tes éclats de rire. Ta voix. Ta voix unique, grave. Ta façon de prononcer, de toujours trouver le mot juste. Tes yeux bleus, perçants. Ton visage parfois grave et réfléchi, parfois complètement illuminé.

Je garde tout ça en moi et tellement plus! Je garde toutes ces choses que tu m'as apprises, et que j'essaierai de transmettre à mon tour à ceux qui m'entourent pour que toujours, ma Luce, tu existes à travers nous.

Je t'aime.

Je laisse en souvenir cette dernière photo que j'ai de toi. Elle a été prise lors du party de Saint-Jean du 24 juin 2009, chez moi... Tu es là, en jaune, flamboyante, unique, aimée...

Jour 20 – 1er octobre – Bonne fête Cimon!!!

Bonne fête à mon plus vieux filleul, mon beau Cimon! Je ne suis pas là pour te le dire en personne, mais je pense à toi et je t'aime!!!

Avant de reprendre pour de bon le chemin vers la maison, on n'a pas le choix. Nous sommes tout près de la ville de Gettysburg, lieu de la célèbre bataille du même nom. On doit aller visiter! Je dois bien ça à JF, quand même! :)

On déjeune vite fait (pop tarts et café glacé de Starbucks), puis on se rend à la ville. Par hasard, j'ai trouvé, dans les toilettes horribles du State Park, un dépliant pour des tour guidés. Pourquoi pas?

On arrive dans l'autobus à 10h30. Le tour dure 2 heures. C'est vraiment impressionnant de voir les champs de bataille conservés le plus possible. J'en comprends plus sur cette bataille en deux heures que depuis le début de ma vie! Une bataille qui dura trois jours, du 1er au 3 juillet 1863, qui se déroula tout autour de la petite ville de Gettysburg, dans les collines et les forêts environnantes, qui tua des milliers de soldats, tant du Sud que du Nord, et une seule civile, une petite dame qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. C'est immense, impressionnant. Ça donne envie de revoir le film.

Nous dînons dans une taverne dans le plus vieux bâtiment de la ville. La soupe à l'oignon est hallucinante!!!!

Puis, on reprend la route pour revenir à la maison. On dort dans un autre State Park, le Hickory Run, un des plus beau depuis le début de notre voyage.

En ce qui concerne Chevy, pas trop de misère avec le "Heater cord", ça semble tenir le coup. Mais c'est l'allume cigarette qui a lâché. Heureusement que nous avons acheté un survolteur dans lequel nous pouvons brancher Virginie!

Parlant de cette dernière, elle tourne mal aussi. Toujours en train de perdre les satellites. C'est sûrement à cause des montagnes et des nuages. Mais, prudents, nous avons apporté des cartes! On ne perd pas le Nord! Demain, sept heures de route pour rentrer au domicile!

(Photos à venir)

Jour 19 – 30 septembre – Mary's Rock

On décide de rester dans le coin encore une journée, afin de faire une dernière randonnée en montagne, avant de reprendre la route pour la maison.

En roulant vers la montagne, on sent une drôle d'odeur. Chevy sent les biscuits à l'érable... Les vitres deviennent embuées, et plus on met de l'air, pire c'est... C'est étrange... Un autre coup de Chevy?

Puisque nous y sommes, nous effectuons tout de même notre randonnée vers Mary's Rock. C'est une montée assez difficile, d'environ 2,5 km pour l'aller et 2,5 autres pour le retour. Je pense beaucoup à Luce sure le chemin et je lui dédie ma marche... La vue en arrivant en haut est à trancher la respiration (ben quoi, j'essaie de varier les expressions).

Avant de reprendre la route, on arrête dans un garage. Notre problème de biscuit à l'érable, c'est le « Heater cord » de Chevy qui a une fuite. Ça pendrait 5 heures à réparer, et ils le feraient le lendemain seulement. On n'a pas le temps. Le garagiste injecte un liquide pour calfeutrer un peu la fuite. On se croise les doigts, puis on reprend la route. On n'aura ni chauffage ni air pour le reste du voyage. Chevy nous en fera voir de toutes les couleurs jusqu'à la fin!

Direction Gettysburg, dans le sud de la Pennsylvanie. On couche au Caledonia State Park, tout près de là. C'est le pire State Park depuis le début du voyage. Déboisé, les salles de bains et douches sont dégueulasses... On fait un feu et on se saoule, malgré l'interdiction d'alcool sur le camping. C'est encore plus drôle.

(Photos à venir)

Jour 18 – 29 septembre – Mauvaise nouvelle

Je n'ai pas vraiment envie d'écrire aujourd'hui. Je pourrais certainement raconter notre marche de 10,3 km à flanc de montagne, pour aller contempler une chute quasi inexistante, mais une vue magnifique.

Je pourrais dire que, même s'il vente beaucoup, il fait beau. Que le camping où nous sommes arrêtés est très accueillant, et que notre hôte parle français.

Je pourrais dire que le Shenandoah National Park est à couper le souffle lui aussi...

Mais ce que je vais retenir de cette journée, c'est le moment où j'ai appris que mon amie Luce s'est enlevée la vie. Je l'ai appris en fin d'après-midi, à notre retour au camping. En furetant sur Facebook pour prendre des nouvelles. Mon amie Luce. Ma vieille chum d'université, que je connaissais depuis que nous avons 18 ans. J'ai tant de choses à dire sur cette personne unique. J'aimerais prendre le temps de le faire comme il se doit, alors je vais attendre mon retour à la maison pour consacrer à mon amie le temps qui lui revient.

De notre côté, nous poursuivrons notre voyage, mais seront de retour à Montréal samedi pour les funérailles de Luce.

lundi 28 septembre 2009

Jour 17 - 28 septembre - Bonne fête papa!!!

Aujourd'hui c'est la fête de mon papa! Alors ma première pensée est pour lui. Bonne fête mon p'tit papa d'amour!!!

Il semble que nos prédictions s'avèrent vrai. Il va faire beau aujourd'hui. On déjeune, on organise une expédition à l'épicerie qui nous fera tenir 2-3 jours, puis on roule vers le camping, où on arrive à l'heure du dîner. On choisit un site avec une super vue sur les montagnes. On est vraiment biens!

Malheureusement, le temps s'est gâté un petit peu. Le vent s'est levé. On sent qu'il a pour principal objectif de chasser les nuages qui se sont amoncelés, mais pour l'heure, il est plutôt dérangeant. Qu'à cela ne tienne! Pourquoi ne pas en profiter pour visiter les Luray Caverns? On a vu les affiches tout le long du chemin (c'est à environ 4 miles du camping) et je n'ai jamais visité de cavernes de ma vie! Même pas le Trou de la fée!

On y va!

La visite dure environ 1h30. On a des casques d'écoute qui nous permettent de bien apprécier ce que l'on voit. Et sans mentir, c'est assez capoté! L'éclairage discret nous laisse bien voir toutes les structures. C'est immense, magnifique! On dirait presque que c'est créé artificiellement tant on ne s'imagine pas que la nature puisse être aussi étrange! On se croirait sur une autre planète! Je suis vraiment contente que le vent se soit levé! :)

De retour au camping, on relaxe en se préparant mentalement pour la marche du lendemain. On fera une dizaine de kilomètres à flanc de montagne, en direction de la plus haute chute du Parc, une chute de 93 pieds. Ça promet! Et on se fait des bagles au saumon fumé pour souper. Est-ce que je vous ai dit que j'étais heureuse? Et amoureuse, aussi???

Jour 16 - 27 septembre - Retour du soleil!

Youppi! Il fait beau! Première chose qu'on vérifie au réveil : la rivière. Elle n'a pas débordé. Ouf!

On regarde les prévisions météo. La pluie des dernières heures remontera vers le nord (vers le Québec!). Le mieux est de rester dans le coin quelques jours, histoire de profiter du ciel bleu. Et comme on n'a pas eu la chance de voir les montagnes encore, à cause de la pluie, et bien on se trouve un camping au pied des montagnes. On remarque qu'on se trouve tout près du Parc National de Shenandoah (Virginie). Qu'à cela ne tienne, cap sur la ville de Charlottesville, à environ 3h de route de Marion, où nous nous trouvons.

Puisqu'il fait beau, on roule d'abord quelques miles sur l'autoroute, puis on décide de faire un petit crochet dans le Blue Ridge Parkway, qui passe non loin de là. On va enfin pouvoir voir ce qu'on a manqué la veille!

Et bien, accrochez-vous bien après les oreilles à papa, c'est aussi effrayant quand il fait beau que quand il pleut, mais en plus, c'est extraordinairement beau! Des vues à couper le souffle de tous les côtés de la route. On se promène réellement au sommet des montagnes.

La route, en lacets, est carrément épeurante par endroits. On y reste environ 1h30, pour revenir à l'autoroute. Nous prenons une sortie pour y accéder. La sortie est déconseillée aux roulottes et aux camions. Je comprends! C'est du suicide!!! On descend je ne sais pas combien de milliers de pieds en 4,5 miles. Les freins de Chevy se mettent à sentir le brûlé. C'est carrément stressant! Je vous jure, c'est comme une montagne russe au ralenti! Pendant des miles et des miles! Mais nous arrivons sains et sauf en bas, sur l'autoroute.

On est fatigués par toutes ces émotions. Changement de cap. On trouve un camping KOA sur notre chemin. Pas la force de nous rendre à celui que nous avions repéré avant. Le camping est très bien, mais cette fois ci, ce ne sont pas les moustiques qui viennent nous énerver, mais bien les mouches! Il en rentre des dizaines dans Chevy! À un point tel que j'ai réussi à en tuer trois d'un coup avec un seul coup de tue-mouche! La chasse était ouverte. Je n'en avais jamais vu autant!

Petite réparation de Chevy (une minuscule infiltration d'eau par les fenêtres du toit), puis nous réussissons à nous faire un souper malgré la compagnie de nos amies ailées. Nous trouvons, sur Internet, des cartes pour les pistes de randonnées, dans le Parc National de Shenandoah, ainsi qu'un autre camping, encore plus proche des sentiers que nous voulons parcourir, le Luray RV Resort Country Waye. Un bon plan de match pour les prochains jours!