mercredi 9 décembre 2009

Émotions extrêmes

Je n'ai pas beaucoup écrit récemment. Certaines personnes m'ont même demandé ce qui se passait. N'avais-je rien à raconter? Étais-je trop occupée? Un peu des deux, peut-être... Ou peut-être tout simplement vivais-je des choses que je ne pouvais pas raconter? Que je ne voulais pas raconter?

Et bien à force de ne pas raconter, on finit par se faire prendre par la vie... À force de cacher les bonheurs que l'on vit pour pouvoir tout dévoiler au moment prescrit par les règles sociales, on finit par n'avoir plus rien à raconter... Et comme certaine expériences changent dramatiquement le cour d'une vie, je me suis dit que si je ne racontais pas maintenant ce qui m'est arrivée, il manquerait une parcelle de vérité à toutes les prochaines histoires que je raconterais ici. On ne peut simplement pas passer outre certains moments de vie quand on veut projeter une image de soi qui soit vraie...

Alors voilà l'histoire. Le mardi 27 octobre 2009, j'ai vécu un des plus beaux moments de ma vie. Un moment à couper le souffle. Une surprise sans nom, totalement inattendue et inespérée. Ce mardi là, j'ai appris que j'étais enceinte. Contre toute attente, et ce juste au moment où mon amoureux et moi entreprenions des démarches avec une clinique de fertilité, j'apprenais que la nature avait fait son œuvre. Non pas un, mais deux tests de grossesse m'indiquaient qu'un petit être prenait tranquillement forme dans mon ventre.

Mon amoureux et moi étions aux anges... La future chambre prenait forme dans nos esprits. Des noms nous "popaient" en tête. Nous nous mettions d'accord sur les valeurs de base à transmettre, les compromis que nous ne voulions pas faire dans notre couple, les changements que nous étions prêts à assumer... Nous nous préparions à être les meilleurs parents possible pour ce petit bout de nous.

Puis, la fatigue du début de grossesse s'est installée. Une fatigue qui me transformait en éléphant tellement je me sentais lourde parfois! Et des douleurs qui me transperçaient la poitrine. Et le dégoût de la viande. Ouach!!! À lever le cœur! Et également le deuil des bains très chauds, de la caféine, des viandes froides et bien sûr de l'alcool, bien que ce dernier deuil soit étonnamment le plus facile à assumer. Mais ces désagréments, je les embrassait de tout mon être. J'étais enceinte!!! J'étais prête à vivre tout ce "négatif" pour tenir dans mes bras le plus positif qui soit, notre petit bébé.

Les inquiétudes n'ont toutefois pas tardé à surgir. Le dimanche 8 novembre, de légers saignements m'ont déstabilisée. Un appel chez le gynéco me rassure momentanément. Il est fréquent, en début de grossesse, de voir de légers saignements. En fait, ce serait genre une femme sur trois qui les expérimenterait. Mais le mardi, les saignements sont toujours présents. À huit heures du soir, mon chum arrive du volleyball. Je lui demande s'il accepterait de venir à l'urgence avec moi, histoire d'en avoir le cœur net. C'est parti pour une nuit à l'hôpital! Nous voyons le médecin à 4 heures du matin. Celle-ci m'examine et semble positive. L'utérus est bien fermé, et je ne saigne plus. Selon elle, je m'inquiète pour rien. Mais elle me prescrit quand même une échographie pour le lendemain matin, en radiologie. L'échographie révèle que j'ai bel et bien un bébé dans mon utérus. Un bébé de 5 semaines et 2 jours... 5 semaines et 2 jours? Impossible. Mes calculs indiquent que j'en suis à 6 semaines et 5 jours... Et vous ne le savez peut-être pas, mais une fille qui essaie d'avoir un bébé depuis près d'un an, ça connait sa date d'ovulation. Ça prend sa température. Et 5 semaines et 2 jours, c'est impossible...

Mais le médecin me rassure. Tout est possible, avec la nature, et je suis bel et bien enceinte. Il ne reste qu'à attendre mon rendez-vous chez le gynéco, le 2 décembre, pour voir si le bébé se développe normalement.

Je vis des journées légèrement angoissantes. Mais les saignements disparaissent. Je me calme un peu, en me disant que les chances pour que tout aille bien sont quand même plus grandes que les chances pour que quelque chose tourne mal.

Le 21 novembre, les saignements reprennent. Très faiblement. Et comme par magie, le bureau de mon gynéco m'appelle pour savoir si je désire devancer la date de mon rendez-vous! Évidemment! Ce sera donc le vendredi 27 novembre, juste avant de partir en week-end d'amoureux pour fêter nos deux ans à mon chum et moi.

Le vendredi après-midi, mon amoureux et moi arrivons chez le gynéco. J'ai le coeur qui veut sortir de ma poitrine tellement je suis angoissée! Le médecin me passe une échographie avec un vieil appareil pas très précis. Le bébé a grandit depuis la dernière fois!!! Ouf!!! Bonne nouvelle, il semble être autour de 7 semaines... Encore un peu petit selon mes calculs, mais le médecin est confiant! "Vous êtes enceinte jusqu'au cou", me dit-il, tout joyeux. "Arrêtez de vous inquiéter". Il me demande quand même de revenir le voir le jeudi suivant, afin de mieux mesurer le bébé, car il est encore trop petit pour que son appareil puisse faire une datation qui a de l'allure. Le jeudi suivant, il devrait avoir doublé de volume.

Rassurés, nous passons un week-end de rêve dans les Laurentides. Le jeudi suivant, 3 décembre, je vais à mon rendez-vous chez le gynéco, un peu angoissée quand même, mais ne demandant qu'à être rassurée.

Le bébé n'a pas grandit.

L'échographie montre le même sac que la dernière fois. Le même embryon. Pas de cœur qui bat.

Le bébé n'a pas grandit, alors qu'il aurait dû doubler en presque une semaine.

Je suis totalement dévastée. Le médecin est lui aussi un peu sous le choc. Il y croyait. Il me regarde avec des yeux tellement doux, pour me dire que selon lui, c'est finit. Que la grossesse s'est arrêtée. Il me demande de passer à l'urgence de l'hôpital le lendemain, pour faire une dernière écho, pour vérifier... Si le tout se confirme, c'est le curetage...

Le vendredi 4 décembre, toujours le même verdict. La grossesse s'est arrêtée à 7 semaines. Soit autour du 23 novembre. En plein lorsque mes saignements ont recommencé. C'est comme ça. Sans raison. Ou sûrement qu'il y avait une très bonne raison, mais je ne la connaitrai jamais.

Le samedi matin 5 décembre, j'entre à l'hôpital pour une chirurgie d'un jour. Un curetage. On nettoie tout, sous anesthésie générale s'il vous plaît, et c'est fini. Je ne suis plus enceinte.

Je ne sais pas quoi dire. Toutes les personnes autour de moi qui étaient au courant et qui ont appris la nouvelle ont une histoire de fausse couche à raconter. Tout le monde me dit que unetelle a fait une fausse-couche, puis est tombée enceinte quelques mois après. Je sais. Je comprends. Je trouve ça plate quand même.

Je dirais que la seule histoire qui m'ait vraiment touchée est celle de ma mère. Je savais que maman avait déjà fait une fausse couche. Je ne savais juste pas à quel moment. Et bien elle m'a appris que c'était entre ma sœur et moi. C'est donc dire que si maman n'avait pas fait une fausse couche, je n'existerais pas. Il y aurait quelqu'un d'autre à ma place. Et je ne sais pas, mais ça me fait mieux accepter le fait que ma première grossesse se soit arrêtée... Je ne sais pas comment l'expliquer. Comme si le prochain bébé a autant le droit de naître que celui qui n'est pas né...

Mais l'angoisse, évidemment, est de me demander si je retomberai enceinte. C'est tellement facile à dire "Oui, oui, c'est sûr!!! Tu es tombée enceinte une fois, tu vas tomber enceinte de nouveau"... Je voudrais bien vous voir à ma place... Mais je devrai prendre ça au jour le jour, et rester positive. Quoi qu'il arrive! En attendant, je dois patienter deux mois, le temps que mon utérus se replace.

Et surtout, j'ai la chance d'avoir le chum le plus merveilleux au monde, la famille la plus extraordinaire, et des amis tout aussi incroyables. Impossible de me plaindre alors que j'ai déjà mille fois plus que bien des gens. J'ai une belle vie. Je ne veux pas m'apitoyer sur mon sort. Mais je serai certainement fragile encore quelque temps. Mais pas trop longtemps, promis!

Pour ceux à qui je n'avais rien dit, ne m'en voulez pas. Je voulais tellement attendre le fameux trois mois de grossesse pour pouvoir vous annoncer la nouvelle! Je me voyais déjà, toute énervée, partager mon bonheur avec vous. Je voulais vous faire la plus belle surprise pour Noël! Mais voilà, ce n'est pas moi qui décide. Et je n'en peux plus des cachoteries. Vous savez, maintenant. Et c'est mieux ainsi.

Je vous aime, et je sais que vous m'aimez. Et c'est ça qui compte pour moi, en ce moment.

mardi 24 novembre 2009

Quand c'est demandé si gentiment...

Il faut que je vous raconte, c'était trop cute. Hier, j'étais crevée en rentrant du boulot. Tellement que j'ai eu de la misère à faire le trajet de 100 mètres entre l'arrêt d'autobus et la maison.

Toujours est-il que je rentre. Jakkar m'accueille comme à l'accoutumée, c'est-à-dire comme si j'étais la personne la plus incroyable sur Terre et que sa vie n'avait aucun sens avant mon arrivée.

Moi, crevée, je lui caresse la tête et je lui fais deux trois câlins. Je pars le riz pour le souper, puis je m'écrase sur le divan en attendant le retour de mon amoureux. Jakkar retourne se coucher sur son coussin en soupirant un peu.

Mon chum arrive. Jakkar l'accueille à son tour. On soupe. Steph descend pour faire du plâtre dans notre chambre, que nous sommes en train de rénover. Je nourris le chien, puis je retourne dans le salon, me sentant de plus en plus coupable de ne pas avoir la force de sortir faire une marche avec le pitou. Lui, il retourne sur son coussin, sage comme une image.

Vers 20h, Steph remonte, ayant fini son premier sablage. Il prend sa douche, se met en pyjama. Moi aussi. On s'écrase tous les deux devant la télé. Jakkar vient dans le cadre de la porte du salon, assis bien droit, nous regardant de ses grands yeux. On fait semblant de l'ignorer, mais dès que nos yeux font mines de se diriger vers lui, la queue commence à lui tourner comme une essoreuse à salade. Il ne bouge pas. Il nous regarde.

Nous, on est crevés. On est en pyjama... Et on se sent coupables. Steph me regarde. « Je pense que je vais y aller », qu'il me dit. « Ouais, ça pas d'allure. Y'a été tellement fin ce soir. On dirait qu'il dit s'il vous plaît... Je vais y aller avec toi », que je réponds.

On se rabille. Et on est vraiment sortis prendre une marche de 4km avec le meilleur pitou au monde, qui le méritait amplement!

jeudi 19 novembre 2009

De la fidélité envers les commerces...

Je suis plutôt fidèle envers les commerces que je fréquente. L'épicerie, par exemple : lorsque j'en trouve une qui tient les produits que je préfère, je continue a y aller, semaine après semaine, peu importe si cette épicerie est réputée être plus chère que les autres. J'aime savoir où trouver rapidement ce que je cherche. Je ne courre pas les soldes. Tout me coûte probablement plus cher, mais j'ai l'impression que je stresse moins et que je suis mieux servie.

Pour le café du matin, c'est en général la même chose. Mais le service au comptoir présente une différence importante avec les magasins à rayons et les épiceries : c'est la personne derrière le comptoir qui te sert, pas toi-même. Tu dois demander ton produit. Qui dit personne, dit relation. Qui dit relation quotidienne, dit création d'un lien amical. Et vous me connaissez, je suis disons assez joviale et les serveurs finissent par me reconnaitre rapidement et par être très contents de me dire bonjour, avec gentillesse et bonne humeur.

« Jusque là, tout va bien ! », me direz-vous. Et vous aurez raison. Jusque là, tout est parfait. Mais arrive le moment où la personne au comptoir commence à essayer de se rappeler ce que je prends... C'est immanquable, ça m'arrive toujours... Et ce que je commande n'est jamais simple, sans oublier que je ne veux faire aucune concession. Par exemple : un moyen latté déca écrémé. Le serveur me regarde avec un grand sourire et, avant que je n'ai seulement pu ouvrir la bouche, me dit : « un moyen latté ». Et je souris, et je dis : « moyen latté déca écrémé ». « Ha, oui, bien sûr! »

Mais entre le moment où lui a dit « moyen latté » et celui où je réponds « moyen latté déca écrémé », la personne qui fait les cafés, qui m'aime bien aussi parce que je lui dit toujours « Merci et bonne journée! », a déjà commencé à produire le moyen latté, qu'elle a entendu de la bouche de son collègue. Et là, moi, un peu mal à l'aise, j'essaie de m'assurer qu'elle a bien compris le déca écrémé. Et elle de me dire « non, oups, désolée » et de recommencer le café... Chaque fois, mon malaise augmente.

Ça peut même devenir pire. Il vient un moment où la personne à la caisse ne me demande même plus ce que je veux, et la personne au café me regarde avec des yeux confiants et un sourire complice, l'air de dire « ça va, je sais exactement ce que vous voulez ». Rien ne peut me mettre plus mal à l'aise, car je sais pertinemment qu'elle se trompe une fois sur deux!

Bref, dans les cafés, plus on me connaît, plus on essaie de bien me servir, et pire le service devient. Une bonne intention finit par me mettre de plus en plus mal à l'aise. Ce qui fait que je dois changer de café de temps en temps. Et oui, je m'en confesse! Je suis infidèle aux cafés qui m'aiment.

Dernièrement, j'ai opté pour un Van Houtte qui se trouve sur mon chemin, en descendant de l'autobus. J'essaie de rester low profile. Je garde même mes écouteurs sur mes oreilles lorsque je commande, et j'essaie de sourire et de dire merci juste comme il faut, sans en mettre. Pas trop de eye contact, juste ce qu'il faut pour être polie.

Jusqu'à maintenant, ça semble fonctionner. Je me croise les doigts...

vendredi 2 octobre 2009

Jour 21 - 2 octobre - Pour Luce

Luce, ma belle... Aujourd'hui, j'ai roulé de 9h à 17h30. Pendant toutes ces heures, j'ai ressassé les souvenirs que j'avais de toi, de nous. J'ai traversé l'État de New-York en te berçant dans mes pensées. En revoyant ton regard perçant et ton sourire éblouissant.

Je me suis souvenue...

Je me suis souvenue de ce que tu m'avais appris. À commencer par les petites choses de la vie. Qu'il fait bon avoir des murs de couleurs dans un appartement. Que le rouge Coke ne se trouve pas en peinture. Qu'un simple chaudron plein d'eau peut humidifier un appartement si on le laisse chauffer doucement sur un rond... Que le Hamberger Helper, c'est vraiment mauvais pour la santé, et qu'il vaut mieux manger beaucoup de légumes. Que le thé et les tisanes, c'est bon. Que plusieurs minces couches de vêtements valent mieux qu'une seule grosse couche par temps froid. Qu'on peut toujours trouver une place pour nos réserves de papier Q, même dans une petite salle de bain... Tu as bien essayé de me convaincre que l'huile d'olive est meilleure pour la peau que le savon, mais là-dessus, je ne t'ai pas suivie...

Tu m'as appris des choses plus importantes aussi. Qu'il vaut mieux rester soi-même, quoi que les autres en pensent. Tu m'as appris le respect des autres, de la différence. Tu m'as donné l'exemple par ton sens critique, que j'admirais. Tu m'as appris que derrière les murs de plâtre se cachaient parfois de magnifiques murs de briques... Tu m'as appris que j'en valais la peine et comme preuve, tu es restée mon amie indéfectible pendant plus de 18 ans.

Mais parfois, ça n'a pas été facile de te suivre. Je n'ai pas toujours compris ce qui se passait dans ta tête. Tes écrits, parfois hermétiques, m'inquiétais, me troublaient. Je connaissais ton mal. J'essayais d'être là, comme je le pouvais. Je me sentais tellement impuissante...

Je me suis rappelée...

Je me suis rappelée mes visites à l'hôpital. J'essaie encore de me souvenir du titre du livre que je t'avais apportée, une fois, pour que tu ries! Un San Antonio, je crois... Je me suis rappelée ta hargne contre ceux qui te soignaient, contre tous ces médicaments qui, à tes yeux, t'enlevaient ta créativité, ta force... C'était tellement difficile de te voir ainsi... Et comme ce devait l'être encore plus pour toi, et pour les tiens...

Je me suis remémorée...

Je me suis remémorée nos années d'université, alors que tout allait si bien. Nos chorégraphie sur les airs de Grease pendant les partys d'universités! On prenait toute la place sur la piste de danse! Notre trio éternel, avec Matthieu, et tous les travaux que nous avons fait ensemble. En particulier notre diaporama!!! Toute ma vie, la chanson Illégal de Corbeau sera associée à toi, ma toute belle... Un travail d'analyse de dix pages sur le Courrier d'Isabelle, aussi! Comme nous avions rit, à écrire ainsi, à quatre mains!!!

Et aussi, parmi les souvenirs mémorables, le moment magique qui est entré dans les anales : le Jo Squeeze!!! C'était chez Matthieu, dans sa cour arrière... On en parle encore!!!

Je me suis souvenue...

Je me suis souvenue des dernières fois où nous nous sommes vues. Tu tremblais. Tes yeux étaient angoissés. Comme une bête à l'affut... Deux belles fêtes cet été m'auront permis de te serrer dans mes bras, mais aussi de constater que ça n'allait pas. Parti, cet éclat dans tes yeux... Partie, l'assurance... Il y a 18 ans, tu prenais toute la place par ton énergie hors du commun et ton charisme à toute épreuve. Cet été, tu as laissé tomber, épuisée. Je t'ai vue lâcher prise. Tu m'as dit, dans des mots un peu évasifs, que cette fois-ci, c'était toi qui m'enviait... Toi.... Tu m'enviais moi... Moi et les autres... Et j'ai voulu te rendre l'énergie qui s'échappait de toi. J'ai voulu être là... Mais je n'y pouvais plus rien, je crois....

Je te laisse partir

Je te laisse partir, mon amie. Je garde en tête tes éclats de rire. Ta voix. Ta voix unique, grave. Ta façon de prononcer, de toujours trouver le mot juste. Tes yeux bleus, perçants. Ton visage parfois grave et réfléchi, parfois complètement illuminé.

Je garde tout ça en moi et tellement plus! Je garde toutes ces choses que tu m'as apprises, et que j'essaierai de transmettre à mon tour à ceux qui m'entourent pour que toujours, ma Luce, tu existes à travers nous.

Je t'aime.

Je laisse en souvenir cette dernière photo que j'ai de toi. Elle a été prise lors du party de Saint-Jean du 24 juin 2009, chez moi... Tu es là, en jaune, flamboyante, unique, aimée...

Jour 20 – 1er octobre – Bonne fête Cimon!!!

Bonne fête à mon plus vieux filleul, mon beau Cimon! Je ne suis pas là pour te le dire en personne, mais je pense à toi et je t'aime!!!

Avant de reprendre pour de bon le chemin vers la maison, on n'a pas le choix. Nous sommes tout près de la ville de Gettysburg, lieu de la célèbre bataille du même nom. On doit aller visiter! Je dois bien ça à JF, quand même! :)

On déjeune vite fait (pop tarts et café glacé de Starbucks), puis on se rend à la ville. Par hasard, j'ai trouvé, dans les toilettes horribles du State Park, un dépliant pour des tour guidés. Pourquoi pas?

On arrive dans l'autobus à 10h30. Le tour dure 2 heures. C'est vraiment impressionnant de voir les champs de bataille conservés le plus possible. J'en comprends plus sur cette bataille en deux heures que depuis le début de ma vie! Une bataille qui dura trois jours, du 1er au 3 juillet 1863, qui se déroula tout autour de la petite ville de Gettysburg, dans les collines et les forêts environnantes, qui tua des milliers de soldats, tant du Sud que du Nord, et une seule civile, une petite dame qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. C'est immense, impressionnant. Ça donne envie de revoir le film.

Nous dînons dans une taverne dans le plus vieux bâtiment de la ville. La soupe à l'oignon est hallucinante!!!!

Puis, on reprend la route pour revenir à la maison. On dort dans un autre State Park, le Hickory Run, un des plus beau depuis le début de notre voyage.

En ce qui concerne Chevy, pas trop de misère avec le "Heater cord", ça semble tenir le coup. Mais c'est l'allume cigarette qui a lâché. Heureusement que nous avons acheté un survolteur dans lequel nous pouvons brancher Virginie!

Parlant de cette dernière, elle tourne mal aussi. Toujours en train de perdre les satellites. C'est sûrement à cause des montagnes et des nuages. Mais, prudents, nous avons apporté des cartes! On ne perd pas le Nord! Demain, sept heures de route pour rentrer au domicile!

(Photos à venir)

Jour 19 – 30 septembre – Mary's Rock

On décide de rester dans le coin encore une journée, afin de faire une dernière randonnée en montagne, avant de reprendre la route pour la maison.

En roulant vers la montagne, on sent une drôle d'odeur. Chevy sent les biscuits à l'érable... Les vitres deviennent embuées, et plus on met de l'air, pire c'est... C'est étrange... Un autre coup de Chevy?

Puisque nous y sommes, nous effectuons tout de même notre randonnée vers Mary's Rock. C'est une montée assez difficile, d'environ 2,5 km pour l'aller et 2,5 autres pour le retour. Je pense beaucoup à Luce sure le chemin et je lui dédie ma marche... La vue en arrivant en haut est à trancher la respiration (ben quoi, j'essaie de varier les expressions).

Avant de reprendre la route, on arrête dans un garage. Notre problème de biscuit à l'érable, c'est le « Heater cord » de Chevy qui a une fuite. Ça pendrait 5 heures à réparer, et ils le feraient le lendemain seulement. On n'a pas le temps. Le garagiste injecte un liquide pour calfeutrer un peu la fuite. On se croise les doigts, puis on reprend la route. On n'aura ni chauffage ni air pour le reste du voyage. Chevy nous en fera voir de toutes les couleurs jusqu'à la fin!

Direction Gettysburg, dans le sud de la Pennsylvanie. On couche au Caledonia State Park, tout près de là. C'est le pire State Park depuis le début du voyage. Déboisé, les salles de bains et douches sont dégueulasses... On fait un feu et on se saoule, malgré l'interdiction d'alcool sur le camping. C'est encore plus drôle.

(Photos à venir)

Jour 18 – 29 septembre – Mauvaise nouvelle

Je n'ai pas vraiment envie d'écrire aujourd'hui. Je pourrais certainement raconter notre marche de 10,3 km à flanc de montagne, pour aller contempler une chute quasi inexistante, mais une vue magnifique.

Je pourrais dire que, même s'il vente beaucoup, il fait beau. Que le camping où nous sommes arrêtés est très accueillant, et que notre hôte parle français.

Je pourrais dire que le Shenandoah National Park est à couper le souffle lui aussi...

Mais ce que je vais retenir de cette journée, c'est le moment où j'ai appris que mon amie Luce s'est enlevée la vie. Je l'ai appris en fin d'après-midi, à notre retour au camping. En furetant sur Facebook pour prendre des nouvelles. Mon amie Luce. Ma vieille chum d'université, que je connaissais depuis que nous avons 18 ans. J'ai tant de choses à dire sur cette personne unique. J'aimerais prendre le temps de le faire comme il se doit, alors je vais attendre mon retour à la maison pour consacrer à mon amie le temps qui lui revient.

De notre côté, nous poursuivrons notre voyage, mais seront de retour à Montréal samedi pour les funérailles de Luce.

lundi 28 septembre 2009

Jour 17 - 28 septembre - Bonne fête papa!!!

Aujourd'hui c'est la fête de mon papa! Alors ma première pensée est pour lui. Bonne fête mon p'tit papa d'amour!!!

Il semble que nos prédictions s'avèrent vrai. Il va faire beau aujourd'hui. On déjeune, on organise une expédition à l'épicerie qui nous fera tenir 2-3 jours, puis on roule vers le camping, où on arrive à l'heure du dîner. On choisit un site avec une super vue sur les montagnes. On est vraiment biens!

Malheureusement, le temps s'est gâté un petit peu. Le vent s'est levé. On sent qu'il a pour principal objectif de chasser les nuages qui se sont amoncelés, mais pour l'heure, il est plutôt dérangeant. Qu'à cela ne tienne! Pourquoi ne pas en profiter pour visiter les Luray Caverns? On a vu les affiches tout le long du chemin (c'est à environ 4 miles du camping) et je n'ai jamais visité de cavernes de ma vie! Même pas le Trou de la fée!

On y va!

La visite dure environ 1h30. On a des casques d'écoute qui nous permettent de bien apprécier ce que l'on voit. Et sans mentir, c'est assez capoté! L'éclairage discret nous laisse bien voir toutes les structures. C'est immense, magnifique! On dirait presque que c'est créé artificiellement tant on ne s'imagine pas que la nature puisse être aussi étrange! On se croirait sur une autre planète! Je suis vraiment contente que le vent se soit levé! :)

De retour au camping, on relaxe en se préparant mentalement pour la marche du lendemain. On fera une dizaine de kilomètres à flanc de montagne, en direction de la plus haute chute du Parc, une chute de 93 pieds. Ça promet! Et on se fait des bagles au saumon fumé pour souper. Est-ce que je vous ai dit que j'étais heureuse? Et amoureuse, aussi???

Jour 16 - 27 septembre - Retour du soleil!

Youppi! Il fait beau! Première chose qu'on vérifie au réveil : la rivière. Elle n'a pas débordé. Ouf!

On regarde les prévisions météo. La pluie des dernières heures remontera vers le nord (vers le Québec!). Le mieux est de rester dans le coin quelques jours, histoire de profiter du ciel bleu. Et comme on n'a pas eu la chance de voir les montagnes encore, à cause de la pluie, et bien on se trouve un camping au pied des montagnes. On remarque qu'on se trouve tout près du Parc National de Shenandoah (Virginie). Qu'à cela ne tienne, cap sur la ville de Charlottesville, à environ 3h de route de Marion, où nous nous trouvons.

Puisqu'il fait beau, on roule d'abord quelques miles sur l'autoroute, puis on décide de faire un petit crochet dans le Blue Ridge Parkway, qui passe non loin de là. On va enfin pouvoir voir ce qu'on a manqué la veille!

Et bien, accrochez-vous bien après les oreilles à papa, c'est aussi effrayant quand il fait beau que quand il pleut, mais en plus, c'est extraordinairement beau! Des vues à couper le souffle de tous les côtés de la route. On se promène réellement au sommet des montagnes.

La route, en lacets, est carrément épeurante par endroits. On y reste environ 1h30, pour revenir à l'autoroute. Nous prenons une sortie pour y accéder. La sortie est déconseillée aux roulottes et aux camions. Je comprends! C'est du suicide!!! On descend je ne sais pas combien de milliers de pieds en 4,5 miles. Les freins de Chevy se mettent à sentir le brûlé. C'est carrément stressant! Je vous jure, c'est comme une montagne russe au ralenti! Pendant des miles et des miles! Mais nous arrivons sains et sauf en bas, sur l'autoroute.

On est fatigués par toutes ces émotions. Changement de cap. On trouve un camping KOA sur notre chemin. Pas la force de nous rendre à celui que nous avions repéré avant. Le camping est très bien, mais cette fois ci, ce ne sont pas les moustiques qui viennent nous énerver, mais bien les mouches! Il en rentre des dizaines dans Chevy! À un point tel que j'ai réussi à en tuer trois d'un coup avec un seul coup de tue-mouche! La chasse était ouverte. Je n'en avais jamais vu autant!

Petite réparation de Chevy (une minuscule infiltration d'eau par les fenêtres du toit), puis nous réussissons à nous faire un souper malgré la compagnie de nos amies ailées. Nous trouvons, sur Internet, des cartes pour les pistes de randonnées, dans le Parc National de Shenandoah, ainsi qu'un autre camping, encore plus proche des sentiers que nous voulons parcourir, le Luray RV Resort Country Waye. Un bon plan de match pour les prochains jours!

dimanche 27 septembre 2009

Jour 15 - 26 septembre - Il pleut...

Il pleut. Triste constatation dès notre réveil. Il pleut fort, même. Ok, alors on va faire de la route aujourd'hui. Essayons quand même de passer par le Blue Ridge, peut-être qu'on aura de beaux points de vue.

À travers le brouillard et la pluie, on trouve la route. On s'attendait à une route assez importante, puisque très publicisée. Il s'agit en fait d'un chemin tortueux, à flanc de montagne. Une seule voie de chaque côté, et encore... Je suis terrorisée. Nous roulons lentement. Le brouillard est opaque et la pluie tombe drue. Nous savons que la vue doit être extraordinaire. Nous ne voyons strictement rien.

C'est vraiment dommage, car on nous a vanté cette route comme étant la plus belle route de montagnes aux États-Unis. Mais pour notre sécurité, et pour que je lâche enfin la pognée de porte à laquelle je suis désespérément accrochée, nous décidons de prendre une autre route. On se trouve un autre camping, puis on programme Virginie pour qu'elle nous guide vers la Virginie, justement, dans la petite ville de Marion.

Les routes sont quand même magnifiques. Nous traversons de petits villages dans les montagnes. Encore une autre petite journée tranquille, sans inconvénients, si ce n'est cette pluie incessante.

Le camping est dans le Hungry Mother State Park. Notre site est tout près d'une petite rivière qui, selon les hôtes du camping, menace de déborder. Aventuriers, nous restons tout de même sur ce site. Jakkar est heureux malgré la pluie.

Nous restons toute la soirée dans Chevy. Après un bon fettucini Alfredo et quelques bouchées de fudge merveilleux que mon chum a acheté sur le côte, nous jouons une partie de Catane. La vie est encore une fois très belle. On espère seulement qu'il fera beau demain! :)

Jour 14 – 25 septembre - Huit heures de route!

Le camping fait tellement dur, et les moustiques ne lâchent tellement pas, que nous décidons de partir sans déjeuner. Nous trouverons bien quelque chose en route.

De plus, monsieur Ours mal léché a décidé qu'il faisait un épandage quelconque, probablement contre les moustiques, et ils se promène sur le camping dans sa camionnette en pitchant une espèce de fume dégueulasse. On s'en va!

On met le cap vers Asheville, où on a dégoté un petit camping sur le bord d'une rivière. Asheville est en plein cœur du Blue Ridge Moutain Parkway, que nous avons bien l'intention de parcourir le lendemain.

Peu après notre départ, on trouve un restaurant Waffle House. Sans mentir, de toute ma vie, je n'ai jamais mangé un déjeuner aussi horrible. Les œufs, que je prend miroir, n'étaient pas assez cuits. Le blanc était encore froid! Les rôties pas beurrées, les hashbrowns à moité cuites, le bacon baignait littéralement dans son gras, le café trop faible... Première et dernière visite dans la maison de l'horreur.

La journée se déroule tranquillement, au rythme des routes qui se succèdent. Nous voyons les premières montagnes, à travers la pluie, en début d'après-midi. Le paysage se transforme. Même l'autoroute est intéressante! C'est superbe!

Nous arrivons vers l'heure du souper au French Broad River Campground. Le site est magnifique, et vraiment juste sur le bord de l'eau. Les canards nous accueillent. Jakkar essaie de s'amuser avec eux, tant bien que mal.

La pluie ayant cessé, nous passons une soirée très relaxante près du feu, au son de la rivière.

Demain, on va rouler à travers les montagnes! La météo s'annonce encore une fois pluvieuse. C'est donc dire qu'il va faire beau, si on se fie au début de notre voyage!

vendredi 25 septembre 2009

Jour 13 – 24 septembre – Jour « ferryé »

Au moment où les premières lueurs frappent les vitres de Chevy, mon amoureux et moi nous réveillons. C'est peut-être aussi un peu à cause de nos voisins, qui sont partis très tôt. « Allons voir le soleil se lever », me dit Steph. « Oui! Allons-y! »

Accompagnés de Jakkar, nous nous rendons sur la plage et admirons les rayons du soleil se faufiler entre les nuages. Il va faire beau, encore aujourd'hui.

Pendant que Steph prend sa douche, je prépare amoureusement le café du matin et les toasts « camping ». Nous nous assoyons pour déjeuner. Pouah!!! Le lait n'est plus bon. Je m'en rend compte en buvant ma première gorgée de café. Steph me propose de partager le sien. Pouah! Trop sucré. Pas de café ce matin. La madame est marabout et ça ne lui tente pas d'en refaire. Tant pis, nous en trouverons sur la route!

Arrêt pour pendre de l'essence. Steph revient avec des cafés glacés de Starbucks, en bouteille. C'est super bon! Ça me sauve ma matinée!!! Maudine qu'il est fin, mon chum :)))

On continue vers le Sud, sur la bande de terre de Cape Hatteras, en direction de la Ocracoke Island. On prend un premier ferry de 40 minutes pour s'y rendre. Jakkar se fait encore une fois un paquet d'amis, car il est juste trop adorable. Il adore naviguer!!!

Ocracoke Island est plus sauvage que la première partie de notre voyage. Encore une fois, les dunes et les bosquets nous séparent de la mer de quelques mètres seulement. C'est magnifique!

Dîner dans un resto super chouette de Ocracoke (j'ai mangé du Bluefish pour la première fois), puis on embarque dans un second ferry, de deux heures trente celui-là, pour revenir sur terre.

Jakkar oblige, nous devons rester sur le pont avec les voitures pour la durée de la traversée. Pas grave, nous sommes pleins de ressources! Dehors les chaises de camping, les livres et l'eau. Nous, on relaxe! J'en suis au dernier tome de Twilight. C'est tout simplement addictif. Je le prête au premier qui se manifeste. Je suis totalement accro!!!!

Nous arrivons sur le continent, à Cedar Island. Le paysage est très différent de tout ce que j'ai vu jusqu'à présent. Nous sommes vraiment au niveau de la mer et des canaux bordent la route, avec une végétation de baillou. C'est beau et étrange en même temps. Nous nous dirigeons vers le camping que nous avons repéré la veille sur le Web, dans le village de Sealevel, qui porte bien soin nom.

C'est pas « vargeux », comme dirait l'autre. L'accueil ressemble à la maison des ours mal léchés des comiques de notre enfance... Mais nous sommes en fin d'après-midi, et fatigués. On y est, on y reste. On saute dans la piscine (il y en a quand même une!). La température extérieure est chaude et humide. TRÈS chaude et TRÈS humide, devrais-je dire! Les moustiques se mettent de la partie et essaient, plutôt habilement, de gâcher notre soirée. On capitule. Douche froide avant le dodo, puis retour dans Chevy, où on CRÈVE!!! Vive le ventilateur!!! On s'endort tôt, car demain, on veut se lever le plus tôt possible pour faire un gros 8h de route, en direction du Blue Ridge Mountain Parkway, dans l'extrême Ouest de la Caroline du Nord.

mercredi 23 septembre 2009

Jour 12 - 23 septembre - Farniente

La nuit a été chaude. Je dois avouer avoir un peu mal dormi. Mais encore une fois, malgré les prévisions, le soleil illumine les fenêtres. Debout là-dedans, je crève!!! Allons profiter du beau temps!

Au menu : promenade avec le chien pendant qu'il ne fait encore pas trop chaud. Nous décidons d'aller faire un tour sur l'autre rive du camping, c'est-à-dire celle qui donne vers les terres. Jakkar en profite pour faire une saucette car il préfère de loin cette eau calme à celle agitée de l'océan.

Ensuite, baignade dans la mer avec mon amoureux! C'est tout simplement génial! Jakkar est assis entre nos deux chaises, à l'ombre d'une serviette tendue, et nous regarde sans trop avoir chaud.

Dîner rapide avec une chaudrée de palourdes (de circonstance), puis visite à la piscine et au spa.

Là, je suis à l'ombre sur mon site de camping. Il fait 28 degrés, et la température ressentie est de 38. J'ai probablement un coup de soleil majeur dans le dos. J'ai une coupe de vin en main, le chien dors à mes côtés, la brise de la mer caresse mes cheveux (frisés comme c'est pas possible), et le son des vagues est ma musique d'ambiance. La grosse vie sale.

Demain, on reprend la route pour d'autres aventures!

Jour 11 – 22 septembre – Journée parfaite... enfin!!!! :)))

La température s'annonce plutôt maussade pour les prochain jours, si on en croit météomédia et weather.com. Au réveil, quelques rayons de soleils percent les fenêtres de Chevy. On décide donc d'en profiter un peu et d'aller se dégourdir les jambes dans les sentiers qui bordent notre camping. Jakkar est heureux et se donne à fond! Il nage même à la rencontre d'un cygne, mais rebrousse chemin, ce dernier étant un peu loin.

On prend la route vers 11h. Direction le parc national de Cape Hatteras, une bande de terre d'un mile de large, mais d'au moins 100 miles de long, direct dans l'Océan Atlantique, le long de la côte de la Caroline du Nord. On aurait bien aimé voir la mer quand il fait beau, mais bon, on pendra le temps qu'il fera!

On roule quelques heures et, contre toute attente, il fait beau!!! Quelques nuages, mais rien de majeur. Sur le bord de la route, on voit même des palmiers. Des dunes de sable bordent le chemin, et nous traversons des ponts sans fin!

Nous arrivons au Camp Hatteras, à Rodanthe, un camping de roulottes qui s'étend d'une rive à l'autre de la bande de terre. Notre terrain est vraiment tout près de la mer. N'eut été des dunes, nous aurions une vue sur celle-ci. Il fait toujours beau. On voit pourtant les nuages partout autour! Mais au-dessus de nos têtes, rien! Il est environ 16h. Le temps de connecter Glacy, on se retrouve les pieds dans la mer.

Puis, c'est l'heure du souper, acheté en chemin. Des crevettes et des pétoncles frais, que nous grillons sur le BBQ, avec des courges et du couscous. Un repas absolument divin, qui n'avait rien à envier aux meilleurs restos!

La soirée s'annonce chaude et humide. On transpire aussitôt qu'on bouge. Direction la piscine, puis le spa, puis encore la piscine. On est vraiment gâtés pourris.

De retour à Chevy, on se dit qu'on a enfin connus une journée parfaite. Mais histoire de s'en assurer, on tourne la clé dans le contact de Chevy. Celui-ci ronronne de bonheur. Tout comme nous!

Nous pouvons dormir en paix! Je crois que notre mauvais karma a pris fin! Avec un peu de chance, il fera peut-être beau demain!

mardi 22 septembre 2009

Jour 10 – 21 septembre – Le voyage continue!

Levée du corps difficile. Pas à cause de l'alcool ingurgité la veille, mais plutôt à cause des épreuves qui nous attendent aujourd'hui.

Après avoir empaqueté nos choses et pris notre douche, nous nous dirigeons vers l'Office. D'un air piteux, j'annonce à la préposée que Chevy ne démarre pas. Elle dispose d'un jumper, c'est-à-dire un machin pour booster la batterie (ok, j'ai besoin d'aide ici. C'est quoi le mot en français????). Nous croyons que le problème vient plutôt du contact qui ne se fait pas avec la clé. Mais tant qu'à y être, ok, nous allons essayer son machin. On ne sait jamais.

Retour à notre site. Le moment fatidique. Les câbles sont branchés. Aussitôt la clé dans le contact qu'on entent le buzzer de la porte. C'est bon signe! Chevy démarre!!! Yéééé!!!! Nous savons maintenant que le problème avec la batterie est plus sérieux que ce que l'on pensait. Elle se décharge, pour une raison encore inconnue. Pas besoin d'appeler le CAA. Direction le concessionnaire Chevrolet, pour la deuxième fois en quatre jours.

Ce dernier nous reçoit avec une face bête. Je crois sentir qu'il croyait s'être débarrassé de nous... Une heure d'attente avant même qu'il regarde notre Chevy... Le gars ressemble comme deux gouttes d'eau à Mr Roper, de Vivre à trois, mais sans le sourire. Il fait peur...

Pleins de ressources, nous trouvons un autre garage prêt à nous accueillit. Et là, je donne le nom et l'adresse, car on nous y a traités comme des rois. Sans blague. Il s'agit du Midas, situé à Silver Spring, Maryland, 3241 Automobile Drive.

-Shane, Pat and Steve, thank you guys, you're the best!!!

Ces gars là on passé quatre heure sur Chevy pour trouver le problème, que nous vous expliquerons de vive voix. Ils on vérifié que tout était en ordre dans le véhicule pour que nous ayons un safe trip, et nous ont chargé seulement 200$. C'est à peine croyable.

Nous sommes actuellement sur un terrain de camping magnifique, le Pocahontas State Park, en Virginie. Nous nous sommes procurés une batterie portative pour booster la nôtre, au cas où nous aurions d'autres problèmes. Le camping est magnifique, il fait super beau, nous sommes heureux et amoureux, et le voyage continue!!!!

Jour 9 – 20 septembre – On aura tout vu!

Aujourd'hui, on ne bouge pas. On reste au Cherry Hill Campground, afin de profiter du soleil, des piscines, du spa et de la « Laundry Room ». Parce qu'après une semaine de voyage, on commence à sentir l'indien!

Journée parfaite. La béatitude totale. Rien à redire. On fait des plans pour les prochains jours, on réserve un super camping dans un state park pour le lendemain... La PAIX!

Vers 17h, Steph décide d'aller reprogrammer l'heure et les préférences dans la radio de Chevy, puisque, la batterie ayant été déconnectée, toutes les préférences ont été effacées.

Steph entre dans Chevy. Il s'assoit côté conducteur. Il entre la clé dans le contact. Et... Vous ne me croirez pas, mais c'est vrai. Chevy ne démarre pas. Pas un son. Pas un buzzer de porte. Pas une lumière. Rien. Le néant.

Moment de panique. En tant que couple mature et responsable, on envisage toutes les possibilités, même celle de vendre Chevy sur place et de revenir en avion. Nous sommes vraiment tristes et découragés. Perte de confiance en notre bon vieux Chevy.

Mais la nuit porte conseil. Nous décidons de dormir là-dessus, et de voir demain pour le reste. Après tout, d'une façon ou d'une autre, il faudra bien le faire démarrer. On verra demain matin.

Direction le spa pour nous changer les idées. Nous y rencontrons un couple de jeunes voyageurs super. Charlotte est Britannique, Brad est Canado/Australien. Ils viennent de terminer l'université et sont en voyage dans une épave similaire à Chevy, mais beaucoup plus grosse, pour six mois. Autour du feu, en prenant un dernier verre ensemble, ils nous racontent leurs aventures et leurs mésaventures, et ça suffit à nous remettre d'aplomb.

Demain, nous retournerons au garage pour faire arranger tout ça, et le voyage continuera.

dimanche 20 septembre 2009

Jour 8 - 19 septembre - Ce qui devait arriver arriva...

Samedi! Voilà maintenant une semaine de vacances de complétée. Aujourd'hui encore, destination Washington. Le ciel est bleu dès notre lever. Petit déjeuner rapide, et nous voilà partis. On décide de se stationner au même endroit que la veille, très central et pas trop cher.

Il est environ 11h du matin quand on commence notre journée de marche. Au programme : visite du Washington Monument (l'obélisque), arrêt hot dogs pour dîner, puis on s'en va vers la Maison Blanche.

Je crois que nous arrivons par la cour arrière. Il y a des gardes partout, des touristes et des clôtures. Curieux comme on ne voit rien de tout cela dans les films!!!

Ensuite, on va vers le National World War II Monument, la Reflecting pool (l'immense piscine qu'on voit dans les films) puis le Lincoln Memorial.

On traverse ensuite un pont pour se rendre au Arlington National Cemetary. C'est quand même touchant et émouvant de voir toutes ces pierres tombales blanches, alignées, sur des kilomètres...

Retour en ville. On arrive par hasard juste à côté du Vietnam War Veterans Memorial (le mur avec plein de noms dessus). C'est plus petit que ça en a l'air dans les films, mais je suis contente de l'avoir vu.

Ensuite, après un "giant" sandwich à la crème-glacée assis dans l'herbe, nous contournons la Maison-Blanche afin de voir l'autre façade (celle du devant, je crois), et les protestataires qui l'agrémentent. Retour au stationnement. Un bon 15-16 kilomètres de marche! Il est 17h. C'est le temps de rentrer au camping!

Et c'est ici que ce qui devait arriver arriva. Steph tourne la clé pour démarrer Chevy... Rien... Aucun son. Chevy ne démarre pas. Pas de panique! Nous sommes abonnés à CAA!!! Tout devrait rentrer dans l'ordre rapidement.

Stréphane part à la recherche d'un téléphone, car mon cell ne fonctionne pas au É-U. Pendant son absence, un sans abri plutôt sympa, mais vachement collant, vient tenter de me divertir aux fenêtres de Chevy. Je lui demande gentiment de me laisser tranquille, mais il reste, insistant, et commençant à me dire que j'ai de beaux yeux. C'est à ce moment que Jakkar sens mon déplaisir. Il se lève, se retourne vers le monsieur, et le regarde dans les yeux, tandis que je le tiens par le collier. Le gars a peur. Il s'en va. Vive Jakkar!!!!

Stéphane revient. Il n'a pas trouvé de téléphone, mais les gars du stationnement nous disent qu'ils vont nous booster. Ils s'en viennent, branchent les câbles. Ça ne fonctionne pas plus. On entend un tout petit son, rien de plus. J'emprunte le cell du gars du stationnement, et appelle CAA. Ça marche. Il est alors 17h25, ils arrivent à 17h45.

Les gars du AAA (aux É-U) nous apprennent qu'il faut carrément changer la batterie de Chevy. Elle est morte et bien morte.

Et là, Stéphane de se rappeler une conversation qu'il avait eu au garage, quelques mois avant :

(Reconstitution)
- Oui, ben eh, ta batterie, est pu forte forte. Va falloir la changer bientôt.
- Ah, j'ai pas remarqué. Chevy démarre bien. On va l'endurer encore un peu...

Voilà. C'est le moment qu'elle avait choisi pour crever. Mais tout est bien qui finit bien!!! La batterie est neuve, nous sommes retournés au camping avant 19h, et avons passé une superbe soirée près du feu. Ouf! :)

Jour 7 - 18 septembre - Toujours vivants!!!

Il s'en est passé des choses, durant les derniers jours! Attendez un peu que je me rappelle... Ah oui, la journée du 18 a commencé par une visite au garage, pour faire réparer les lumières et l'allume-cigarette. Pas grave, le ciel est encore un peu gris. Mais le soleil s'en vient, alors pas de panique!

Grâce à Virginie, nous trouvons un concessionnaire Chevrolet tout près du camping. Deux heures d'attentes pendant que Chevy Chase est en salle d'opération. Les mécaniciens nous informent que nos problèmes proviennent d'une boîte de raccordement à la batterie qui n'a pas trop d'affaires là. Bref, ils arrangent tout ça, et nous voici sur la route de Washington!

Nous y arrivons vers 11h30. On se stationne facilement dans un super stationnement au coin de 9e et de la rue K. On laisse Jakkar dans Chevy afin de cherche un place pour dîner, car le muffin du Starbucks est loin. Un merveilleux petit resto asiatique, le Asian Spice, au coin de la 8e et de la rue H nous accueille. On y prend un dîner de roi.

À Washington, dans le Centre-Ville, le système des rue est très simple. Les rues Nord-Sud portent des numéros. Les rues Est-Ouest portent des lettres, et les rue diagonales portent des noms d'État. Une fois le système compris, il est très facile de se repérer.

Après le dîner, on entame une journée de marche avec le chien. On voit la quartier chinois, un quartier résidentiel très cool, le Capitol, le Washinton Monument au loin (ça, c'est l'immense obélisque), un musée de la sculpture dans un parc où on n'a pas le droit d'entrer avec le chien. "Oups, on ne le savait pas, monsieur le gardien!", et j'en passe! Environ 12km de marche, au gros soleil. Une journée magnifique.

On se garde la visite de la Maison Blanche et de la seconde moitié des quartiers touristiques pour le lendemain, trop fatigués que nous sommes. Retour au stationnement vers 17h, et arrivée au camping vers 18h. Normalement, le trajet vers le camping prend une vingtaine de minutes, mais à cause de l'heure de pointe, c'est un peu plus long.

Aussitôt arrivés, nous enfilons nos maillots et nous dirigeons vers la piscine. L'eau est un peu froide, mais tout de même agréable. Ensuite, une quinzaine de minutes dans le spa, puis retour dans la piscine. C'est merveilleux!

En soirée, histoire de prolonger notre "veggitude", nous allons chercher une pizza au resto du camping, que nous dégustons près du feu. Une journée parfaite, n'eut été de notre pit stop au garage. ;-) Mais nous sommes confiants. Chevy Chase a subi une mise au point juste avant notre déprt en vacances. Le frigidaire ne peu plus lâcher, c'est déjà fait. La prise de l'allume-cigarette est réparée, les lumières fonctionnent. Que peut-il nous arriver de plus, hein???

jeudi 17 septembre 2009

Jour 6 - 17 septembre - Sueurs froides

Il a plu une bonne partie de la nuit. Ce matin, decision time. Le ciel est gris, le sous-bois est trempe. La question : désirons-nous marcher plus de 15 km dans un sous-bois mouillé, sous un ciel menaçant? Naaaaan...

C'est un nouveau départ! On pack les p'tits, et nous voici en route pour Washington DC! Aux grands maux les grands moyens. On trouve un camping ultra commercial, "le plus proche de Washington", et on clique sur le "Allez!" de Virginie.

Après avoir viraillé quelques miles par les routes de campagne (Magnifiques, sans blague!!! Des maisons en pierre, des pâturages, des routes tortueuses et valloneuses), on se dirige vers l'interstate 95, histoire d'arriver un jour.

Arrêt dans un rest area pour le lunch, Cette fois-ci, bien que Roy Rodgers soit encore prêt à nous accueillir, nous préférons nous faire des sandwich avec le reste de viandes froides qui traine dans la glacière électrique. C'est mille fois meilleur, je vous l'assure.

Puis, pendant qu'on dîne, on entend "Plou plou!". Un petit son aigu. La voix de Virginie. Batteries faibles... Virginie s'éteint... On remarque que la glacière ne fonctionne plus non plus. Nos deux femelles se seraient elles chicanées??? Les deux sont mortes. Plus rien à faire.

Un peu penauds, nous espérons qu'en arrivant au camping, un électrochoc saura raviver nos compagnes. Comment vivre sans elles?????

Nous passons dans un tunnel. Les lumières de Chevy Chase n'allument plus... Mmmmm... Serait-ce qu'un fusible aurait sauté quelque part? Nos espoirs s'amplifient!

Passage rapide par Baltimore, qui semble être une ville très industrielle. C'est vraiment très moche du point de vue de l'autoroute, mais Montréal aussi c'est laid vu de la 40, dans le coin des raffineries. Bref, qui suis-je pour juger une ville que je n'ai pas visitée?

On arrive au camping, vers 17h. Le Cherry Hill Park. Il y a de la place pour nous. On s'attend à un terrain de stationnement à roulottes... On est assez agréablement surpris par ce qui nous attends. Les terrains sont petits, mais assez grands pour se faire un feu. Il y a des arbres, une piscine, un spa. L'accueil est ouvert (ce qui ne nous était ps arrivés depuis un bon moment), le magasin aussi. Bref, le camping parfait pour nous en ce moment.

Demain, on fait un pit stop au garage (les gens de l'accueil nous ont même fournit une liste de garages pas loin), puis on se stationne à Washington en vue d'une journée complète de lèche historique.

Ah! Et qu'en-est-il de Virginie et de Glacy? Toutes les deux sont en pleine forme, branchées sur leur électricité. Je crois que leur bataille sans fin pour le pouvoir a eu raison d'une fusible de Chevy. C'est ce que nous verrons lors du prochain épisode, demain!

Jour 5 – 16 septembre 2009 – Philadelphie!

Aujourd'hui, première journée nuageuse depuis le début des vacances. On décide que c'est bien correct de se promener en ville par une journée comme celle-ci. Philadelphie, nous voici!!! Je n'ai absolument aucune idée à quoi m'attendre de cette ville. Mais il serait fou de passer à côté sans la visiter. Après un minuscule détour dû à une erreur de manipulation, Virginie nous conduit à bon port, directement dans un stationnement en plein cœur de la Old City.

La Old City, c'est un ramassis d'un paquet de sites historiques, mais habité par du monde. C'est comme un Plateau Mont-Royal mélangé avec le Vieux Montréal. C'est correct.

On dîne dans un super bon resto italien, ensuite, on retourne chercher le chien, qui était resté dans Chevy et qui nous attendait patiemment, puisqu'il est le meilleur chien au monde, pour marcher une partie de l'après-midi. C'est encore gris dehors, mais il ne pleut pas.













La tombe du soldat inconnu est le moment fort de cette marche. Enfin, surtout les arbres qu'on retrouve autour de la tombe. Je suis certaine que ce sont les arbres qui ont inspirés les tissus camouflage!!!

En tous cas, on n'a pas vu grand chose, mais pas besoin de vous dire que je n'ai pas été impressionnée par Philadelpie. Enfin, on l'a vue, c'est ça l'essentiel :)

La veille, notre camping était doté d'une connexion Internet. Nous en avions donc profité pour faire une réservation dans un camping, en vérifiant d'abord les prévisions météo pour les prochains jours. Il fallait donc se diriger un peu vers l'ouest pour faire baisser les probabilités de pluie. Le French Creek State Park a donc été l'heureux élu de notre réservation par Internet.

Vers 14h30, on quitte Philadelphie. Vers 15h50, on arrive au Camping, où un gentil garde forestier nous indique le chemin de notre terrain, et nous donne une carte des sentiers pédestres disponibles autour.

Je crois que nous allons rester une autre journée ici! Le camping est magnifique, exactement comme on les aime! C'est-à-dire sauvages. Rien ne ressemble à un Val-Jalbert à roulottes ici. Ce soir, c'est moi qui s'occupe du feu. Mon chum prend une pause. J'y retourne donc... :)

mardi 15 septembre 2009

Jour 4 - 15 septembre - Jour de repos

C'est un soleil, radieux, à travers les branches des arbres un peu tristes du Parvin State Park, qui nous réveille ce matin, vers 6h30. Un peu stressés par notre nuit de squattage, un peu rassérénés par les décisions que nous avons prises, nous décidons de partir au plus vite, histoire de profiter de notre journée. Petit détour sur le bord du lac pour déjeuner. Une douche et on part! Personne pour nous réclamer le prix d'entrée! Premier camping gratuit du voyage!

Finie la route, on n'en peut plus! Aujourd'hui, c'est jour de repos. Philadelphie nous tente moins, tant il fait beau. On s'en va à la mer! À même pas une heure de route, l'océan nous attends.

Quant aux décisions, les voici : nous allons acheter une glacière bi-mode : électrique et allume cigarette. Pas question de courir les réparateurs de frigidaires et de perdre notre temps avec ça. Donc, Virginie nous indique aimablement le premier Wal-Marde sur notre route (oui, s'cusez, on était mal-pris), où on trouve exactement tout ce qu'il faut pour faire notre bonheur! La glacière et le splitter pour que Virginie et notre nouvelle acquisition partagent l'allume cigarette sans chicane pendant que nous roulons.

Puis, nous nous dirigeons sans plus attendre vers l'Océan. Un peu échaudés par notre aventure de la veille, nous réservons, vers la fin de l'avant-midi, un terrain au Ocean View Resort Campground, à Ocean View. C'est un camping coûteux, mais comme on n'a rien payé la veille, on se dit ouate de phoque!

Arrivés à la plage, nous trouvons un petit coin un peu isolés avec un minuscule bout d'ombre, pour le chien. Bon, ok, nous sommes au pied d'une espèce de grosse grue, mais c'est qu'on n'a pas le droit d'être sur la plage avec le chien, alors on reste discrets... Le soleil plombe, le vent est merveilleusement bon. Je finis mon livre (le tome 2 de Twilight, dont je ne peux décrocher depuis que j'ai commencé. Maudine que c'est bon!!!!). Le chien a chaud, mon chum se baigne, on dîne, on se repose, la vie est belle. Vous attendez la brique qui s'en vient après tout ce bon temps? Il n'y en a pas!!!

Après une petite marche dans la ville de Sea Isle, ville construite sur pilotis en grande partie, marche pendant laquelle Jakkar rencontre un cousin éloigné de la Floride, nous revenons au camping profiter de cette merveilleuse journée en buvant de la bière, près du feu. Il est 15h30, et la vie est toujours aussi belle. Et nous sommes toujours aussi amoureux. Et nous avons un frigidaire.