dimanche 23 novembre 2008

Ces phrases qui accrochent

Il y a quelques mois, mon frère Luc m'a prêté le livre Shantaram, l'histoire vécue d'un Australien qui s'évade de prison, qui se rend en Inde et qui y refait sa vie.

Les premiers chapitres du livre sont vraiment très intéressants. Son arrivée en Inde, ses rencontres, son insertion dans les bidonvilles, le milieu criminalisé... Mais vers les trois-quarts du livre, il se perd. Le fil conducteur disparaît, l'intérêt aussi. Ce qui fait que je n'ai jamais fini le livre. J'ai lu environ 700 pages sur 850... Depuis 6 mois, il traîne sur mon bureau sans que j'en aie seulement lu une ligne.

Mais il y a 6 mois, un paragraphe m'avait marquée, touchée, s'était imprégné en moi. Et en le lisant, j'ai regardé le numéro de la page, afin de le retranscrire ici, éventuellement, quand j'aurais le temps. Aujourd'hui, j'ai vu le livre. Un chiffre m'est revenu en mémoire... 93... J'ai ouvert le livre, et cherché le paragraphe... Il se trouvait à la page 593... Le voici :

Au début, quand on aime vraiment quelqu'un, la plus grande peur, c'est que celui que nous aimons cesse de nous aimer. Ce que nous devrions redouter, c'est que nous cessions de l'aimer une fois qu'il est mort. Car je t'aime toujours de tout mon coeur, Prabaker. Je t'aime toujours. Et parfois, mon ami, l'amour que j'éprouve et que je ne peux te donner m'empêche de respirer. Parfois, même aujourd'hui, mon coeur privé de toi se noie dans un chagrin sans étoiles, sans rire et sans sommeil.

Et ces quelques phrases me touchent toujours autant.

Je vais maintenant pouvoir rendre le livre à Luc. :)

mercredi 19 novembre 2008

Après un an, on passe à autre chose

Et bien je crois que ça y'est. Mon aventure avec la troupe de chant dont je fais partie prendra bientôt fin. Plus ça va et plus j'ai envie de simplement me retrouver à la maison, le vendredi soir. À me reposer de ma semaine de travail, tranquillement, devant un bon film... Je ne me sens plus le désir de consacrer mes vendredi soirs à cette activité, aussi satisfaisante soit-elle...

Mais en fait, l'est-elle tant, satisfaisante? Sur le plan musical, je ne suis pas toujours ravie des choix du directeur. Beaucoup de chansons anglaises... Un peu, ça va, mais trop, c'est trop. Et dans les chansons françaises, peu sont réellement à mon goût. Et puis le directeur hésite beaucoup à donner des solos aux chanteurs. Ce qui fait qu'on pratique, on pratique, sans jamais savoir qui aura le solo finalement. Je crois qu'il a peur de blesser un ou l'autre en confiant un solo à quelqu'un. Mais moi, ça me démotive de ne pas savoir. Je m'en fous de ne pas en avoir, mais c'est tellement plus facile d'embarquer dans une chanson quand le vrai soliste chante ses bouts! J'ai l'impression qu'on fait du sur place.

Et puis sur le plan humain, c'est aussi un peu décevant. J'aime beaucoup les gens de la troupe, mais je ne me sens pas vraiment d'affinités avec eux. Pas au point de passer mes vendredi soirs en leur compagnie, en tous cas...

Lorsque je suis embarquée dans la troupe, j'étais dans un drôle de moment de ma vie. Je venais de perdre Julie, de me séparer d'avec Marc. Je me sentais perdue, seule... Je savais que le fait de chanter allait me faire du bien, me donner le petit "boost" dont j'avais besoin. Et ça a fonctionné pendant un temps. Mais les choses ont changé. Je ne me sens plus seule. En fait, je suis en amour comme ça ne se peut pas! Et chanter, oui, encore, mais pas avec n'importe qui, et pas n'importe quoi. J'ai d'autres envies, d'autres projets qui se concrétiseront peut-être. Et s'ils se concrétisent, vous ne serez pas déçus! De toutes façons, je pense qu'à l'âge où je suis rendue, il est temps que je tienne moi-même les rennes de mes ambitions!

En attendant, il me reste à envoyer un courriel aux membres de la troupe pour leur dire que je quitte, puis à profiter de mes vendredis!

jeudi 6 novembre 2008

Julie

Ça me fait tout drôle d'avoir réintégré ce nom dans mon quotidien.

"Ce soir, à la rencontre, Julie a dit..."
"J'ai parlé à Julie hier, et elle pense... "
"Julie m'a donné l'adresse pour aller chercher mes produits..."
"Julie a laissé un commentaire sur mon blogue..."

Je parle de la "nouvelle" Julie, ma coach alimentaire... La Julie du Défi, que j'ai connue par Ma Julie, puisqu'elle suivait elle aussi des cours de chant.

Il y a plus d'un an que je prononce ce nom le moins possible, ce nom qui me fait encore mal. Et ces jours-ci, en plus d'une guérison du corps avec mon Défi, je procède à une autre étape de ma guérison mentale face au décès de Ma Julie. La remise en liberté de son nom.

Oh bien sûr, d'autres personnes autour de moi s'appellent Julie! Et je leur ai parlé dans la dernière année! Mais le lien qui existait entre Julie et Ma Julie me remet en mémoire tellement de choses à chaque fois que je prononce son nom.

D'autant que les parents de Ma Julie ont également participé au Défi. Imaginez ma surprise lorsque je les ai vu entrer dans la salle, le premier soir. Je les aime beaucoup. En fait, je n'arrive pas à ne pas les aimer... ce qui fait que j'ai l'impression de trahir Ma Julie chaque fois que je les vois. Elle qui était en chicane avec eux depuis des années... Je l'imagine, nous regardant de haut, avec nos sourires et notre convivialité bonenfants. Les accusant de tous les maux... tous ses maux... Ahh, Ma Julie, elle aurait TELLEMENT participé au Défi avec moi...

Enfin, ainsi va la vie. En ce qui concerne le Défi lui-même, j'y consacrerai mon prochain texte. Mais sachez que c'est extra. Je désire profondéement en faire un mode de vie. Désolée, je vais peut-être devenir un peu freak. Mais je le suis déjà, de toutes façons, alors un peu plus, un peu mois... ;-)