Ces phrases qui accrochent
Il y a quelques mois, mon frère Luc m'a prêté le livre Shantaram, l'histoire vécue d'un Australien qui s'évade de prison, qui se rend en Inde et qui y refait sa vie.
Les premiers chapitres du livre sont vraiment très intéressants. Son arrivée en Inde, ses rencontres, son insertion dans les bidonvilles, le milieu criminalisé... Mais vers les trois-quarts du livre, il se perd. Le fil conducteur disparaît, l'intérêt aussi. Ce qui fait que je n'ai jamais fini le livre. J'ai lu environ 700 pages sur 850... Depuis 6 mois, il traîne sur mon bureau sans que j'en aie seulement lu une ligne.
Mais il y a 6 mois, un paragraphe m'avait marquée, touchée, s'était imprégné en moi. Et en le lisant, j'ai regardé le numéro de la page, afin de le retranscrire ici, éventuellement, quand j'aurais le temps. Aujourd'hui, j'ai vu le livre. Un chiffre m'est revenu en mémoire... 93... J'ai ouvert le livre, et cherché le paragraphe... Il se trouvait à la page 593... Le voici :
Et ces quelques phrases me touchent toujours autant.Au début, quand on aime vraiment quelqu'un, la plus grande peur, c'est que celui que nous aimons cesse de nous aimer. Ce que nous devrions redouter, c'est que nous cessions de l'aimer une fois qu'il est mort. Car je t'aime toujours de tout mon coeur, Prabaker. Je t'aime toujours. Et parfois, mon ami, l'amour que j'éprouve et que je ne peux te donner m'empêche de respirer. Parfois, même aujourd'hui, mon coeur privé de toi se noie dans un chagrin sans étoiles, sans rire et sans sommeil.
Je vais maintenant pouvoir rendre le livre à Luc. :)
