Câlin astral
Depuis plusieurs mois, je lis le blogue de Morenita, et je me sens vraiment impuissante devant toutes les épreuves auxquelles elle fait face. Je laisse parfois des commentaires, que je trouve insignifiants comparés à la peine que Morenita doit éprouver... Puis je me dis que ça doit quand même lui faire un peu de bien...
Je ne suis pas son amie, sauf sur Facebook... Nous nous connaissons seulement à travers nos blogues, que nous lisons réciproquement. Nous ne nous sommes jamais vues.
Mais cette nuit, je suis allée lui rendre visite. J'ai rêvé que je rêvais d'elle. Oui oui, c'est bien ce que je dit. Dans mon rêve, je rêvais que Morenita se pomenait le long d'une rivière, accompagnée d'un gros chien roux. Une rivière pleine de courant, de rapides, de gros rochers. Les rives de cette rivière étaient aussi de gros rochers plats et lisses, sur lesquels elle courait, son chien à ses côtés, libres comme l'air. Elle portait une robe d'été blanche, qui flottait dans le vent, tout comme ses longs cheveux noirs. Les deux, elle et le chien, semblaient heureux.
Lorsque je me suis réveillée dans mon rêve, je me suis dit qu'il fallait je j'aille visiter Morenita, et que je lui demande où se trouvait cette rivière magnifique. Je me suis donc rendue chez elle. Je connaissais son adresse, allez savoir pourquoi... Mais je savais également que je ne l'avais jamais rencontrée et qu'elle allait être surprise de ma visite.
Je suis entrée, sans même frapper à la porte. J'étais nerveuse et j'avais le goût de pleurer. Je l'ai prise dans mes bras et nous nous sommes serré très fort, longtemps. Elle m'a tout de suite reconnue.
J'ai complètement omis de lui parler de la rivière. Je vivais le moment pésent, avec elle et ses magnifiques enfants. Car ils étaient là, tous les trois. Son grand Fredo, sa belle fille et son petit roux. Il y en avait même un quatrième, juste un peu plus jeune que Fredo... Je les ai tous regardé droit dans les yeux et nous nous sommes serré la main. Ils me regardaient, souriant de toutes leurs dents, avec des yeux si grands, si grands! Je sentais qu'ils avaient peur que je les juge, que je réagisse à leurs tics. Et moi, je me sentais figée, car j'avais peur qu'ils pensent que je les juge.
J'étais émue, j'étais gênée d'arriver ainsi, j'avais les larmes aux yeux devant leur beauté et leur force. Et Morenita souriait, elle aussi, et semblait contente que je sois là, à leur offrir plus qu'un simple commentaire sur un blogue...
Puis, je me suis vraiment réveillée...
C'était vraiment réel comme rêve. Et j'étais captivée, ce matin, par toutes ces images qui tournaient dans ma tête. Je n'avais pas le choix de les transcrire ici, de libérer ce rêve pour qu'il se rende le mieux possible à la personne à qui il était destiné.

3 commentaires:
Tu me fais pleurer. Je ne sais pas quoi dire. Depuis le début, mes premières lectures ici, j'ai toujours ressentie comme si je te connaissais.
Puis j'ai continué de passer en silence sans laisser de trace... mais je suis toujours revenue.
Quand la chaleur reviendra... qui sait, peut-être risquerons-nous une rencontre?
Bises xx
L'intention n'était surtout pas de te faire pleurer, miss Morenita! :)
Et la chaleur reviendra, je te le dis. Les grands froids ne peuvent pas durer toujours...
Tu tiens bon, ok?
C'est tellement touchant, ce que tu as écrit.
On sent tout l'amour que tu portes en toi, prêt à s'ouvrir pour un futur petit être que tu porteras bientôt,je l'espère.
Quelle bonne maman tu seras, sans barrière, sans préjugé.
Tout comme Morenita, cette femme exceptionnelle qui ose partager son Histoire, sans souci de plaire ou déplaire, seulement pour dire les vraies choses.
Je pense que le femme qui courait avec son chien n'était pas seulement Morenita...
XXX
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