mercredi 6 août 2008

Déjà vu...

Vendredi dernier, j'étais en route vers Charlevoix, où une escapade camping & randonnée était prévue avec mon amoureux. Je lui avais d'ailleurs laissé le choix du camping, confiante que ses goûts se rapprochaient suffisamment des miens pour ne pas nous faire dormir dans un stationnement de tentes roulottes sans arbre... Quand même pas trop contrôlante comme blonde, la fille, hein? Confiante en son homme, et tout!

Son choix : le camping du Gouffre. Un nom qui me parle. Ça sonne bien, ça sonne sauvage. Il me montre la carte, et c'est cool. Un petit camping, près d'une rivière. Notre emplacement semble bien correct. Bref, un bon choix, me semble-t-il.

Nous roulons donc vers notre destination soleil (dans notre tête, le soleil), tels deux tourtereaux en vacances, insouciants et heureux, quand nous voyons enfin la petite pancarte bleue "Camping du Gouffre" nous indiquant de tourner à gauche et de rouler 5 km.

On tourne à gauche.

Et là, l'impression de déjà vu qui commence à déferler en moi. Étrange sensation. Je regarde mon doux.

- « On est déjà venus ici, non ? »
- « Heuuu... non... Moi, c'est la première fois... »

Et là, je vois une maison familière à droite, et une courbe dans le chemin que j'ai déjà emprunté...

F**k! On se dirige tout droit vers LE camping de la dernière cène, ce fameux camping où Marc et moi avons eu la méga chicane qui a menée à notre rupture!!!

Mon amoureux me regarde avec de grands yeux.

- « C'est tu correct? Veux-tu qu'on aille ailleurs ? »
- « Non non, c'est correct! Je pense même que ça va me faire du bien de revoir ce camping, qui est d'ailleurs vraiment cool. Ça va être comme d'exorciser un mauvais souvenir, j'sais pas trop... »

Et comme de fait, ça a été vraiment extra.

Le vendredi soir, il pleuvait. Nous avons profité de ce cadeau de Mère Nature pour véger paisiblement dans Chevy Chase, un verre de vin rouge à la main et un hot dog dans l'autre. C'est ainsi que j'ai pu raconter à mon amoureux l'épisode rupture avec Marc. In situ, comme dirait l'autre.

Le samedi matin, une légère brume nous accompagnait alors que je revisitais la plage ou Sandy et Sylvain s'étaient mariés (leur mariage était la raison de notre présence sur ce camping, un an plus tôt), le terrain où nous étions campés, les chemins que j'avais arpentés en pleurant toutes les larmes de mon corps. Et tout ça me semblait tellement loin, tellement futile...

Comme j'en ai fait du chemin depuis ce temps là. Les épaules relevées, le regard fier et surtout, le coeur joyeux et léger. Balayés, les mauvais souvenirs. Ou devrais-je dire lavés?

Lavés, car malgré les caprices météorologiques, nous avons décidé samedi de partir faire notre randonnée dans le sentier des Florents, envers et contre toutes ces gouttes de pluies fines. 14,6 km en forêt, avec le pitou.


Une très belle marche, relativement difficile pour moi, peu habituée d'évoluer dans des sentiers aux dénivelés prononcés. Bah, c'était pas si difficile, mais j'étais fière de l'avoir fait!

Au retour de cette marche, nous étions pleins de joie à l'idée de nous écraser devant un bon feu. Déception. Les quelques effets que nous avions laissés sur le terrain en notre absence (dont du bois sec dans un bac) avaient disparus. Envolés... ou volés, le bois, la bâche, le bac à vaisselle et la chaîne du chien! C'est pas croyable, hein? Je n'ai jamais vu ça, se faire voler des choses sur un terrain de camping...

Nous nous sommes contentés du sac de bois à 6$ tout humide du camping. L'allumer a été aussi long que le brûler, mais enfin, on a quand même eu beaucoup de plaisir à y lancer nos écales de pistaches.

Une très belle escapade dans Charlevoix, donc, qui s'est terminée par un petit détour chez mes parents dimanche (ils avaient accepté qu'on vienne avec mon gros pitou, G'Kar), où nous avons joué aux cartes, mangés comme des goinfres et profité de cette magnifique pluie qui nous a accompagnés jusqu'à plus soif. ;-)

Et je me dois de faire une mention spéciale pour G'Kar, qui a été exemplaire tout le week-end, même chez mes parents!

J'étais tout de même bien contente de revoir la maison lundi, d'autant qu'il avait plu à Montréal et que mes fleurs étaient restées belles (j'ai la facheuse habitude de faire mourir mes fleurs de soif)! :) Mais je dois dire que les voyages avec Chevy Chase sont toujours trop courts... Vivement une petite virée d'une semaine!!! À la fin septembre début octobre, probablement!

7 commentaires:

Fel-X a dit…

Wow, il y a combien de chances pour que Stéphane prenne LE même camping !!! On dirait que t'avais besoin de revisiter ton année...

C'est ben poche se faire voler jusqu'à votre bac à vaisselle. Il y a vraiment du monde cave.

Anonyme a dit…

Drôle de hasard en effet...
Mais à ce que je lis, l'exorcisme s'est bien déroulé!

Ciao,
Antoine

Anonyme a dit…

Capotée, cette histoire ! Et si bien racontée !

Merci :-)

Joe a dit…

Oh la la ! Voir que ton destin arrange les choses pour qu'elles soient exorcisées comme tu dis. D'abord la maison, et ensuite ce camping où votre couple doit travailler, ou s'adapter, bref, recoit une autre épreuve. Mais très content de voir que le bon vouloir des 2 fait en sorte que vous passez très bien au travers et c'est vraiment tant mieux ! :)


et pour les trucs volés., j'Vais dire comme Félix, y'a du monde qui voulaient en simonac. Hey.. voler un bac à vaisselle !

(en plus y fitte pas avec mes armoires :( )

Chantale a dit…

Ben en fait, il n'y a pas tant de camping que ça dans le coin de Baie Saint-Paul, mais j'avais même oublié que toute cette histoire s'était déroulée dans ce coin là! C'est fou comme la mémoire est sélective! :)

Jonathan, veux-tu bien me rendre mes affaires, mon torrieux!!! ;)

Pandora a dit…

Hihi! Pas fort.

Encore une fois on avait accumulé les vides de bières durant quelques mois avant d'aller les vendre, repoussant toujours ce moment car c'est plate aller vendre ses vides. On empile les caisses de bières dans le coffre de l'auto et on se rend compte qu'on ne trouve plus les clés de la voiture. On retourne en dedans pour les chercher. Le temps de revenir quelqu'un avait volé les caisses vides en nous en laissant deux. Sérieux, c'est aussi looser de voler des caisses de bières vides... Tant qu'à ça ils auraient aussi ben fait de toutes les prendre, même que probablement que s'il nous les avait demandé on les aurait payés pour qu'ils partent avec...

Christine a dit…

Comme c'est curieux...

Pendant que tu exorcisais tes vieux démons, mon amoureux et moi faisions la même chose...

Coïcidence!

Et pour ce qui est des vols looser, comme dirait Pandora, nous c'était nos sacs d'épicerie à 1$ (vides) qu'on nous avait piqué dans notre panier. Maintenant, tous nos sacs sont identifiés!

Bisous
XXX