lundi 16 juillet 2007

La vie suit son court... mais il est dévié

Mon amie Julie est décédée depuis maintenant trois semaine. C'est fou. Elle nous manque tous terriblement.

Mission accomplie, ma grande! T'avais enfin trouvé le bon gars, le bon appart, les bons locaux. T'allais enfin être heureuse et arrêter de te poser les millions de questions qu'on se posait ensemble. T'allait enfin accepter d'Être... Et au lieu de ça, tu t'en vas, en nous laissant tous une sacré leçon de vie. Tu sais, t'avais pas besoin de partir pour que je comprenne. J'avais déjà fait ces réflexions durant mon week-end de camping. T'avais dont pas besoin de partir. Ou peut-être que oui. Peut-être que tu voulais bien nous rentrer ça dans la tête. Vivre! Tu peux pas savoir comme j'ai envie de vivre chaque seconde de ma vie en ce moment! Tu peux pas savoir comme je trouve la vie simple, tout d'un coup. Des millions de questions qui s'envolent vers le ciel, comme pour te dire un dernier au revoir. Des millions de questions que je n'ai plus jamais envie de me poser.

Aimer, être aimé, c'est si simple. Ça ne se calcule pas en mots, en phrases, en courriels et en téléphones. Aimer, simplement. Être soi, être vrai. Ne plus attendre.

Je suis en rémission. Lâcher prise, être libre. C'est tout. J'ai eu une telle colère en moi. Je réalise que c'est contre moi que j'étais en colère. Tant de peine, tant de larmes, tant de temps gaspillé... Non, pas gaspillé, c'était un passage obligé. Passage obligé, passage accéléré par le départ de Marc pour son voyage "Tome 2".

Marc... Il est revenu aussitôt qu'il a su, pour Julie. Mon cher amour, généreux et disponible. Mon tendre amour, présent, patient... Le cycle continue. Il est là pour nous, comme d'autres ont été là pour lui. Synchronicité, quand tu nous tiens... Perception de chaque "hasard" de la vie. Plus rien ne me surprend. J'ai les yeux grands ouverts, prêts à embrasser la vie. Les bras tendus vers l'avant, prêts à aggripper tout ce qui passe. Les oreilles bien propres, pour entendre chaque souffle de vent. Tous les sens en alerte, pour profiter de chaque moment de bonheur, de chaque orgasme, de chaque plaisir.

Mais tu me manques, ma grande, terriblement... Ton amitié à toute épreuve me manque. Je t'aime Julie, tu le sais, on se le disait à chaque fois toutes les deux. Et je vais continuer à te le dire. Envoie-moi des coccinelles, des bulles et des orages!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Chantale,

Tu sais à quel point c'est émouvant de lire tes mots? Chaleureux, authentiques et indéniablement positifs.
Vraiment, comme une bouffée d'air (ou un rot, si tu préfères) frais. Tu rayonnes, et ça éclaire nos zones d'ombres, nos vides, nos vies. Et autant une bouffée d'air puisses-tu être, tu es aussi immensément inspirante.

Que tu aies toujours une écurie de mille trilobites à ta disposition pour te mener à bon port ou sur les flancs des plus turquoises montagnes!

On se voit betôt,
Antoine

Chantale a dit…

Wow! Merci Antoine!!! Mais mille trilobites, tu n'y penses pas! C'est de l'entretien en kâline!!! Est-ce que tu me souhaite milles trilobites autosuffisants? Ou peut-être le sont-ils déjà, par défaut... mmmmmmm....

Et en ce qui concerne les rots, puisque tu souffres, comme chacun le sait, d'une déficience chronique en ce sens (que veux-tu, tous ne peuvent avoir une grande soeur pour leur montrer la vie), n'hésite jamais à venir prendre une bouffée d'air sur mon blogue pour compenser. ;-)

Mais plus sérieusement, c'est toi qui me touche en m'écrivant ton commentaire. J'ai l'impression de m'entourer de plus en plus de gens de coeur, et tu fais partie des personnes que je me plais à découvrir. Alors à très bientôt!!!